« La mobilité des seniors est un enjeu à la fois social, sociétal et sanitaire. Notre réseau est déjà très actif auprès de ce public, que ce soit directement dans les écoles mais plus souvent, par l’intermédiaire de partenariats avec des assurances » souligne en préambule Patrick Mirouse, le président des ECF.
A l’occasion de la Semaine Bleue, certaines écoles du réseau proposeront des ateliers gratuits couvrant de nombreuses problématiques : remise à niveau théorique (code de la route), temps de réaction, motricité, solutions de transport alternatives, véhicules à boîte automatique et aides à la conduite, piétons, cyclistes, etc.
On le sait, pour les seniors et notamment les personnes plus âgées, « la mobilité automobile a nécessairement une fin. Il convient donc de soutenir et de préparer cette fin de mobilité avec méthode, avec le moins d'effets négatifs possibles et sans qu'elle apparaisse systématiquement comme une sanction et une condamnation définitive à l'isolement souligne l’ECF dans son communiqué.
Pour autant, le groupe d’écoles tient à maintenir sa position contre la visite médicale obligatoire ; ce dernier étant « un vieux serpent de mer, qui (re)surgit de manière très régulière, en France et en Europe. Pour le Groupe ECF, ce projet reste une « fausse bonne idée » !
Pourquoi ? Tout d’avoir, on constate un manque de moyens flagrant et pénalisant. A Paris par exemple, on comptabilise seulement 28 médecins agréés capables de réaliser ces visites médicales. Or, en moyenne, 3 millions de conducteurs par an devraient passer une visite médicale tous les 15 ans…
Dans ce contexte, le manque de médecins agréés rendrait immédiatement cette mesure intenable. Et de nombreux conducteurs, par ailleurs totalement aptes à la conduite, seraient dans l’illégalité.
D’autre part, pour le Groupe ECF, « aucune amélioration significative de la sécurité routière » n’a été constatée dans les pays où un contrôle médical a été instauré ».
Selon l’ONISR, si un conducteur de 75 ans et plus est impliqué dans un accident mortel, il en est responsable dans 81% des cas. Néanmoins, ce public est à l’origine de seulement 9% des accidents mortels.
À titre de triste comparaison, les 18-24 ans impliqués dans un accident mortel en sont responsables à 80%, eux aussi… En revanche, ils causent 19% de ces accidents.
Ce même observatoire a constaté que les accidents mortels, toutes catégories confondues (de 2020 à 2022), étaient dus à un malaise dans plus d’un quart (27%) des cas pour les 75 ans et plus (et même 31% pour les 65-74 ans).
Or, un malaise est généralement impossible à anticiper. En revanche, l’inaptitude à la conduite doit être détectée, les médecins généralistes qui connaissent bien leurs patients sont les mieux placés pour faire remonter les pathologies incompatibles à la conduite.
Il en va de même pour les médecins spécialisés (ophtalmologues par exemple).
A l’occasion de la Semaine Bleue, certaines écoles du réseau proposeront des ateliers gratuits couvrant de nombreuses problématiques : remise à niveau théorique (code de la route), temps de réaction, motricité, solutions de transport alternatives, véhicules à boîte automatique et aides à la conduite, piétons, cyclistes, etc.
On le sait, pour les seniors et notamment les personnes plus âgées, « la mobilité automobile a nécessairement une fin. Il convient donc de soutenir et de préparer cette fin de mobilité avec méthode, avec le moins d'effets négatifs possibles et sans qu'elle apparaisse systématiquement comme une sanction et une condamnation définitive à l'isolement souligne l’ECF dans son communiqué.
Pour autant, le groupe d’écoles tient à maintenir sa position contre la visite médicale obligatoire ; ce dernier étant « un vieux serpent de mer, qui (re)surgit de manière très régulière, en France et en Europe. Pour le Groupe ECF, ce projet reste une « fausse bonne idée » !
Pourquoi ? Tout d’avoir, on constate un manque de moyens flagrant et pénalisant. A Paris par exemple, on comptabilise seulement 28 médecins agréés capables de réaliser ces visites médicales. Or, en moyenne, 3 millions de conducteurs par an devraient passer une visite médicale tous les 15 ans…
Dans ce contexte, le manque de médecins agréés rendrait immédiatement cette mesure intenable. Et de nombreux conducteurs, par ailleurs totalement aptes à la conduite, seraient dans l’illégalité.
D’autre part, pour le Groupe ECF, « aucune amélioration significative de la sécurité routière » n’a été constatée dans les pays où un contrôle médical a été instauré ».
Selon l’ONISR, si un conducteur de 75 ans et plus est impliqué dans un accident mortel, il en est responsable dans 81% des cas. Néanmoins, ce public est à l’origine de seulement 9% des accidents mortels.
À titre de triste comparaison, les 18-24 ans impliqués dans un accident mortel en sont responsables à 80%, eux aussi… En revanche, ils causent 19% de ces accidents.
Ce même observatoire a constaté que les accidents mortels, toutes catégories confondues (de 2020 à 2022), étaient dus à un malaise dans plus d’un quart (27%) des cas pour les 75 ans et plus (et même 31% pour les 65-74 ans).
Or, un malaise est généralement impossible à anticiper. En revanche, l’inaptitude à la conduite doit être détectée, les médecins généralistes qui connaissent bien leurs patients sont les mieux placés pour faire remonter les pathologies incompatibles à la conduite.
Il en va de même pour les médecins spécialisés (ophtalmologues par exemple).





