Un exercice de black-out électrique, sans coupure chez vous
Rassurez-vous d'abord : personne ne viendra couper le courant chez vous. Réuni le 8 juillet, le Comité interministériel pour la résilience nationale (CIRN) a acté l'organisation d'un exercice majeur baptisé « black-out électrique généralisé ». Dans son dossier de presse, le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) annonce que l'État planifie dès 2027 un exercice d'ampleur inédite face à une panne majeure dans l'Hexagone.
L'annonce était passée inaperçue en plein été, et elle revient depuis la fin septembre dans de nombreux titres. D'après Le Journal du Geek, il s'agira d'une simulation sur table au second semestre 2027, avec plusieurs ministères, les préfectures, RTE et Enedis. Une source sécuritaire citée par l'AFP fin septembre évoque toutefois une simulation dès novembre, quand le média spécialisé Contexte parle plutôt du début de sa préparation active. Le SGDSN justifie cette préparation par les attaques informatiques visant des infrastructures électriques en Pologne et par le black-out qui a plongé l'Espagne dans le noir au printemps 2025, deux épisodes qui démontrent selon lui « le risque de paralysie de la société ».
L'annonce était passée inaperçue en plein été, et elle revient depuis la fin septembre dans de nombreux titres. D'après Le Journal du Geek, il s'agira d'une simulation sur table au second semestre 2027, avec plusieurs ministères, les préfectures, RTE et Enedis. Une source sécuritaire citée par l'AFP fin septembre évoque toutefois une simulation dès novembre, quand le média spécialisé Contexte parle plutôt du début de sa préparation active. Le SGDSN justifie cette préparation par les attaques informatiques visant des infrastructures électriques en Pologne et par le black-out qui a plongé l'Espagne dans le noir au printemps 2025, deux épisodes qui démontrent selon lui « le risque de paralysie de la société ».
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Ce que l'État attend de votre foyer
L'exercice teste la réponse de l'État, pas celle de votre foyer. Mais le même dossier rappelle la parution, le 20 novembre 2025, du guide « Tous responsables », qui fixe la règle côté particuliers. Lors d'une crise majeure, écrit le SGDSN, les 72 premières heures sont souvent les plus éprouvantes, et chaque foyer qui tient seul ce temps-là permet aux secours de se concentrer sur les personnes en grande difficulté.
Tenir trois jours sans électricité, cela suppose de pouvoir s'éclairer, se nourrir, se soigner et prévenir un proche ou les secours. Le guide en tire une liste précise, et plusieurs de ses lignes méritent un second regard quand on vit seul ou qu'on suit un traitement au long cours.
Tenir trois jours sans électricité, cela suppose de pouvoir s'éclairer, se nourrir, se soigner et prévenir un proche ou les secours. Le guide en tire une liste précise, et plusieurs de ses lignes méritent un second regard quand on vit seul ou qu'on suit un traitement au long cours.
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Radio, ordonnances, espèces : le kit de 72 heures
La liste du kit pour 72 heures prévoit une radio à piles avec des piles de rechange, afin de suivre les consignes des autorités. Elle prévoit aussi une lampe de poche, un chargeur de téléphone et une batterie externe, ainsi que 6 litres d'eau par personne en bouteilles et de la nourriture qui se mange sans cuisson.
Surtout, plusieurs lignes de cette liste semblent écrites pour nous. Le guide demande les médicaments du quotidien, traitement habituel compris, la photocopie des ordonnances dans une pochette étanche, une paire de lunettes de vue de secours et un double des clés. Il conseille encore de l'argent liquide, parce que les distributeurs de billets peuvent cesser de fonctionner.
Le guide insiste enfin sur un point qu'on oublie volontiers : identifier les proches qui pourraient avoir besoin d'aide, repérer les personnes isolées de l'immeuble ou du quartier, et convenir d'un moyen de rester en contact, en privilégiant les messages pour ne pas saturer les réseaux. Il demande aussi de contrôler le kit deux fois par an, dates de péremption des denrées et des médicaments comprises, et d'en changer les piles.
Surtout, plusieurs lignes de cette liste semblent écrites pour nous. Le guide demande les médicaments du quotidien, traitement habituel compris, la photocopie des ordonnances dans une pochette étanche, une paire de lunettes de vue de secours et un double des clés. Il conseille encore de l'argent liquide, parce que les distributeurs de billets peuvent cesser de fonctionner.
