Né en 1606 à Leyde au sud des Pays-Bas, fils d'une famille aisée, Rembrandt Harmenszoon van Rijn fait des études classiques à l'école latine de sa ville. Vient ensuite l'université où il ne s'attardera pas longtemps pour entrer en apprentissage dans l'atelier de Jacob van Swanenburgh en 1621, puis six mois plus tard, dans celui de Pieter Lastman à Amsterdam.
L’artiste est précoce ; à vingt ans, il a déjà son atelier et des assistants chargés de peindre « à la manière de Rembrandt ». Trois œuvres présentées dans cette exposition -qui appartiennent au Musée Jacquemart-André où se tient celle-ci-, retracent les étapes décisives du parcours de l'artiste dont Le Repas des pèlerins d'Emmaüs en 1629 où l'on voit son travail sur l'ombre et la lumière. Nous ne sommes plus dans le narratif, dans le grandiloquent mais dans l'intériorité.
En 1631, il revient à Amsterdam où il s'installe définitivement. Deux années plus tard, il épouse Saskia, la cousine d'un riche négociant d'art qui aidera beaucoup Rembrandt à développer son activité. La jeune femme rapidement devient son modèle préféré : Saskia en Flore en 1634.
Autre œuvre, témoin de son succès, en 1632 : Le Portrait de la princesse Amalia van Solms, épouse du gouverneur de Hollande Frederic de Nassau, une représentation bien peu idéalisée… Pour la première fois en Hollande apparaît le profil à l'antique ; Rembrandt est alors dans ses années de gloire. Il entre vraiment dans la peinture et dans la haute société. Tous les notables veulent leur portrait ; il en réalise alors un par mois, mais sans complaisance.
Le portrait corporatif comme La Leçon d'anatomie la même année, met en scène une vision plus théâtrale, plus narrative et plus déclamatoire de la peinture. Par contre, les autoportraits de l'artiste, loin d'être complaisants, reflètent son souci de simplicité et d'introspection comme « l'Autoportrait à la tête nue » ; ce qui compte maintenant, c'est de saisir l'instant, c'est de montrer les degrés de conscience et de spiritualité que tout homme porte en lui. L'artiste veut donner un sens à l'utilisation du clair-obscur et se tourne de plus en plus vers la sobriété. Exit le maniérisme des premières productions.
L’artiste est précoce ; à vingt ans, il a déjà son atelier et des assistants chargés de peindre « à la manière de Rembrandt ». Trois œuvres présentées dans cette exposition -qui appartiennent au Musée Jacquemart-André où se tient celle-ci-, retracent les étapes décisives du parcours de l'artiste dont Le Repas des pèlerins d'Emmaüs en 1629 où l'on voit son travail sur l'ombre et la lumière. Nous ne sommes plus dans le narratif, dans le grandiloquent mais dans l'intériorité.
En 1631, il revient à Amsterdam où il s'installe définitivement. Deux années plus tard, il épouse Saskia, la cousine d'un riche négociant d'art qui aidera beaucoup Rembrandt à développer son activité. La jeune femme rapidement devient son modèle préféré : Saskia en Flore en 1634.
Autre œuvre, témoin de son succès, en 1632 : Le Portrait de la princesse Amalia van Solms, épouse du gouverneur de Hollande Frederic de Nassau, une représentation bien peu idéalisée… Pour la première fois en Hollande apparaît le profil à l'antique ; Rembrandt est alors dans ses années de gloire. Il entre vraiment dans la peinture et dans la haute société. Tous les notables veulent leur portrait ; il en réalise alors un par mois, mais sans complaisance.
Le portrait corporatif comme La Leçon d'anatomie la même année, met en scène une vision plus théâtrale, plus narrative et plus déclamatoire de la peinture. Par contre, les autoportraits de l'artiste, loin d'être complaisants, reflètent son souci de simplicité et d'introspection comme « l'Autoportrait à la tête nue » ; ce qui compte maintenant, c'est de saisir l'instant, c'est de montrer les degrés de conscience et de spiritualité que tout homme porte en lui. L'artiste veut donner un sens à l'utilisation du clair-obscur et se tourne de plus en plus vers la sobriété. Exit le maniérisme des premières productions.







