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Article publié le 10/07/2019 à 04:43 | Lu 2295 fois

Une audition saine pour favoriser le bien vieilir

La perte auditive est une affection couramment rencontrée avec l’âge et souvent considérée comme un passage inéluctable et bénin… Mais que nenni ! Notre audition étant à la fois la passerelle vers nos interactions sociales, la source de nos expériences émotionnelles et le moyen de surveiller notre environnement, les conséquences d’une perte auditive sont vastes. Le point avec Phonak, société spécialisée dans les aides auditives.


Une audition saine pour favoriser le bien vieilir
De nos jours, le fait qu’il existe un lien entre perte auditive non traitée et diverses pathologies -allant de la fracture osseuse à la démence- est de plus en plus répandu. À l’inverse, des corrélations positives entre perte auditive traitée et bienfaits pour la santé ont été mises en avant et semblent de plus en plus évidentes.
 
Dans un monde qui vieillit, les rapports entre notre audition et notre bien-être socio-émotionnel, physique et cognitif mettent « l’oreille » au cœur du débat sur le vieillissement en bonne santé, ce que l’on nomme de nos jours le « bien vieillir ».
 
Audition et bien-être socio-émotionnel
Depuis quelques années, les professionnels de santé portent un intérêt croissant à l’engagement social des personnes âgées dans la mesure où les relations, le soutien et l’intégration sociale peuvent influer ou influencer notre état de santé.
 
Ce lien ou plutôt l’absence de liens, pourrait être à l’origine d’une corrélation entre perte auditive et changement cognitif. La perte auditive serait en effet associée à de nombreuses conséquences socio-émotionnelles, dont l’isolement social, le manque d’implication dans des activités sociales, l’accroissement de la solitude....
 
Dans ce contexte, les traitements et appareils auditifs possèderaient de nombreux effets positifs avérés tels qu’une plus grande implication et de meilleures relations.
 
Audition et cognition
C’est une évidence, le cerveau joue incontestablement un rôle primordial dans la compréhension de la parole. A ce sujet, une forte corrélation a été établie entre perte auditive non traitée et déclin cognitif. Il a même été prouvé qu’une légère perte de l’audition doublait le risque de démence par rapport aux normoentendants.
 
Dans ce contexte, la rééducation auditive entraine des effets positifs sur le cerveau : on constate une diminution de l’effort d’écoute, une accélération de l’apprentissage et même une réduction du taux de déclin cognitif. Ces découvertes ont conduit à suggérer de considérer la rééducation auditive comme élément contribuant au vieillissement en bonne santé.
 
Audition et bien-être physique
L’acuité auditive intervient dans de nombreuses fonctions, notamment la conscience et l’observation de son environnement. Bien entendre favoriserait ainsi la stabilité posturale ; la perte auditive étant en effet associée à un risque de chutes et de fractures osseuses plus élevé (or, on connait les conséquences dramatiques des chutes chez les ainés).
 
Cette corrélation avec les chutes et autres problèmes de santé explique pourquoi les personnes souffrant de perte auditive non traitée dépenseraient en moyenne plus de 20 000 dollars supplémentaires pour leur santé sur dix ans.
 
A l’inverse, il a été prouvé que l’utilisation d’aides auditives améliore la stabilité et qu’un engagement social plus important a de fortes chances d’entraîner une plus grande activité physique et donc de vrais bénéfices pour la santé.
 
Une approche holistique du bien-être dresse la carte de l’avenir de la santé auditive
En adoptant une approche holistique des soins, les professionnels de la santé auditive peuvent aider les ainés à bien vieillir et donc, à améliorer leur bien-être général (physique, cognitif et socio-émotionnel).
 





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