Automobile

Voitures électriques : avec Denza, le haut de gamme chinois s'invite en France

Le grand escalier de l’Opéra de Paris, garni de roses et de pivoines blanches et les danseuses du ballet esquissant quelques pas sur Les quatre saisons de Vivaldi, le décor est planté. Stella Li, la vice-présidente de BYD, telle une impératrice s’avance en haut de cet escalier monumental pour présenter cette nouvelle marque chinoise.


Denza Z9 GT © BYD Europe B.V.
Denza Z9 GT © BYD Europe B.V.
L’épouse du fondateur du groupe BYD, Stella Li, voulait provoquer un effet wow, le moins que l’on puisse dire est qu’elle y est arrivée. Lorsqu’elle affirme que : « nous voulons être à l’automobile ce que l’iPhone est aux Smartphones », on comprend que la concurrence doit se préparer à de rudes batailles.
 
Elle affiche également ses objectifs en soulignant que le groupe BYD a mis 13 ans pour atteindre un million de véhicules, 18 mois pour passer de 1 à 3 millions et qu’aujourd’hui, BYD représente un million de voitures produites tous les deux mois.
 
Fondé en 1995 par Wang Chuanfu, BYD est le seul constructeur au monde à produire ses batteries, ses moteurs électriques ainsi que ses plateformes électroniques.
 
Avec son label Denza, le groupe de Shenzen vient se positionner dans un segment haut de gamme où l’on trouve déjà Mercedes, mais surtout, de nouveaux arrivant sur ce marché comme Polestar, Cadillac, Genesis ou Zeekr (Groupe Geely tout comme Polestar) sans oublier Tesla qui commence à manger son pain noir. 
 
Il faut se souvenir que la naissance de Denza remonte à 2010 en collaboration avec les Allemands de Daimler avant d’être absorbée par BYD. On peut être étonné, cependant, de voir les constructeurs chinois s’obstiner à proposer aux clients français des modèles frisant ou dépassant les 5 mètres, aux équipements de grand luxe et aux tarifs vitaminés et peu adaptés au marché français.
 
Elégante, la Denza Z9 GT est née sous la direction de Wolfgand Egger qui est le patron du style chez BYD depuis 2017 après être passé dans le groupe VW pour s’occuper notamment de Audi, Seat et Lamborghini.
 
Avec son long capot plongeant, son empattement de 3,12m et son arrière très présent, cette berline/coupé n’est pas sans rappeler la Porsche Panamera ainsi que la chinoise Polestar 5. Quant à sa longueur de 5,19m, elle sera difficile à caser dans les places de parking normalisées. Le voiturier sera indispensable.
 
A partir de 101 000€ pour le modèle hybride et 150 000€ pour le modèle 100% électrique.
 
Bien sûr, à ce tarif, l’habitacle offre le meilleur des conforts. Cela commence avec une ouverture automatique des portes qui permet d’accéder à un habitacle largement dimensionné où l’on est accueilli par des sièges particulièrement confortables.
 
La sellerie est flatteuse et offre un choix de réglages qui semble infini. La planche de bord disparaît sous les écrans XXL et il conviendra d’en appréhender l’usage. N’ayant pas eu le loisir de conduire cette Z9 GT nous ne pouvons que donner des chiffres bruts comme la puissance cumulée du moteur thermique 4 cylindres de 2L et des 3 moteurs électriques de 870ch.
 
La vitesse annoncée est de 230km/h, le poids de 2 740 kg semble impressionnant quant à l’autonomie de 201 km, elle n’est pas encourageante.
 
Après les Japonais Lexus présents sur le marché depuis de nombreuses années et Infiniti qui a renoncé, le luxe venu d’ailleurs a toujours eu du mal à s’implanter en Europe. L’image des marques historiques sera le premier obstacle que les Chinoises devront vaincre.

 
Joël Chassaing-Cuvillier

| Publié le 20/04/2026 à 07:00

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