La sédentarité : quels risques pour la santé ?

L'excès de sédentarité est lié à une augmentation significative des risques de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains types de cancers, constat préoccupant démontré par des études scientifiques.


Des comportements sédentaires prolongés, devenus un mode de vie de plus en plus prévalent, peuvent entraîner une diminution de la circulation sanguine, une prise de poids et une altération du métabolisme. Ainsi l’inactivité physique prolongée est associée à une augmentation du risque de mortalité générale.
 
Selon un avis de l’Anses, les niveaux d'activité physique insuffisants et les comportements sédentaires
élevés sont associés à des risques sanitaires importants pour la population adulte française.
 
Il existe une forte association entre la sédentarité et plusieurs problèmes de santé, notamment la mortalité toutes causes confondues.
 
Les conclusions de cet avis soulignent l'importance de réduire le temps passé en position assise, d’encourager l'activité physique et appellent à la mise en place de mesures de prévention pour réduire ces risques et améliorer la santé globale.
 
La sédentarité n’entraine pas seulement des risques pour le système cardiovasculaire et métabolique, elle affecte également le système locomoteur en augmentant les risques des troubles
musculosquelettiques.
 
En effet, rester longtemps dans une position assise ou inactive peut entraîner des tensions musculaires, des raideurs articulaires et des douleurs lombaires ou cervicales. Une absence d'activité physique prolongée peut contribuer à la détérioration progressive des muscles et les articulations.

Sédentarité et troubles musculosquelettiques

La plupart des problèmes de dos sont causés par la sédentarité et le manque d'activité, car cela affaiblit les muscles en général, y compris ceux responsables du maintien du dos.

Souvent, les douleurs dorsales proviennent des muscles, des ligaments et des articulations du dos qui ne sont plus suffisamment sollicités et se fatiguent rapidement.
 
A contrario, en termes de pathologies de l’appareil musculosquelettique, il existe une évidence claire de l’amélioration de la douleur et de la fonction globale chez les patients souffrant de gonarthrose, de coxarthrose, de polyarthrite rhumatoïde, d’arthrite juvénile idiopathique et de spondylarthrite ankylosante, notamment grâce aux exercices en mode aérobie et aux exercices de renforcement musculaire des membres inférieurs.
 
Il est également clairement établi que des exercices réguliers, en particulier des exercices de renforcement musculaire de la sangle lombo-abdominale et de proprioception chez les patients lombalgiques, permettent une amélioration des douleurs et une diminution du temps d’arrêt de travail.

À l’approche des Jeux olympiques d'été de 2024, la France bien placée sur le plan de l’inactivité physique !

À l’échelle mondiale, 1,4 milliard de personnes dans le monde ne bougent pas assez, selon l’OMS. Quant à la France, elle se positionne à la 119ème place sur un classement de 146 pays (le premier pays étant le pays avec les adolescents les plus actifs). Notre pays, prochain hôte des Jeux olympiques, se distingue en cela par une belle contre-performance.

Alors que l'OMS recommande une heure d'exercice par jour pour les enfants et les adolescents et au
minimum deux heures et demie par semaine pour les adultes, les Français ne parviennent pas à ces
objectifs.
 
Un tiers des adultes combine un manque d’activité physique et une durée des comportements sédentaires trop importante (24% chez les hommes et 40% chez les femmes).

Publié le 20/09/2023 à 03:00 | Lu 7309 fois