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Article publié le 27/01/2020 à 01:00 | Lu 666 fois

L'immortalité biologique d'Hélène Merle-Béral (livre)

Voici un très intéressant ouvrage publié par les éditions Odile Jabob. Son titre ? L’immortalité biologique. Un livre dans lequel l’auteur, Hélène Merle-Béral (médecin spécialiste des leucémies) sur ce mythe qui hante les êtres humains depuis qu’ils sont conscients de leur propre fin. En librairie depuis le 22 janvier dernier.


« J'arrive, j'arrive / Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé / Encore une fois remplir d'étoiles / Un corps qui tremble et tomber mort / Brûlé d'amour, le cœur en cendres / J'arrive, j'arrive / C'est même pas toi qui es en avance / C'est déjà moi qui suis en r'tard / J'arrive, bien sûr, j'arrive / N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ? » chantait Jacques Brel en 1968 dans sa chanson J’arrive qui évoquait le temps qui passe et la mort inéluctable.
 
Comme Brel, tous les êtres humains la redoutent. La mort. Dans ce contexte, voici un passionnant ouvrage dont le sujet est l’immortalité biologique… « Contre l’insupportable injustice qui consiste à habiter un corps périssable, l’homme a inventé l’immortalité. D’abord pure vue de l’esprit, objet de mythes et de religions, l’utopie en est venue, avec les progrès de la médecine, à prendre place sur l’agenda de la science » indique l’auteur.
 
De nos jours avec les progrès de la science, avec les nouvelles technologies, cette immortalité -encore probablement très lointaine- semble toutefois moins hypothétique… Mais qu’en est-il vraiment de ses promesses ?
 
La médecine a quelques raisons de nous rendre optimistes, comme en témoigne la croissance du nombre de centenaires (voire même de super-centenaires, ceux qui dépassent les 115 ans), mais la biologie reste toutefois plus réaliste en nous rappelant que l’évolution a choisi de rebattre régulièrement les cartes génétiques, et que la vie telle que nous la connaissons ne se conçoit pas sans la mort qui en assure la continuité.
 
Cela n’empêche pas le concept de renaître sous un jour nouveau, avec les délires transhumanistes qui promettent « l’homme augmenté », subvenant à toutes ses défaillances, voire l’immortel cyborg qui, n’ayant plus à craindre les maladies, n’aura plus qu’à lutter contre l’ennui.
 
Rappelons que Hélène Merle-Béral a dirigé le service d’hématologie biologique de la Pitié-Salpêtrière. Elle est l’auteur de 17 femmes prix Nobel de sciences (Odile Jacob, 2016).