Boire régulièrement du café, du vin, augmenter sa consommation de vitamine B, d’oméga-3, de poisson, faire des sudoku, des mots croisés, des mots fléchés… Nous avons tous entendu, lu ces conseils qui permettraient d’éviter la maladie d’Alzheimer. Mais ces croyances populaires sont-elles prouvées scientifiquement ?
Les impacts positifs d’une certaine alimentation ont-ils été démontrés dans des études sur la prévention de la maladie d’Alzheimer ?
Dr Claudine Berr : différentes études ont été menées dans ce domaine. Plusieurs observations ont notamment été faites concernant le régime méditerranéen, qui privilégie la consommation de poissons, de fruits, de légumes et d’huile d’olive. Par exemple, on a constaté chez des sujets qui consomment du poisson deux ou trois fois par semaine une diminution du risque du déclin des fonctions cognitives. Ce sont des pistes de prévention intéressantes mais qui restent à confirmer par des études plus poussées sur le long terme, difficiles à mettre en œuvre.
Qu’en est-il des effets des activités sportives ou intellectuelles ? Et avec quelles précautions les interpréter ?
Dr Claudine Berr : dans le cadre de la prévention, on parlera plus d’activité physique que d’activité sportive. Il est bien sûr conseillé de maintenir une activité physique à tous les âges de la vie, que ce soit de la marche ou simplement monter les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur. C’est une bonne voie de prévention, mais elle n’est pas spécifique à la maladie d’Alzheimer. L’un des bénéfices de la poursuite de l’activité physique est le travail sur l’équilibre qui permet de prévenir les chutes assez courantes chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Concernant les activités dites « intellectuelles », il existe des démonstrations en faveur des ateliers stimulant la mémoire, la logique ou la réflexion, qui diminueraient les risques. Mais les essais sont toujours en cours.
A ce jour, il n’existe pas de moyens de prévention médicale, mais existent-ils des préconisations ?
Dr Claudine Berr : il y a deux grandes hypothèses qui dominent pour comprendre les facteurs de risques de la maladie : la réserve cognitive (plus on a développé ses réseaux neuronaux, plus l’apparition de symptômes serait retardé) et l’implication des lésions vasculaires. Les préconisations sont alors les mêmes que pour les facteurs de risques vasculaires : le bon contrôle de la glycémie, de l’hypertension artérielle, du cholestérol. Finalement, tout ce qui est bon pour les vaisseaux est aussi bon pour le cerveau.
Quels sont les espoirs de la recherche concernant la prévention médicale de la maladie d’Alzheimer ?
Dr Claudine Berr : aujourd’hui, les études ont permis d’identifier les facteurs qui jouent le plus : le niveau d’éducation, le diabète, la consommation de fruits et légumes, la part génétique. Il est prématuré d’annoncer la causalité de chaque facteur qui doit encore être démontrée par des essais. Et si des travaux sont en cours, il faudra encore cinq à dix ans avant de pouvoir proposer une prévention plus individualisée avec des recommandations spécifiques.
Les impacts positifs d’une certaine alimentation ont-ils été démontrés dans des études sur la prévention de la maladie d’Alzheimer ?
Dr Claudine Berr : différentes études ont été menées dans ce domaine. Plusieurs observations ont notamment été faites concernant le régime méditerranéen, qui privilégie la consommation de poissons, de fruits, de légumes et d’huile d’olive. Par exemple, on a constaté chez des sujets qui consomment du poisson deux ou trois fois par semaine une diminution du risque du déclin des fonctions cognitives. Ce sont des pistes de prévention intéressantes mais qui restent à confirmer par des études plus poussées sur le long terme, difficiles à mettre en œuvre.
Qu’en est-il des effets des activités sportives ou intellectuelles ? Et avec quelles précautions les interpréter ?
Dr Claudine Berr : dans le cadre de la prévention, on parlera plus d’activité physique que d’activité sportive. Il est bien sûr conseillé de maintenir une activité physique à tous les âges de la vie, que ce soit de la marche ou simplement monter les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur. C’est une bonne voie de prévention, mais elle n’est pas spécifique à la maladie d’Alzheimer. L’un des bénéfices de la poursuite de l’activité physique est le travail sur l’équilibre qui permet de prévenir les chutes assez courantes chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Concernant les activités dites « intellectuelles », il existe des démonstrations en faveur des ateliers stimulant la mémoire, la logique ou la réflexion, qui diminueraient les risques. Mais les essais sont toujours en cours.
A ce jour, il n’existe pas de moyens de prévention médicale, mais existent-ils des préconisations ?
Dr Claudine Berr : il y a deux grandes hypothèses qui dominent pour comprendre les facteurs de risques de la maladie : la réserve cognitive (plus on a développé ses réseaux neuronaux, plus l’apparition de symptômes serait retardé) et l’implication des lésions vasculaires. Les préconisations sont alors les mêmes que pour les facteurs de risques vasculaires : le bon contrôle de la glycémie, de l’hypertension artérielle, du cholestérol. Finalement, tout ce qui est bon pour les vaisseaux est aussi bon pour le cerveau.
Quels sont les espoirs de la recherche concernant la prévention médicale de la maladie d’Alzheimer ?
Dr Claudine Berr : aujourd’hui, les études ont permis d’identifier les facteurs qui jouent le plus : le niveau d’éducation, le diabète, la consommation de fruits et légumes, la part génétique. Il est prématuré d’annoncer la causalité de chaque facteur qui doit encore être démontrée par des essais. Et si des travaux sont en cours, il faudra encore cinq à dix ans avant de pouvoir proposer une prévention plus individualisée avec des recommandations spécifiques.




