En France, la dénutrition touche environ 2 millions de personnes, en premier lieu les personnes âgées. Selon le ministère de la Santé, elle concerne 10 % des plus de 70 ans vivant à domicile. L'édition 2026 de la Semaine nationale, organisée par le Collectif de lutte contre la dénutrition, s'inscrit dans le nouveau Programme national nutrition santé (PNNS 5), adopté en avril, qui fait de ce combat une priorité.
Manger moins, un piège qui touche d'abord les muscles
Avec l'âge, l'appétit diminue, les repas se simplifient et l'on mange parfois seul, plus vite et moins varié. Le problème est que les besoins, eux, ne baissent pas. Ceux en protéines augmentent même. Les sociétés savantes de gériatrie recommandent aux plus de 65 ans un apport de 1 à 1,2 gramme de protéines par kilo de poids et par jour, soit 70 à 85 grammes pour une personne de 70 kilos.
Quand ces apports manquent, l'organisme puise dans ses réserves, et ce sont les muscles qui paient en premier. La force diminue, la marche devient moins sûre et le risque de chute augmente. Lorsque l'appétit ne suit plus, certaines personnes ajoutent des protéines en poudre à un yaourt, une compote ou une soupe. On en trouve en pharmacie comme chez des fabricants spécialisés, par exemple sur le site de Nutripure, marque française de compléments alimentaires. En cas de dénutrition avérée, ce sont en revanche les compléments nutritionnels oraux prescrits par le médecin, et remboursés sur ordonnance, qui restent la référence.
Quand ces apports manquent, l'organisme puise dans ses réserves, et ce sont les muscles qui paient en premier. La force diminue, la marche devient moins sûre et le risque de chute augmente. Lorsque l'appétit ne suit plus, certaines personnes ajoutent des protéines en poudre à un yaourt, une compote ou une soupe. On en trouve en pharmacie comme chez des fabricants spécialisés, par exemple sur le site de Nutripure, marque française de compléments alimentaires. En cas de dénutrition avérée, ce sont en revanche les compléments nutritionnels oraux prescrits par le médecin, et remboursés sur ordonnance, qui restent la référence.
Les signaux qui doivent vous alerter
Le premier indicateur reste le poids. La Haute Autorité de santé retient chez les 70 ans et plus une perte de poids de 5 % en un mois ou de 10 % en six mois parmi les critères de dénutrition, de même qu'un indice de masse corporelle inférieur à 22. Se peser une fois par mois, toujours dans les mêmes conditions, permet de repérer une baisse avant qu'elle ne devienne importante. D'autres signes doivent faire réagir : une fatigue inhabituelle, une perte d'intérêt pour les repas, des difficultés à mâcher ou à avaler, une faiblesse qui rend les gestes du quotidien plus pénibles. Pour s'auto-évaluer, le questionnaire PARAD, diffusé lors des Semaines nationales, permet de repérer le risque en quatre questions simples, seul ou avec l'aide d'un proche.
Enrichir les repas plutôt que manger davantage
Lorsque l'appétit manque, inutile de forcer sur les quantités. Les professionnels conseillent plutôt d'enrichir les plats : du fromage râpé dans la soupe, un œuf dans la purée, du lait en poudre dans un potage ou une crème dessert. Fractionner les repas en ajoutant une collation, par exemple un yaourt ou un morceau de fromage dans l'après-midi, aide aussi à atteindre les apports nécessaires. Le petit-déjeuner mérite une attention particulière, car il est souvent le repas le plus pauvre en protéines. Un laitage ou un œuf à côté de la tartine change déjà la donne. L'activité physique complète l'ensemble : une marche quotidienne et quelques exercices simples, comme se lever d'une chaise sans les mains, aident les muscles à utiliser ces protéines.
Le médecin traitant, premier recours en cas de doute
Au moindre doute, le médecin traitant reste l'interlocuteur à privilégier. Il peut confirmer ou écarter une dénutrition, rechercher une cause, comme un problème dentaire, un traitement qui coupe l'appétit ou un épisode dépressif, et orienter si besoin vers un diététicien. Pendant la Semaine nationale, de nombreux hôpitaux, Ehpad et associations proposent aussi des stands de prévention et des tests de force musculaire, souvent ouverts au grand public. L'occasion de se renseigner, pour soi ou pour un parent, avant que la perte de poids ne s'installe.




