Mercredi 14 octobre, l'Agirc-Arrco fixera la revalorisation de votre retraite complémentaire
Il y a un an, la même réunion s'était terminée sans rien. Les représentants des salariés et des employeurs s'étaient séparés sans accord, et des millions de retraités du privé avaient découvert en novembre une pension complémentaire identique à celle d'octobre. Ce mercredi, la même réunion se tiendra, avec une fourchette plus serrée et des retraités qui, cette fois, attendront le résultat sur le trottoir.
Selon Les Échos, la hausse ne pourra pas dépasser 1,9 %, parce que les règles du régime l'empêchent d'aller plus vite que les salaires. Elle pourra aussi être ramenée à 1,2 % si les gestionnaires veulent ménager les finances de la caisse. Entre ces deux bornes, la décision concernera 14 millions de retraités. Le point, qui vaut 1,4386 € jusqu'au 31 octobre, prendra sa nouvelle valeur au 1er novembre si accord il y a, et la hausse arrivera avec le virement du lundi 2 novembre, puisque le 1er tombe un dimanche.
Selon Les Échos, la hausse ne pourra pas dépasser 1,9 %, parce que les règles du régime l'empêchent d'aller plus vite que les salaires. Elle pourra aussi être ramenée à 1,2 % si les gestionnaires veulent ménager les finances de la caisse. Entre ces deux bornes, la décision concernera 14 millions de retraités. Le point, qui vaut 1,4386 € jusqu'au 31 octobre, prendra sa nouvelle valeur au 1er novembre si accord il y a, et la hausse arrivera avec le virement du lundi 2 novembre, puisque le 1er tombe un dimanche.
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Une hausse ou rien : le précédent de 2025
Le Parisien résume l'enjeu en trois mots : une hausse, ou rien. Le quotidien parle d'une négociation à haut risque, et le souvenir de l'automne dernier lui donne raison. Les lectures divergent même d'un journal à l'autre, puisque La Dépêche assure au contraire que votre pension ne sera pas gelée cette année. Il y a deux semaines, Syndicalisme Hebdo relevait que la partie patronale n'avait pas clairement indiqué ses intentions et semblait défendre une position plutôt dure.
Le précédent mérite qu'on s'y arrête. Lors de leur réunion du 17 octobre 2025, les membres du conseil d'administration ne sont pas parvenus à s'entendre. Faute d'accord, comme le rappelle la fiche de Service Public consacrée à la revalorisation Agirc-Arrco, les retraites complémentaires du privé n'ont pas été revalorisées au 1er novembre 2025. La marge de manœuvre se situait alors entre 0,2 % et 1 %, et elle n'a pas suffi à rapprocher les deux camps.
Ce fonctionnement explique la tension de cette semaine. Le régime est géré à parité : les syndicats et les organisations patronales doivent s'accorder sur le taux. L'an dernier, sans accord, le point est resté à sa valeur précédente, puis la CGT et la CFE-CGC ont porté ce gel devant le juge. Pour nous, retraités, un deuxième échec signifierait une retraite complémentaire figée au niveau de novembre 2024, pendant deux années pleines.
Le précédent mérite qu'on s'y arrête. Lors de leur réunion du 17 octobre 2025, les membres du conseil d'administration ne sont pas parvenus à s'entendre. Faute d'accord, comme le rappelle la fiche de Service Public consacrée à la revalorisation Agirc-Arrco, les retraites complémentaires du privé n'ont pas été revalorisées au 1er novembre 2025. La marge de manœuvre se situait alors entre 0,2 % et 1 %, et elle n'a pas suffi à rapprocher les deux camps.
Ce fonctionnement explique la tension de cette semaine. Le régime est géré à parité : les syndicats et les organisations patronales doivent s'accorder sur le taux. L'an dernier, sans accord, le point est resté à sa valeur précédente, puis la CGT et la CFE-CGC ont porté ce gel devant le juge. Pour nous, retraités, un deuxième échec signifierait une retraite complémentaire figée au niveau de novembre 2024, pendant deux années pleines.
