Les Boomers meurent, longue vie aux Bloomers : tribune de l'agence de communication Glory Paris

La population occidentale vieillit, la silver economy explose. Mais le dialogue entre ancienne et nouvelle génération s’est rompu. Alors, comment retisser les liens entre des générations que tout semble séparer ?





Les bloomers sont la réincarnation humaniste des boomers, la génération dont le monde a besoin, et celle qu’il doit mériter.
 
En reconsidérant une cible à laquelle on ne communique plus que par rapport à son âge, on oublie une des caractéristiques fondamentales de la communication : distiller des messages positifs mais surtout, réconcilier et faire aller de l’avant.
 
Pour nous, les bloomers sont autant acteurs du futur que le sont les Gen Z, pourtant, ces derniers semblent capter la totalité de l’attention des marques et notre objectif fondamentale est de montrer que l’un ne va pas sans l’autre.
 
Le bloomerisme en communication, c’est l’occasion d’adresser un message transgénérationnel qui réponds non seulement à une problématique sociétale mais aussi à une nécessité commerciale. En ciblant les bloomers, on décloisonne les messages grâce à une communication affinitaire et porteuse de messages positifs.
 
Nous apercevons les balbutiements d’un premier pas vers la réconciliation et il vient de nos aînés ! Nous l’appelons le Bloomerisme. Un concept tiré de la contraction des mots « bloom » (éclore/fleurir en Anglais) et « boomer ». Il désigne ces « baby-boomers » qui mettent leur pouvoir économique et leur influence au service de causes dont ils ne verront probablement pas la finalité.
 
En premier lieu, il accepte que ce soit à la jeunesse d’aujourd’hui de prendre l’avenir du monde en main et apprend à tirer des enseignements positifs de cette nouvelle donne. En second lieu, le bloomer sait porter un regard critique sur son existence et les conséquences de ses actes passés (surconsommation, appauvrissement des ressources, réchauffement climatique, etc.).
 
Il prend conscience que même s’il n'en avait pas conscience, certains de ses actes passés nuisent et nuiront aux générations suivantes. Il accueille ainsi les prémices d’un sentiment de culpabilité qui lui permet de porter un regard plus tendre sur la jeunesse actuelle.
 
Pour finir, le bloomer met au service des autres une richesse que lui seule possède : l’expérience d’un monde à reconstruire. C’est cette énergie l’espérance que le bloomer peut offrir et enseigner aux autres
générations. Comme le disait Yan Arthus Bertrand (76 ans) « Il faut se concentrer sur ce qu’il nous reste et non sur ce qu’on a perdu. Il est trop tard pour être pessimiste ».
 
*Glory Paris est une agence de communication Advertising & Social Media

Article publié le 05/04/2023 à 02:00 | Lu 5062 fois