Plus quart (27%) des personnes de 60 ans et plus n’utilise jamais Internet indique la dernière étude des petits frères des Pauvres/CSA* qui a porté cette année, sur l’exclusion numérique des ainés. « Une situation inacceptable » estime l’association caritative, alors même que cette enquête révèle que le numérique est pour nos aînés un vecteur de lien social…
Comme le souligne Liliane, 78 ans, « la lutte contre l’exclusion numérique, c’est prioritaire. D’abord parce que ça nous aiderait à partager des choses ensemble. En même temps c’est valorisant dans le sens où on peut apprendre encore des choses, découvrir qu’on a une utilité, s’enrichir, c’est absolument vital je trouve. Et puis ça ressoude ».
Et Alain Villez, président de l’Association d’ajouter : « lutter contre l’isolement de nos aînés, c’est aussi lutter contre leur exclusion numérique devenue un facteur aggravant d’isolement dans notre société ultra-connectée. Notre étude le montre, Internet est un vecteur de lien social. La révolution digitale que nous vivons peut-être profitable à de nombreux aînés qui restent encore au bord du chemin du numérique. »
Parmi les grands enseignements de cette étude, on apprend que plus d’un quart des personnes des plus de 60 ans est toujours en situation d’exclusion numérique. Une exclusion qui, sans surprise, touche particulièrement les plus de 80 ans et les personnes les plus précaires.
« Moi je n’ai pas d’usage. Je n’ai pas d’ordinateur, je n’ai pas de portable, indique Yvette, 75 ans. C’est-à-dire que je suis contre aussi le compteur Linky, contre Internet, contre le portable. Je pense que c’est de l’intrusion ».
Autre point important : le numérique est vecteur de lien social pour les deux-tiers des internautes de 60 ans et plus. Par ailleurs, qu’ils soient internautes ou pas, pour les sondés, les démarches en ligne posent problème. Un vrai souci alors que l’Etat a décidé de multiplier les services en ligne (certains n’étant tout simplement plus accessibles autre que par l’entremise du web).
« Pour la déclaration d’impôts, je dois pas être le seul dans la même situation. Moi je prendrai mes papiers, j’irai aux impôts et je leur dirai « démerdez-vous ». Je ne suis pas de mauvaise foi, je ne sais pas le faire. Je leur dirai « c’est pas que je veuille pas, c’est pas de la mauvaise volonté mais mettez-vous dans l’idée que j’ai 85 ans et que je n’enregistre pas comme un jeune ». J’espère que ça se passera bien. Comment voulez-vous que je fasse autrement ? Je vous parle pour moi mais je ne dois pas être le seul. Ils seront bien obligés de tenir compte des personnes âgées » remarque avec son franc-parler, Roger, 85 ans.
Au-delà du manque de maîtrise, le manque d’intérêt apparait comme un véritable frein pour les 60 ans et plus qui n’utilisent pas Internet. De l’importance de former les ainés qui le souhaitent avec une approche personnalisée et favoriser leur autonomie, mais également d’installer un univers simple d’utilisation (ce que propose certaines marques de tablettes) et de donner « l’envie d’avoir envie » à nos aînés, en évaluant leurs besoins et intérêts.
« Internet, ça a changé mon quotidien, c’est un passe-temps. La télé je la mets de temps en temps mais je ne peux pas regarder des films toute la journée. Internet, ça me fait passer le temps, ça occupe. C’est déjà pas mal. Quand l’ordinateur tombe en panne, je m’ennuie, je m’ennuie, je m’ennuie. Je suis perdue. Oui je ne pourrais pas m’en passer aujourd’hui » conclut Jeanine, 90 ans.
Comme le souligne Liliane, 78 ans, « la lutte contre l’exclusion numérique, c’est prioritaire. D’abord parce que ça nous aiderait à partager des choses ensemble. En même temps c’est valorisant dans le sens où on peut apprendre encore des choses, découvrir qu’on a une utilité, s’enrichir, c’est absolument vital je trouve. Et puis ça ressoude ».
Et Alain Villez, président de l’Association d’ajouter : « lutter contre l’isolement de nos aînés, c’est aussi lutter contre leur exclusion numérique devenue un facteur aggravant d’isolement dans notre société ultra-connectée. Notre étude le montre, Internet est un vecteur de lien social. La révolution digitale que nous vivons peut-être profitable à de nombreux aînés qui restent encore au bord du chemin du numérique. »
Parmi les grands enseignements de cette étude, on apprend que plus d’un quart des personnes des plus de 60 ans est toujours en situation d’exclusion numérique. Une exclusion qui, sans surprise, touche particulièrement les plus de 80 ans et les personnes les plus précaires.
« Moi je n’ai pas d’usage. Je n’ai pas d’ordinateur, je n’ai pas de portable, indique Yvette, 75 ans. C’est-à-dire que je suis contre aussi le compteur Linky, contre Internet, contre le portable. Je pense que c’est de l’intrusion ».
Autre point important : le numérique est vecteur de lien social pour les deux-tiers des internautes de 60 ans et plus. Par ailleurs, qu’ils soient internautes ou pas, pour les sondés, les démarches en ligne posent problème. Un vrai souci alors que l’Etat a décidé de multiplier les services en ligne (certains n’étant tout simplement plus accessibles autre que par l’entremise du web).
« Pour la déclaration d’impôts, je dois pas être le seul dans la même situation. Moi je prendrai mes papiers, j’irai aux impôts et je leur dirai « démerdez-vous ». Je ne suis pas de mauvaise foi, je ne sais pas le faire. Je leur dirai « c’est pas que je veuille pas, c’est pas de la mauvaise volonté mais mettez-vous dans l’idée que j’ai 85 ans et que je n’enregistre pas comme un jeune ». J’espère que ça se passera bien. Comment voulez-vous que je fasse autrement ? Je vous parle pour moi mais je ne dois pas être le seul. Ils seront bien obligés de tenir compte des personnes âgées » remarque avec son franc-parler, Roger, 85 ans.
Au-delà du manque de maîtrise, le manque d’intérêt apparait comme un véritable frein pour les 60 ans et plus qui n’utilisent pas Internet. De l’importance de former les ainés qui le souhaitent avec une approche personnalisée et favoriser leur autonomie, mais également d’installer un univers simple d’utilisation (ce que propose certaines marques de tablettes) et de donner « l’envie d’avoir envie » à nos aînés, en évaluant leurs besoins et intérêts.
« Internet, ça a changé mon quotidien, c’est un passe-temps. La télé je la mets de temps en temps mais je ne peux pas regarder des films toute la journée. Internet, ça me fait passer le temps, ça occupe. C’est déjà pas mal. Quand l’ordinateur tombe en panne, je m’ennuie, je m’ennuie, je m’ennuie. Je suis perdue. Oui je ne pourrais pas m’en passer aujourd’hui » conclut Jeanine, 90 ans.