Pourquoi les retraités manifesteront devant le Medef
Dans la rue, la mobilisation n'a pas attendu le vote. À Douai, le collectif retraités de la CGT se rassemblera à 10 heures devant le siège du Medef de Marcq-en-Barœul, rapporte L'Observateur, pour réclamer une hausse immédiate de 5 %. Au Puy-en-Velay, la CGT et la FSU donnent rendez-vous à 11 heures devant le Medef. Des appels similaires circulent à Agen, au Mans, en Picardie, en Haute-Savoie et dans plusieurs villes de Normandie.
Pourquoi le Medef ? Parce que la CGT de Douai dénonce un blocage patronal lors des précédentes négociations, et qu'elle vise donc ceux qui devront signer. Dans leur communiqué, la CGT et la FSU évaluent les réserves de l'Agirc-Arrco à 116,6 milliards d'euros, soit environ quatorze mois de prestations. La presse retient de son côté 91 milliards d'euros fin 2025, environ un an de prestations. Les deux syndicats jugent que ces réserves permettent de revaloriser sans mettre la caisse en danger. Ils s'inquiètent aussi d'une possible baisse des cotisations versées par les entreprises.
Ces revendications vont plus loin que ce que le conseil pourra accorder. L'UNSA Retraités réclame une revalorisation de 2,1 %, au niveau de l'inflation estimée pour 2026, et la CGT une hausse immédiate de 5 %, dont une part au titre du rattrapage des pertes subies depuis 2020. Au-delà de 1,9 %, en revanche, les gestionnaires n'ont plus la main, puisque l'accord qu'ils ont eux-mêmes signé interdit à la hausse de dépasser celle des salaires. La bataille de mercredi se jouera donc entre 1,2 % et 1,9 %, ou sur un nouveau refus.
Pourquoi le Medef ? Parce que la CGT de Douai dénonce un blocage patronal lors des précédentes négociations, et qu'elle vise donc ceux qui devront signer. Dans leur communiqué, la CGT et la FSU évaluent les réserves de l'Agirc-Arrco à 116,6 milliards d'euros, soit environ quatorze mois de prestations. La presse retient de son côté 91 milliards d'euros fin 2025, environ un an de prestations. Les deux syndicats jugent que ces réserves permettent de revaloriser sans mettre la caisse en danger. Ils s'inquiètent aussi d'une possible baisse des cotisations versées par les entreprises.
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Ce que 1,2 % ou 1,9 % changera sur votre pension
Concrètement, que pèsent 1,2 % ou 1,9 % sur votre relevé ? Prenons une retraite complémentaire de 600 € bruts par mois. À 1,2 %, elle gagnerait 7,20 € par mois ; à 1,9 %, 11,40 €, soit 86,40 € ou 136,80 € sur un an, le calcul est le nôtre. Pour 1 000 € bruts, l'écart va de 12 € à 19 € par mois. Je ne vous cache pas que ces sommes paraissent modestes, mais après deux ans sans hausse, chaque dixième de point se retrouve dans le budget des courses.
Votre virement du 2 novembre dira ce qui a été décidé
Pour connaître le résultat, vous n'aurez aucune démarche à faire. Le conseil d'administration rendra sa décision à l'issue de la réunion, et la presse la relaiera dans la foulée. Le vrai contrôle se fera début novembre : comparez le montant brut versé le 2 novembre à celui d'octobre, puis divisez l'écart par le brut d'octobre. Si vous trouvez 1,9 %, le conseil aura accordé le maximum ; si rien n'a changé, il n'y aura pas eu d'accord.
Et après mercredi ? La CGT appelle déjà à une manifestation unitaire nationale à Paris le 19 novembre. Les règles de l'accord signé en octobre 2023 couvrent les années 2024 à 2026, et ce que syndicats et patronat négocieront pour la suite dira si une année blanche peut se reproduire. Pour nous qui touchons une retraite complémentaire, le vote de ce mercredi 14 octobre fixera donc bien plus qu'un taux : il donnera le ton des années qui viennent.
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