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Article publié le 12/04/2017 à 05:17 | Lu 1982 fois

L'avenir : les deux-tiers des Français en ont peur !

Cette étude OpinionWay réalisée pour le compte de l’assureur Prévoir révèle notamment que la santé et la perte d’autonomie sont au cœur des préoccupations des Français, qui expriment un sentiment général d’inquiétude. Retour sur les principaux enseignements de ce sondage, réalisé auprès de 1 250 personnes, fin janvier 2017.


L'avenir : les deux-tiers des Français en ont peur !
Les Français sont-ils sereins face à leur avenir, de quoi ont-ils le plus peur, comment envisagent-ils leur retraite, se sentent-ils bien préparés pour faire face aux aléas de la vie ? Oui, globalement (66%) nos compatriotes ont peur de l’avenir.  
 
Comme le souligne Patricia Lacoste, PDG du groupe Prévoir : « plutôt inquiets face à l’avenir, les Français se sentent globalement mal préparés pour faire face aux aléas de la vie. Pourtant, ils pensent généralement bien connaître les différentes solutions d’assurance, épargne retraite et prévoyance. Ces résultats nous confortent dans notre mission de conseil. Elle s’avère d’autant plus importante pour les foyers populaires à revenus modestes (salariés et retraités). Gagnant moins de 2.500 euros par mois, ce sont souvent les plus fragiles face aux aléas ! ». 
 
Ainsi, selon ce nouveau sondage, les deux premières craintes des Français pour le futur sont la perte d’un proche et les problèmes de santé, partagées par 85% des répondants. La perte d’autonomie, naturellement fortement en lien avec le vieillissement, le handicap ou la maladie constitue, elle aussi, une crainte importante : ainsi, une large majorité (80%) en a peur et 71% craignent de devoir faire face à celle d’un proche.
 
Au-delà des aspects positifs de la retraite (temps libre, s’adonner à ses passions, voir ses amis, voyager, etc.), cette étape majeure est envisagée par 79% des sondés comme un moment où leur niveau de vie baissera. Cette intuition est d’ailleurs exacte puisqu’elle se confirme ! Ainsi, lors de leur départ à la retraite, la quasi-totalité des sondés (85% des retraités) a constaté une baisse de leur niveau de vie, même si celle-ci se révèle moins importante que ce qu’ils avaient imaginé.
 
Pire encore, 91% des retraités les plus modestes ont constaté une baisse de leur niveau de vie lors du départ à la retraite. Ce sont donc les plus pauvres qui en « pâtissent le plus ». Rappelons d’ailleurs que le montant de la retraite moyenne en France se situe à 1.074 euros… Moins que le SMIC.  
  
D’une manière générale, les Français se disent mal préparés pour faire face aux conséquences matérielles et financières des aléas de la vie, et en priorité ceux liés à la santé : maladie de longue durée (68%) ; invalidité temporaire ou permanente suite à un accident (65%) ; de façon équivalente, un décès ou la prise en charge d’un proche qui n’est plus autonome (62 %).
 
Pour surmonter ces difficultés et les conséquences des autres grands aléas de la vie, les Français comptent avant tout sur leurs propres ressources : 49% sur leur épargne, 26% sur leur assurance. L’aide de l’État n’arrive qu’en 5ème position des recours, citée par 9% des personnes interrogées.
 
Malgré leur sentiment de manque de préparation, une majorité de Français déclare avoir une bonne connaissance des contrats d’assurance obsèques, épargne retraite et prévoyance. Certains ont mis en place, ou prévoient de mettre en place, des solutions pour faire face aux conséquences matérielles et financières de la retraite et des aléas de la vie : un petit tiers (32%) assure avoir souscrit à un contrat de prévoyance décès-invalidité, un petit quart (24%) à un contrat d’épargne retraite et 36% envisagent de souscrire à un ou plusieurs de ces contrats, et parmi eux, 41% à un contrat de prévoyance dépendance et 38% à un contrat d’épargne retraite.
 
Pour ceux qui n’envisagent pas de souscrire à l’un de ces contrats, les principaux freins évoqués sont financiers : près de la moitié d’entre eux, 45%, estime ne pas en avoir les moyens. 29% n’en voient pas l’utilité.  
 
Et Patricia Lacoste de conclure : « la hiérarchisation des craintes ressortant de l’étude est emblématique de notre société : sujet « tabou », souvent peu évoqué, le deuil est effectivement redouté. Les problèmes de santé ou de perte d’autonomie sont des préoccupations croissantes dans notre société vieillissante ».