Par Michelle Joyaux, présidente fondatrice de l'association
Paul Valéry : ce visionnaire, écrivait dans ses cahiers en 1910 « Le civilisé des villes immenses revient à l’état de sauvage, c’est-à-dire isolé, parce que le mécanisme social lui permet d’oublier la nécessité de communauté et de perdre les sentiments de liens entre les individus ».
Voici le mal social contre lequel l’association Grands-Parrains entend lutter ! Non pas qu’elle veuille s’opposer aux migrations vers la ville, ni qu’elle cultive une vaine nostalgie des sociétés rurales, mais souhaite plus modestement contribuer à restaurer un peu du lien familial seul à même de répondre, dans bien des cas, aux soucis exprimés par Paul Valéry.
Aujourd’hui, on dénombre en France, quatorze millions de personnes âgées de plus de soixante ans. Or ce troisième âge, qui pourrait être celui du plein épanouissement est trop souvent celui où le lien social se désagrège. Sous le poids des évolutions techniques et en l’absence d’interventions correctrices de la puissance publique, l’âge de cessation de l’activité professionnelle aurait tendance à s’abaisser. Le senior n’a plus les solidarités du milieu du travail dont on ne mesure véritablement le prix que quand on les perd. Les liens familiaux eux-mêmes se distendent, la tribu s’est souvent dispersée géographiquement à la recherche du mieux-être, chacun en tout cas est suffisamment tracassé par le futur pour ne plus sacrifier au passé.
Pour éviter la solitude des aînés et soutenir les parents lorsqu’ils sont isolés, en l’absence de grands-parents, l’association Grands-Parrains s’efforce de recréer le maillon intergénérationnel manquant afin de délester un peu les services sociaux dans la mesure du possible.
Le temps de la retraite est légitimement celui des loisirs retrouvés. Il faut donc que le senior soit accueillant et disponible, mais sache aussi cantonner son apport dans la relation d’aide. Sur le plan affectif, les liens qui se nouent sont très délicats, senior et enfant étant l’un et l’autre fragiles, les sources d’incompréhension sont nombreuses, les centres d’intérêt différents en fonction des générations. Or, pour être fructueuse, la relation doit être et rester un moment d’affection partagée. Notre association est convaincue qu’on ne peut bien se situer dans ce type de relation qu’avec du recul et une vraie formation. Aussi organise-t-elle périodiquement des rencontres entre ses adhérents pour que l’expérience des uns profite aux autres.
Nous sommes fiers, pour notre part, de regrouper dans l’action des adhérents qui croient en la culture des différences entre générations, qui aiment en chacun « ce que jamais on ne verra deux fois » et qui souhaitent avec André Gide que « l’unique ne se perde pas ! ».
Voici le mal social contre lequel l’association Grands-Parrains entend lutter ! Non pas qu’elle veuille s’opposer aux migrations vers la ville, ni qu’elle cultive une vaine nostalgie des sociétés rurales, mais souhaite plus modestement contribuer à restaurer un peu du lien familial seul à même de répondre, dans bien des cas, aux soucis exprimés par Paul Valéry.
Aujourd’hui, on dénombre en France, quatorze millions de personnes âgées de plus de soixante ans. Or ce troisième âge, qui pourrait être celui du plein épanouissement est trop souvent celui où le lien social se désagrège. Sous le poids des évolutions techniques et en l’absence d’interventions correctrices de la puissance publique, l’âge de cessation de l’activité professionnelle aurait tendance à s’abaisser. Le senior n’a plus les solidarités du milieu du travail dont on ne mesure véritablement le prix que quand on les perd. Les liens familiaux eux-mêmes se distendent, la tribu s’est souvent dispersée géographiquement à la recherche du mieux-être, chacun en tout cas est suffisamment tracassé par le futur pour ne plus sacrifier au passé.
Pour éviter la solitude des aînés et soutenir les parents lorsqu’ils sont isolés, en l’absence de grands-parents, l’association Grands-Parrains s’efforce de recréer le maillon intergénérationnel manquant afin de délester un peu les services sociaux dans la mesure du possible.
Le temps de la retraite est légitimement celui des loisirs retrouvés. Il faut donc que le senior soit accueillant et disponible, mais sache aussi cantonner son apport dans la relation d’aide. Sur le plan affectif, les liens qui se nouent sont très délicats, senior et enfant étant l’un et l’autre fragiles, les sources d’incompréhension sont nombreuses, les centres d’intérêt différents en fonction des générations. Or, pour être fructueuse, la relation doit être et rester un moment d’affection partagée. Notre association est convaincue qu’on ne peut bien se situer dans ce type de relation qu’avec du recul et une vraie formation. Aussi organise-t-elle périodiquement des rencontres entre ses adhérents pour que l’expérience des uns profite aux autres.
Nous sommes fiers, pour notre part, de regrouper dans l’action des adhérents qui croient en la culture des différences entre générations, qui aiment en chacun « ce que jamais on ne verra deux fois » et qui souhaitent avec André Gide que « l’unique ne se perde pas ! ».




