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Article publié le 27/10/2017 à 01:00 | Lu 1870 fois

Seat Arona : un SUV urbain

Après l’Ateca, la Leon et l’Ibiza, Seat présente l’Arona. Il s’agit du second SUV de la marque espagnole qui fait preuve d’un dynamisme exemplaire. En l’espace d’une année, elle vient en effet de présenter quatre nouveautés importantes. Et cela, en attendant la sortie du nouveau grand SUV, l’Avila.


Après le modèle compact Ateca (4,36m), l’espagnol Seat inscrit dans son catalogue un SUV urbain avec l’Arena (4,14m). Et cela, en attendant le grand modèle qui sera lui, un sept places. Lorsque l’on détaille l’Arona, on retrouve sans hésiter le cousinage avec l’Ibiza. L’Arona utilise d’ailleurs comme base la plateforme MBQ A0 qui a été inaugurée avec l’Ibiza.
 
L’Arona est donc une voiture moderne qui profite bien avant le VW T-Cross et le petit SUV Skoda des dernières nouveautés technologiques du groupe Volkswagen. Dans sa présentation, l’Arona reprend le design incisif de l’Ibiza avec des proportions différentes dues aux dimensions adaptées au « tout chemin » de l’Arona.
 
En effet, avec une garde au sol augmentée de 19cm, des barres de toit et quelques protections, l’Arona adopte un costume de baroudeur qui lui sied parfaitement. L’option bicolore ajoute encore à sa séduction. En revanche, on peut regretter le manque de fantaisie de l’habitacle. Des plastiques noirs dont l’aspect n’est pas flatteur, voilà le principal défaut de la planche de bord. 

Seule la finition « Excellence » offre en option un bandeau assorti au revêtement des sièges en daim synthétique. Une finition haut de gamme qui intègre un écran tactile multifonction d’une taille de 8 pouces. Au volant, l’instrumentation et les différentes commandes offrent une bonne ergonomie et l’on apprécie le volant réglable en hauteur et profondeur.
 
Un comportement routier efficace et confortable
Essayé tout au long d’un parcours routier où les routes de montagne au revêtement aléatoire alternaient avec des portions d’autoroute, l’Arona s’est montré tout à fait efficace. En adoptant un mode de conduite soutenu, on ne relève pas de roulis et cela, tout en restant parfaitement confortable.
 
La position relativement haute est compensée par des sièges aux réglages multiples qui permettent de descendre la position de conduite pour ceux qui le préfèrent. En revanche, pour avoir conduit trois motorisations différentes, il conviendra de choisir le trois cylindres essence de 115 ch. Les 95 ch, qu’ils soient Diesel ou essence s’avérant vite insuffisants. Notamment sur autoroute où la moindre montée implique de jouer de la boîte de vitesse.

C’est dans son association avec la boîte DSG (en option) que le trois cylindres turbo de 115 ch s’exprime le mieux. Le Diesel 95 ch quant à lui s’avère bruyant et paresseux. Dans l’immédiat, l’Arona n’est proposé que dans une version à deux roues motrices et si la plateforme peut être adaptée à une transmission intégrale, il s’agit là d’une décision marketing. 

Il suffit que les Suisses, les Autrichiens ou les clients d’autres régions enneigées l’hiver s’y intéressent pour que cette évolution voit le jour. Malheureusement, il s’agit souvent de marchés au pouvoir d’achat élevé et qui s’orientent souvent vers des marques premium.
 
A cet égard, nul besoin de lorgner du côté d’Audi ou VW, la qualité proposée par Seat est royale au regard des tarifs appliqués par la marque espagnole. Si les matériaux utilisés sont certes un cran en dessous, l’Arona possède le meilleur de la technologie du groupe et au meilleur prix.
 
Et, hormis les clients attachés à l’image d’une marque, il n’est pas besoin de réfléchir longtemps pour opter le SUV urbain Arona.
 
Joël Chassaing-Cuvillier