Samedi 17 octobre : qui appelle à la mobilisation, et pourquoi
L'appel n'est venu ni d'un syndicat ni d'un parti, et ce sont pourtant des syndicats, des lycéens et des retraités qu'il invite à défiler côte à côte. La journée du 17 octobre est née début septembre sur les réseaux sociaux, contre la hausse des prix à la pompe. Des figures historiques des gilets jaunes l'ont ensuite relayée, comme Jérôme Rodrigues, Priscillia Ludosky ou Maxime Nicolle. Les lycéens, mobilisés depuis plusieurs semaines contre leurs conditions d'études, s'y sont greffés : l'Union syndicale lycéenne, l'Union étudiante et la Fage ont appelé mardi à rejoindre le mouvement.
Ces revendications dépassent désormais le seul carburant. D'après franceinfo, elles portent sur le coût de la vie, mais aussi sur le gel des allocations et des salaires des fonctionnaires prévu dans le projet de budget. J'ai relu l'appel publié par les organisateurs : il s'adresse nommément aux retraités, aux côtés des paysans, des soignants et des pompiers, et dénonce des « pensions rabotées ». Côté syndicats, Solidaires et la Confédération paysanne ont annoncé leur participation, tandis que la CGT a promis d'être présente là où les conditions seront réunies.
Ces revendications dépassent désormais le seul carburant. D'après franceinfo, elles portent sur le coût de la vie, mais aussi sur le gel des allocations et des salaires des fonctionnaires prévu dans le projet de budget. J'ai relu l'appel publié par les organisateurs : il s'adresse nommément aux retraités, aux côtés des paysans, des soignants et des pompiers, et dénonce des « pensions rabotées ». Côté syndicats, Solidaires et la Confédération paysanne ont annoncé leur participation, tandis que la CGT a promis d'être présente là où les conditions seront réunies.
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Plus de 1 000 actions sur la carte : ce qu'elles recouvrent
Le chiffre a de quoi impressionner, mais il demande à être lu avec prudence. Sur la carte participative du site des organisateurs, plus de 1 000 actions étaient recensées jeudi 15 octobre dans toute la France. Mercredi, le média strasbourgeois Pokaa en avait détaillé le contenu : sur 843 mobilisations alors inscrites, on comptait 461 manifestations, 112 blocages de ronds-points, 183 actions devant des stations-service, 32 devant des dépôts pétroliers et 5 devant des raffineries.
Or chacun peut ajouter un rendez-vous sur cette carte, qu'il s'agisse d'un rassemblement collectif ou d'une initiative individuelle, comme le relève ICI Occitanie. Une source proche du ministère de l'Intérieur, citée par franceinfo, attend plutôt entre 200 et 300 actions réellement menées, plus une soixantaine de manifestations. La carte dessine une journée qui débordera des centres-villes, vers les ronds-points et les stations-service, comme en 2018.
Or chacun peut ajouter un rendez-vous sur cette carte, qu'il s'agisse d'un rassemblement collectif ou d'une initiative individuelle, comme le relève ICI Occitanie. Une source proche du ministère de l'Intérieur, citée par franceinfo, attend plutôt entre 200 et 300 actions réellement menées, plus une soixantaine de manifestations. La carte dessine une journée qui débordera des centres-villes, vers les ronds-points et les stations-service, comme en 2018.
De Toulouse à Strasbourg, où et à quelle heure près de chez vous
Dans les grandes villes, les rendez-vous se concentreront surtout en début d'après-midi. À Toulouse, la CGT et la FSU ont déposé une manifestation à 14 heures, et les gilets jaunes se donnent rendez-vous place du Capitole. À Rennes, France 3 annonce un rassemblement place de la République à 10 heures, puis place Sainte-Anne à 18 heures, ainsi qu'une manifestation place de la Liberté à Saint-Brieuc. À Strasbourg, Pokaa signale une manifestation à 14 heures place Kléber, suivie d'un rassemblement au même endroit à 15 heures. Grenoble se retrouvera place Victor-Hugo, Bordeaux cours Victor-Hugo.
La carte publiée sur le site mobilisation17octobre.fr ajoute d'autres horaires. Elle annonce un rassemblement place Bellecour à Lyon à 11 heures, au Vieux-Port de Marseille et place de la République à Lille à 14 heures, puis place de la Comédie à Montpellier à 15 heures. Les Nantais sont attendus dès 10 heures au Miroir d'eau, les Rémois dès 8 heures place d'Erlon. À Paris, le cortège des gilets jaunes et des syndicats a été déclaré de l'Opéra à la Bastille pour 14 h 30, mais la préfecture de police conteste ce tracé, comme celui d'un cortège étudiant qu'elle a interdit jeudi.
