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Article publié le 30/01/2020 à 02:20 | Lu 1321 fois

Morsure d'un animal de compagnie : les démarches obligatoires à effectuer




Si elles paraissent souvent anodines, les morsures et griffures de chiens ou de chats sont de véritables enjeux tant pour la santé publique que pour la protection des personnes. Consultation d’un médecin, surveillance sanitaire et évaluation comportementale de l’animal par des professionnels : ces démarches sont impératives pour permettre de soigner les victimes mais surtout de surveiller l’animal et le potentiel danger sanitaire ou comportemental qu’il représente. Le point avec l’I-CAD.


Morsure d'un animal de compagnie : les démarches obligatoires à effectuer
Même si on les adore, il faut savoir que toutous et matous peuvent être porteurs de bactéries et autres microbes inoffensifs pour leurs espèces mais qui peuvent s’avérer impactant pour l’être humain.
 
Dans ce contexte, morsures ou simples griffures de notre animal favori sont alors un terrain idéal de transmission pouvant parfois entraîner de lourdes conséquences : infections, maladies, séquelles esthétiques (notamment chez les personnes fragiles et/ou âgées).
 
Encadrées par la loi, les morsures doivent être déclarées et faire l’objet d’une surveillance. L’objectif étant de renforcer les mesures de prévention et de protection des populations, tant sur le plan sanitaire que sur celui de la dangerosité de l’animal.
 
Quelles sont les démarches obligatoires ? La personne victime de la morsure ou de la griffure doit : immédiatement consulter un médecin -voire les urgences de l’hôpital le plus proche- et éventuellement porter plainte si le préjudice le nécessite (de l’intérêt d’être assuré).
 
De son côté, le propriétaire de l’animal mordeur ou griffeur doit déclarer la morsure auprès de la municipalité de son lieu de résidence et       présenter l’animal à un vétérinaire pour lui faire suivre un parcours de surveillance. Ce parcours (3 visites sur une période de 15 jours) vérifie que l’animal n’est pas porteur de la rage.
 
A l’issue de cette surveillance, le professionnel émet un certificat attestant du fait que l’animal n’est pas porteur de la rage. Dans le cas (rare) où l’animal présenterait des symptômes de rage, celui-ci sera alors immédiatement placé sous quarantaine.
 
Le détenteur de l’animal mordeur devra également soumettre son chien ou chat à une évaluation comportementale (obligatoire pour les chiens de catégories 1 et 2) dans le délai des 15 jours de la mise sous surveillance afin de vérifier le niveau de dangerosité de l’animal.
 
En fonction de cette évaluation, le maire ou le préfet pourront imposer au propriétaire ou au détenteur de l’animal de suivre une formation spécifique, portant sur le comportement et l’éducation du chien ou du chat ainsi que sur la prévention des accidents, afin d’obtenir l’attestation d’aptitude à la détention de cet animal. Le maire peut également prescrire des mesures particulières (muselière et laisse obligatoire, installation de clôtures...).
 
Obligatoire en France, l’identification d’un animal concerne les chats, les chiens et les furets. Seul lien officiel entre l’animal et son propriétaire, elle permet d’identifier l’animal et confirmer à qui il appartient ; le faire voyager à l’étranger (obligatoire pour l’édition d’un passeport) ; assurer la fiabilité et la mise à jour des informations et des soins qui lui sont dispensés par les professionnels ; de le retrouver et de le récupérer plus rapidement en cas de perte lorsqu’il est hébergé en fourrière, ou s’il a été trouvé par un professionnel ou particulier ; et de faciliter toutes les démarches administratives et d’éviter les litiges.
 
A noter : si elle n’est actuellement pas présente sur le sol français, la rage est une zoonose (maladie contagieuse) mortelle pour l’homme, présente dans de nombreuses régions du monde.
 
Rappelons que l’I-CAD est la société en charge de la gestion du Fichier National d’Identification des carnivores domestiques (chats, chiens et furets).