Le guide insiste enfin sur un point qu'on oublie volontiers : identifier les proches qui pourraient avoir besoin d'aide, repérer les personnes isolées de l'immeuble ou du quartier, et convenir d'un moyen de rester en contact, en privilégiant les messages pour ne pas saturer les réseaux. Il demande aussi de contrôler le kit deux fois par an, dates de péremption des denrées et des médicaments comprises, et d'en changer les piles.
Coupure de courant : votre téléphone fixe sur box se tait
Ce chargeur n'est pas là par hasard. Combien d'entre nous gardent un combiné sans fil branché sur la box, avec le numéro fixe de toujours ? Pour ces appareils, la réponse tient en une ligne. L'Arcep, le régulateur des télécoms, l'écrit sans détour dans sa fiche pratique consacrée à la fermeture du réseau cuivre : avec une box, aucun appel n'est possible pendant une coupure d'électricité, pas plus qu'internet.
J'avoue avoir relu la phrase deux fois. Le vieux téléphone branché directement sur la prise murale en forme de T, lui, continuait de fonctionner dans le noir, car la ligne de cuivre était alimentée depuis le central téléphonique. Sauf que ce réseau ferme commune par commune : selon l'Arcep, Orange prévoit que toutes les lignes cuivre soient fermées techniquement fin 2030, et le fixe passe alors forcément par une box ou un autre boîtier.
Le régulateur ne se contente pas du constat. Pour garder un service en toutes circonstances, il cite des dispositifs à batterie, comme un téléphone mobile ou une box adaptée, ou des équipements secourus par un onduleur, ce petit bloc de batteries qui prend le relais du secteur. Le plus simple reste le portable chargé, à condition de le garder plein et de prévoir de quoi le recharger.
J'avoue avoir relu la phrase deux fois. Le vieux téléphone branché directement sur la prise murale en forme de T, lui, continuait de fonctionner dans le noir, car la ligne de cuivre était alimentée depuis le central téléphonique. Sauf que ce réseau ferme commune par commune : selon l'Arcep, Orange prévoit que toutes les lignes cuivre soient fermées techniquement fin 2030, et le fixe passe alors forcément par une box ou un autre boîtier.
Le régulateur ne se contente pas du constat. Pour garder un service en toutes circonstances, il cite des dispositifs à batterie, comme un téléphone mobile ou une box adaptée, ou des équipements secourus par un onduleur, ce petit bloc de batteries qui prend le relais du secteur. Le plus simple reste le portable chargé, à condition de le garder plein et de prévoir de quoi le recharger.
Téléassistance, alarme : ce qui dépend aussi de la box
Le même raisonnement vaut pour le bouton de téléassistance que portent beaucoup de parents âgés, et pour certaines alarmes. L'Arcep range explicitement les services médicaux et d'alertes parmi ceux qui réclament un équipement à batterie. Une question à poser à votre prestataire, donc : par quel réseau le boîtier appelle-t-il, et combien d'heures tient-il sans courant ?
Mardi 13 octobre, une journée pour s'y préparer
Pour s'y mettre, une date tombe à point. La Journée nationale de la résilience a lieu chaque année le 13 octobre, et sa cinquième édition culminera mardi 13 octobre, avec des actions labellisées partout en France. Le dossier de presse du CIRN en comptait 15 000 pour l'édition 2025, et il annonce des éditions élargies aux menaces, au-delà des seuls risques naturels et technologiques.
Nul besoin, pour autant, d'attendre l'exercice pour vérifier ce qui, chez vous, dépend d'une prise électrique. Le black-out simulé restera une affaire de ministères et de préfectures. La coupure de courant, elle, peut survenir n'importe quel soir d'orage, et c'est alors un portable chargé qui vous reliera aux vôtres.
Nul besoin, pour autant, d'attendre l'exercice pour vérifier ce qui, chez vous, dépend d'une prise électrique. Le black-out simulé restera une affaire de ministères et de préfectures. La coupure de courant, elle, peut survenir n'importe quel soir d'orage, et c'est alors un portable chargé qui vous reliera aux vôtres.




