Sommaire
Article publié le 25/09/2018 à 01:00 | Lu 1722 fois

Volvo V60 D4 190 ch : dans la grande tradition des breaks Volvo

Présenté lors du dernier salon de l’auto de Genève, le break V60 poursuit la grande tradition des breaks Volvo inaugurée avec les séries 240 et 740. Avec leur design taillé à la serpe, ils offraient un volume de chargement inégalé jusqu’à présent. Dans l’immédiat, il n’est proposé sur le marché français qu’avec deux motorisations Diesel : 150 et 190 ch.


Avec cette nouvelle génération de la V60, Volvo s’installe indéniablement dans le créneau des modèles premium. Audi, BMW, Mercedes Benz sont désormais la cible du constructeur suédois. La V60 profite également de l’accueil réservé au SUV XC6O qui rencontre un véritable succès et dont il partage la même plateforme SPA.
 
Par rapport au modèle précédent, cette V60 gagne 13 cm en longueur, reste identique en largeur mais perd 6 cm en hauteur ce qui est ennuyeux pour un break familial dont la vocation est d’offrir le maximum de volume. En revanche, l’accroissement de la longueur et de l’empattement offre à la fois un meilleur confort aux passagers arrière ainsi qu’un coffre plus long qui passe de 430 à 529 litres en dépit d’une hauteur diminuée.

​Un habitacle confortable et moderne

Pour cette dernière mouture de la V60, Volvo a décliné le style qui avait été inauguré en 2015 pour la présentation du XC90, et poursuivi avec les XC60 et XC40. La planche de bord rassemble sous les yeux du conducteur toutes les informations liées à la conduite avec un répétitif du système de navigation au centre des compteurs qui est complété par une vision tête haute de la vitesse.
 
En plein centre du tableau, est intégrée une large tablette verticale très lisible mais qui demande une certaine adaptation pour son maniement pas très convivial. En revanche, il convient de souligner la parfaite intégration dans la planche de bord. On est loin des écrans qui sont posés d’une façon incongrue.

Quant au dessin de la planche de bord effilée vers le bord, des surpiqûres apportent une touche d’élégance supplémentaire. Il faut également souligner la qualité des matériaux et des assemblages parfaitement réalisés. Bien dessinés, les sièges avant offrent un bon maintien et selon le niveau de finition on apprécie le système de ventilation très agréable par forte chaleur.
 
Aux places arrière, les plus grands seront à l’aise tant au niveau des genoux qu’au niveau de la garde au toit. Dommage que la place centrale n’offre pas le même confort que les deux autres. Quant au coffre, il offre un volume supérieur à ceux des Audi A4, BMW série 3 et Mercedes Benz Class C. On apprécie également les différentes astuces qui permettent d’isoler et de bloquer les bagages. A signaler aussi la présence d’une roue de secours. Un élément indispensable dans une automobile moderne.

​Un comportement routier axé vers le confort.

Lors de cet essai, nous avons pu conduire les motorisations disponibles : la D3 de 150ch et la D4 de 190ch. Toutes les deux équipées de transmission automatique à huit rapports. Très vite, il apparaît que le petit moteur s’avère insuffisant pour les 1.750 kilos de la V60.
 
Le choix devra donc se porter sur la version supérieure du moteur Diesel dont les 400 Nm de couple offriront un meilleur confort de conduite sans pour cela pouvoir adopter une conduite sportive.
 
Il s’agit avant tout d’un modèle à vocation familiale et qui doit être accepté comme tel. A cet égard, notre modèle d’essai était équipé de pneumatiques de série 40 en 19 pouces. Un choix qui, s’il est plus esthétique pour les stylistes, n’est pas le plus judicieux. En effet dès que la chaussée n’est pas parfaite, le confort se dégrade vite et l’on ressent dans les reins les moindres imperfections de la route.

Bien sûr ce que l’on gagne en confort avec des roues de 17 pouces se perd en dynamisme mais si l’on adopte une conduite coulée, le comportement du châssis SPA dévoilera le meilleur de sa technologie en offrant alors une tenue de route parfaite sans qu’il soit nécessaire de brutaliser le train avant. On trouve bien sûr, Volvo oblige, toute la batterie d’aides à la conduite disponibles de nos jours et si certaines sont particulièrement agaçantes comme l’avertissement de franchissement de ligne, il est toujours possible de les désactiver.
 
Quant au freinage, il reste efficace et endurant même après un parcours montagneux où il a été particulièrement sollicité. La direction offre de bonnes sensations et cela dans chacun des quatre différents modèles de conduite proposés.

Idéale pour tous ceux qui sont lassés des SUV que l’on rencontre à tous les coins de rue et qui cherchent un peu d’originalité. En s’adressant au grand spécialiste des breaks, les amateurs de véhicules différents seront comblés. On trouve encore une petite touche scandinave qui fait la différence avec les modèles allemands, qui peut aussi séduire une certaine clientèle.
 
En revanche le nombre des options peut renchérir considérablement le coût de la voiture. Ainsi notre D4 d’essai équipée d’une liste exhaustive d’options voyait sa facture passer de 57.760 euros jusqu’à 66.950 euros.
 
A noter qu’une version T4 essence de 190 ch sera disponible dès le printemps prochain. Les amateurs de transmission intégrale devront également patienter et attendre l’arrivée des versions hybrides. Des modèles qui rencontreront certainement du succès. Avec sa nouvelle gamme, Volvo est définitivement une marque premium.
 
Joël Chassaing-Cuvillier

​La Volvo V60 en quelques chiffres :

Moteur Diesel  4 cylindres en ligne – 1 969 cm3 (nm x nm mm) – 190 ch à 4 250 tr/min – 400  Nm à 1 750/ 2 500 tr/min
 
Boîte automatique GEARTRONIC à 8 rapports
 
Dimensions : 476,1 x 185 x 142,7 cm, empattement : 287,2 cm
 
Poids : 1740 kg
 
Pneumatiques 235/40 R19
 
Vitesse : 220 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 7,9 s
 
Émissions de CO2 : 119 gr/km
 
Prix : dès 36.500 euros, modèle essayé  Inscription Luxe : 66 950 euros.







Dans la même rubrique :
< >