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Article publié le 18/10/2019 à 10:32 | Lu 1046 fois

Ostéoporose : une maladie des os dont on ne parle pas assez !

Le 20 octobre prochain se tiendra la traditionnelle Journée mondiale de l’ostéoporose qui a pour but de sensibiliser le plus grand nombre aux risques associés à cette maladie silencieuse encore méconnue, et qui concerne pourtant environ 40% des femmes et 13% des hommes de plus de 50 ans. A cette occasion, le laboratoire Arrow (Lyon) livre les points clés à connaître sur l’ostéoporose et les précautions simples pouvant être adoptées pour la prévenir.


Ostéoporose : une maladie des os dont on ne parle pas assez !
L’ostéoporose est une maladie généralisée du squelette qui se caractérise par une diminution de la densité osseuse et des altérations de la microarchitecture des os, les rendant plus fragiles et augmentant par conséquent le risque de fractures (du col du fémur, du poignet, des vertèbres...). C’est une pathologie liée à l’âge, rendue 2 à 3 fois plus fréquente chez la femme en raison de la ménopause.
 
Se développant lentement et silencieusement, sans que l’on n’éprouve aucun symptôme, cette pathologie est généralement diagnostiquée après la première fracture. À ce moment-là, il est déjà trop tard car cette première fracture augmente le risque de survenue d’une nouvelle fracture.
 
Les fractures ostéoporotiques peuvent avoir de lourdes conséquences et altérer la qualité de vie au quotidien. Elles entraînent douleurs et complications, et dans les cas les plus sévères une invalidité, une perte d’autonomie voire une augmentation de la mortalité.
 
Contrairement à certaines idées reçues, l’ostéoporose n’est pas un phénomène naturel, c’est une maladie à part entière. Pour prévenir sa survenue, la clé est de bien connaître les différents facteurs de risque : les impondérables et les maitrisables.
 
Ces derniers (comme leur dénomination l’indique)  sont ceux sur lesquels il est possible d’agir, notamment en adoptant une hygiène de vie saine qui associe activité physique et alimentation équilibrée, dans le cadre d’un accompagnement médical.
 
Une alimentation équilibrée ne suffit pas toujours à prévenir les carences en vitamine D et en calcium, qui représentent un facteur de risque majeur d’ostéoporose. Le calcium est impliqué dans la formation et la solidité des os tout au long de la vie et la vitamine D sert à la bonne absorption intestinale et à la fixation du calcium sur l’os, de vrais alliés du capital osseux !
 
Le saviez-vous ?
Les Apports Nutritionnels Conseillés quotidiens en calcium sont de 900 mg pour les femmes (< 55 ans) et les hommes (< 65 ans), et de 1200 mg pour les femmes (≥ 55 ans) et les hommes (≥ 65 ans). Pourtant, chez environ 1 femme sur 2 et 1 homme sur 4 de plus de 55 ans, l’alimentation n’apporte que 400 à 800 mg de calcium par jour. Concernant la vitamine D, les Apports Conseillés chez l’adulte sont compris entre 800 et 1000 UI par jour10. Or, 80% d’entre eux présentent une insuffisance
en vitamine D11.
 
Concernant la vitamine D justement… L’alimentation apporte très peu de vitamine D10. L’exposition solaire est la principale source de vitamine D. Cependant, chez le sujet âgé, et malgré l’ensoleillement, la capacité de synthèse de la vitamine D active par la peau et le rein est diminuée.
 
Pour pallier une éventuelle carence, la supplémentation est souvent envisagée. Le Professeur Patrice Fardellone, Professeur de rhumatologie au CHU d’Amiens souligne : « l’ostéoporose est une maladie sous-diagnostiquée et sous-traitée qui fragilise les os et entraîne des fractures aux conséquences très graves pour un traumatisme minime ».
 
Et de poursuivre : « l’information autour de cette pathologie est cruciale et il est possible de diminuer le risque d’ostéoporose et de fractures dans une certaine mesure grâce à des règles hygiéno-diététiques : pratiquer une activité physique régulière, éviter une consommation excessive d’alcool et prohiber le tabac, avoir des apports alimentaires en calcium suffisants et une réserve en vitamine D adéquate ».
 
« On peut diagnostiquer l’ostéoporose chez les sujets à risque en pratiquant un examen simple et indolore : l’ostéodensitométrie, dont les résultats associés aux données cliniques permettront de déterminer si un traitement spécifique doit être instauré. D’un point de vue médical, on cherchera dans tous les cas à corriger une éventuelle carence en calcium et/ou vitamine D en ajustant les apports journaliers ».
 
« J’invite toute personne à risque d’ostéoporose et de carence en calcium et/ou vitamine D à consulter son médecin pour en discuter et anticiper la survenue de cette maladie qui n’est pas une fatalité. Adapter son alimentation : en consommant régulièrement (avec modération) des aliments riches en calcium : fromages à pâte dure et à pâte molle, lait de vache, yaourt, fromage blanc, eaux minérales riches en calcium… »
 
Faire un bilan : il est important de faire le point avec son médecin traitant afin d’évaluer les éventuelles carences. Une application mobile gratuite du nom de CarlOs, développée par le Laboratoire Arrow, permet de connaître ses besoins en calcium et d’évaluer ses apports quotidiens de manière simple et rapide via un questionnaire validé qui donne un résultat exploitable en moins de 30 secondes.
 
Trouver le bon traitement : une fois que le bilan est fait et si des carences sont identifiées, il est possible d’envisager une supplémentation médicamenteuse. Celle-ci doit être adaptée au besoin de chacun, par le médecin, pour limiter le risque de surdosage.





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