Hors des villes, ce sont les ronds-points qui reviendront au premier plan. En Loire-Atlantique et en Vendée, ICI recense une petite trentaine d'actions, dont des ronds-points déjà occupés en 2018, à Herbignac ou aux Flâneries de La Roche-sur-Yon. En Savoie, Le Dauphiné évoque des barrages filtrants aux péages et le blocage d'un dépôt pétrolier. Je vous suggère de jeter un œil à la carte des actions publiée par les organisateurs avant de sortir samedi : votre rond-point habituel y figure peut-être.
La carte publiée sur le site mobilisation17octobre.fr ajoute d'autres horaires. Elle annonce un rassemblement place Bellecour à Lyon à 11 heures, au Vieux-Port de Marseille et place de la République à Lille à 14 heures, puis place de la Comédie à Montpellier à 15 heures. Les Nantais sont attendus dès 10 heures au Miroir d'eau, les Rémois dès 8 heures place d'Erlon. À Paris, le cortège des gilets jaunes et des syndicats a été déclaré de l'Opéra à la Bastille pour 14 h 30, mais la préfecture de police conteste ce tracé, comme celui d'un cortège étudiant qu'elle a interdit jeudi.
Hors des villes, ce sont les ronds-points qui reviendront au premier plan. En Loire-Atlantique et en Vendée, ICI recense une petite trentaine d'actions, dont des ronds-points déjà occupés en 2018, à Herbignac ou aux Flâneries de La Roche-sur-Yon. En Savoie, Le Dauphiné évoque des barrages filtrants aux péages et le blocage d'un dépôt pétrolier. Je vous suggère de jeter un œil à la carte des actions publiée par les organisateurs avant de sortir samedi : votre rond-point habituel y figure peut-être.
Ce que prévoient les autorités pour samedi
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a réuni jeudi les responsables de la police, de la gendarmerie et du renseignement, avant une visioconférence avec les préfets le vendredi 16 octobre. Selon une source proche du ministère citée par franceinfo, les manifestations pacifiques seront encadrées, mais les blocages durables d'axes ou d'équipements donneront lieu à une intervention ferme et immédiate. La même source évoque le risque de voir 50 à 100 individus issus des black blocs se mêler aux cortèges de plusieurs grandes villes, dont Nantes, Rennes, Grenoble, Toulouse et Lyon.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a défendu le droit de manifester tout en disant redouter des violences, tandis que les organisateurs revendiquent une journée de convergence contre la vie chère. À Paris, les autorités attendent 20 000 à 40 000 manifestants, selon les estimations rapportées par Public Sénat.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a défendu le droit de manifester tout en disant redouter des violences, tandis que les organisateurs revendiquent une journée de convergence contre la vie chère. À Paris, les autorités attendent 20 000 à 40 000 manifestants, selon les estimations rapportées par Public Sénat.
Trains, route, carburant : votre trajet du premier samedi des vacances
Dans les transports en commun, la situation s'annonce plus calme. Aucun préavis de grève n'a été annoncé à la RATP ni à la SNCF pour samedi, et SNCF Voyageurs a indiqué ne prévoir aucune perturbation de son côté. En revanche, la route sera plus chargée : le 17 octobre marque le premier jour des vacances de la Toussaint dans toutes les zones, et Bison Futé classe la journée en orange autour de la capitale dans le sens des départs.
Nous sommes nombreux à profiter de ces vacances pour rejoindre nos petits-enfants, ou pour les accueillir à la maison. Si votre trajet traverse une grande ville ou longe un rond-point souvent occupé, le réflexe utile consiste à consulter les prévisions de Bison Futé la veille, puis l'info trafic de votre région le matin du départ. D'ailleurs, avec plus de 180 actions annoncées devant des stations-service, un plein fait dès vendredi vous évitera de chercher samedi une pompe libre.
Et si vous comptez défiler vous-même ? Mieux vaut rejoindre un cortège déclaré en préfecture, plutôt qu'un blocage susceptible d'être levé par les forces de l'ordre, et garder un œil sur l'actualité locale pendant la journée. Samedi soir, ce sont les chiffres de participation, bien plus que les cartes collaboratives, qui diront si le 17 octobre aura été une journée de convergence ou un rendez-vous manqué.
Nous sommes nombreux à profiter de ces vacances pour rejoindre nos petits-enfants, ou pour les accueillir à la maison. Si votre trajet traverse une grande ville ou longe un rond-point souvent occupé, le réflexe utile consiste à consulter les prévisions de Bison Futé la veille, puis l'info trafic de votre région le matin du départ. D'ailleurs, avec plus de 180 actions annoncées devant des stations-service, un plein fait dès vendredi vous évitera de chercher samedi une pompe libre.
Et si vous comptez défiler vous-même ? Mieux vaut rejoindre un cortège déclaré en préfecture, plutôt qu'un blocage susceptible d'être levé par les forces de l'ordre, et garder un œil sur l'actualité locale pendant la journée. Samedi soir, ce sont les chiffres de participation, bien plus que les cartes collaboratives, qui diront si le 17 octobre aura été une journée de convergence ou un rendez-vous manqué.





