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Article publié le 30/06/2021 à 09:11 | Lu 1585 fois

Houston : ouverture d'une maison de retraite LGBTQ




Encore rare il y a quelques années, les maisons de retraite pour gays commencent à se développer un peu partout sur la planète. Dernière en date, l’établissement Law Harrington qui vient d’ouvrir ses portes à Houston aux Texas pour les couples seniors de même sexe ou les personnes transgenres.


Photo Toni Reed on Unsplash
Même si les chiffres recensant la communauté gay différent selon les sources et les pays, évoluant entre 3 et 10%, le vieillissement de la population, et notamment l’avancée en âge des baby-boomers, donne lieu à l’émergence d’un nouveau marché de niche, celui des maisons de retraite ou des résidences pour seniors homosexuels et plus largement LGBTQ (lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers).
 
Cela fait déjà une vingtaine d’années que le concept de maisons de retraites « gay » ou de résidences services pour seniors a été lancé principalement aux Etats-Unis, mais aussi à Barcelone, Amsterdam, Berlin, Zurich ou encore Montréal au Canada. En revanche, l’établissement Law Harrington est le premier de ce genre dans le sud des Etats-Unis, généralement plus conservateur.
 
Rien à notre connaissance en France à part le groupe de maisons de retraite Korian qui avait mis en place en janvier 2018 deux chartes d’engagements Lesbienne, Gay, Bi, Trans (LGBT) -une première dans l’univers des maisons de retraite- avec le soutien de l’association l’Autre Cercle.
 
Cette nouvelle résidence (inspirée d’une structure de Los Angeles) vient donc d’être inaugurée à Houston au Texas. Avec sa tour arc-en-ciel, elle comprend 112 appartements à louer pour environ 500 dollars par mois. On y retrouve, comme partout, des espaces communs permettant à la communauté de se retrouver, mais également un centre de soin ouvert aux habitants du quartier.
 
Elle porte le nom de Charles Law et Gene Harrington, deux militants de Houston défenseurs des droits des homosexuels, morts du sida en 1993 et 2002. Le projet a été mené à bien par l’association Montrose Center, spécialisée depuis 1978 dans l’accompagnement des LGBTQ. Il a également reçu le soutien de l’ancien maire de la ville.