Sommaire
Article publié le 23/11/2017 à 10:38 | Lu 1459 fois

Une société qui se veut juste et solidaire doit prendre soin de ses ainés

La Fédération Hospitalière de France (FHF) vient de dévoiler une grande campagne de communication dont la baseline est : « Une société qui se veut juste et solidaire doit prendre soin de ses ainés. Partagez-vous ces valeurs ? ». Des visuels qui souhaitent interpeller nos compatriotes sur les conséquences « très néfastes pour les maisons de retraite publiques de la réforme en cours du financement de ces structures ».


« Le précédent gouvernement avait déjà engagé une réforme du financement des établissements accueillant des personnes âgées dépendantes (EHPAD), dont la mise en oeuvre s’était traduit par une baisse de plus de 200 millions d’euros des budgets des établissements publics » indique la FHF dans son communiqué.
 
Dans ce contexte, elle vient de lancer ce jour, une campagne de mobilisation qui a pour objectif de sensibiliser les Français à cette thématique tout en leur proposant de signer une pétition pour redonner des moyens financiers aux maisons de retraite publiques.
 
Pour obtenir le retrait de cette réforme, l’institution a imaginé une campagne sobre, digne et forte, élaborée autour de quatre portraits de résidents : Marie-Louise, Simone, Félix et Jean, âgés de 90 à 97 ans. Leur visage doit nous inviter à (ré)agir en signant la pétition sur change.org
 
Diffusée à la fois sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook, LinkedIn (#MarieLouise) et dans la presse d’information nationale – 20 Minutes, Le Monde, Le Parisien et Le Journal du dimanche – la campagne vise à faire réagir face à une situation de plus en plus intenable pour les résidents, leurs proches mais aussi pour les personnels.
 
Il convient de rappeler que la FHF alerte depuis des mois les pouvoirs publics sur les conséquences mortifères de cette réforme, qui pénalise directement les établissements publics qui accueillent 300.000 personnes âgées parmi les plus dépendantes et les plus modestes.
 
Rappelons que chaque famille ou presque est concernée par ce qui relève d’un choix de société. Or, une société qui se veut juste et solidaire doit prendre soin de ses aînés. En laissant se poursuivre une réforme qui réduit les budgets des maisons de retraite publiques, complique encore plus le travail de leurs équipes, c’est l’accueil des plus fragiles qui est remis en cause.
 
Clairement, ce secteur a besoin d’un signal politique fort pour que les plus fragiles ou les plus modestes ne soient plus pénalisés. Tout comme « les maisons de retraite publiques prennent soin de nous, [à notre tour] prenons soin d’elles » conclut de belle manière Frédéric Valletoux, président de la FHF.