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Article publié le 01/02/2018 à 01:00 | Lu 5609 fois

Marseille : pose de prothèses de genou et de la hanche en ambulatoire

Le Docteur Didier Prost, figure de proue de la chirurgie ambulatoire en France, évoque la pose de prothèse de genou et de hanche en ambulatoire, qu’il réalise au sein de la Clinique Monticelli-Vélodrome à Marseille. Zoom sur cette technique innovante et très peu répandue en France.


Marseille : pose de prothèses de genou et de la hanche en ambulatoire
Après avoir réduit petit à petit le temps d’hospitalisation post-opératoire en suivant le principe de la RACC (Récupération Rapide Après Chirurgie), l’objectif de ce chirurgien était de réaliser la majorité de ses opérations en ambulatoire. Ce qui représente bien évidemment, une réelle avancée pour le patient.
 
« Aujourd’hui, nous réalisons près de 60% de nos opérations prothétique de la hanche en ambulatoire et la moitié pour le genou. Dans la plupart des établissements, cela nécessite une hospitalisation de plusieurs jours. Le RACC était une étape. Nous avons réussi à réduire au fur et à mesure des années la durée d’hospitalisation post-opératoire de plusieurs jours à seulement un ou deux grâce à une équipe pluridisciplinaire mobilisée. Grâce à l’ambulatoire, le patient peut ainsi rentrer chez lui le soir même» indique le Docteur Prost.
 
D’une manière générale, la réussite d’un service ambulatoire est axée sur une efficacité organisationnelle pluridisciplinaire dédiée. Ce qui explique qu’elle soit assez peu développée dans l’Hexagone. « Nous sommes très peu en France à proposer ce type d’opération » poursuit le Dr Prost qui est d’ailleurs le seul chirurgien en région PACA à proposer une telle approche aussi clairement orientée sur l’ambulatoire (les opérations qui nécessitent une hospitalisation sont, elles, réalisées au sein de l’Hôpital privé Clairval ou Résidence Du Parc)
 
Monticelli, une architecture axée sur le parcours patient
 « La Clinique Monticelli-Vélodrome a été imaginée et conçue autour de l’ambulatoire et donc de l’expérience du patient, pour la rendre la plus confortable, fluide et efficace possible » ajoute le spécialiste. En effet, le travail s’effectue à la fois en amont et en aval. L’anesthésie est un point essentiel de la chaîne. En la rendant moins lourde, plus ciblée, et avec une analgésie par voie orale, cela permet d’en réduire les effets délétères.
 
La sortie de chirurgie est, quant à elle, organisée pour permettre au malade de s’entretenir avec le chirurgien directement à son réveil, au sein du bloc, et ainsi éviter une longue attente pour le patient avant sa sortie. Il bénéficie également dans l’après-midi d’une séance complète de kinésithérapie lui faisant prendre conscience de ses possibilités de marche immédiate et permettant la validation de sa sortie par le chirurgien.
 
Les bénéfices sont multiples pour le patient. La récupération est plus courte et plus adaptée. Le fait de pouvoir rentrer chez soi permet d’éviter les côtés négatifs d’une hospitalisation, comme le risque de maladies nosocomiales, les nuits loin de son domicile et améliore ainsi le confort et sa récupération.
 
Les patients ne sont pas abandonnés pour autant : en effet, des infirmières formées à la RRAC sont chargées de veiller sur les malades par appel réguliers. Un suivi internet est aussi proposé aux patients. Des kinésithérapeutes au chirurgien, l’action commune permet d’être davantage acteur de sa guérison, tout en augmentant son confort.
 
« L’ambulatoire est peut être un concept nouveau en France, mais il ne l’est pas du tout dans certains pays. Les Etats-Unis ou encore les pays nordiques ont bien plus d’avance que nous sur ce sujet » regrette le Dr Prost. « Pour faire de l’ambulatoire, une réorganisation est souvent souhaitable, c’est ce qui peut rendre difficile une expansion rapide de la pratique ».
 
En 2016, près de 63% des interventions chirurgicales effectuées au sein des cliniques et hôpitaux privés Ramsay Générale de Santé ont été réalisées en ambulatoire. La moyenne nationale, secteurs publics et privés confondus, était quant à elle de 52% en 2015. Des chiffres atteints notamment grâce à la clinique Monticelli-Vélodrome à Marseille qui réalise 94% de ses opérations en ambulatoire.
 
Exerçant la chirurgie depuis 1992 en libéral, le Dr Prost s’est orienté en 2002 vers la chirurgie exclusive de la hanche et du genou, puis à proprement parlé vers la chirurgie prothétique. Rompu à la chirurgie mini-invasive depuis quinze ans il a pu immédiatement exploiter les possibilités de réhabilitation précoce de la chirurgie prothétique par la technique de la RRAC puis de l’ambulatoire. Il exerce au sein de trois établissements du groupe Ramsay Général de Santé : au sein de l’Hôpital privé Clairval, de la Résidence du Parc et de la Clinique Monticelli-Vélodrome à Marseille.