Perçues par 60% des français (57% des hommes et 63% des femmes) comme un véritable tabou, les fuites urinaires masculines sont moins souvent évoquées que les fuites urinaires féminines. « Un homme pour neuf femmes est concerné par les fuites urinaires. Plus on avance en âge, plus les chiffres tendent à s’égaliser pour arriver à une moyenne de 60% de femmes pour 40% d’hommes » précise le docteur Jean-François Hermieu, Chirurgien Urologue à l’Hôpital Bichat à Paris et membre de l’Institut TENA.
Envie pressante et fréquente d’uriner, sensation de ne pas avoir complètement vidé sa vessie après un passage aux toilettes, écoulement inattendu de quelques gouttes d’urine, les fuites urinaires sont une affection courante. Pourtant, en parler n’est pas facile.
Le ressenti des Français autour des fuites urinaires masculines est très fort et empreint d’une certaine gravité. Les fuites urinaires sont considérées comme lourdes de conséquences sur les différents aspects de la vie d’un homme.
Qu’ils soient concernés ou non par les fuites urinaires : 91% des Français estiment qu’elles ont de fortes répercussions sur la vie sociale (loisirs, sports, amitiés) et sentimentale des hommes ; 73% (79% des femmes contre 66% des hommes) pensent qu’elles ont des conséquences sur la virilité ; 65% (72% des femmes contre 56% des hommes) pensent qu’elles ont des conséquences sur les performances sexuelles et 90% jugent qu’elles influent sur la vie professionnelle et 83% sur la vie familiale.
« Ce jugement tabou des Français sur les fuites urinaires me surprend un peu mais il est le reflet de notre société moderne. Nos modes de vie ne sont pas adaptés aux fuites urinaires. Le temps passé dans les transports, ou encore la difficulté à trouver des toilettes publiques en ville, sont des situations propices aux fuites accidentelles » explique le docteur Jean-François Hermieu.
« Concernant les performances sexuelles et la virilité, on peut s’étonner du jugement des femmes, bien plus sévère que celui des hommes. Mais il peut s’expliquer une fois de plus par les codes de notre société moderne. La mise en avant permanente de la performance sexuelle suscite un sentiment d’angoisse, une peur de l’échec très forte chez les hommes et une grande attente chez les femmes » poursuit-il.
Désarmés face à une situation qu’ils ne comprennent pas toujours, les hommes sont 93% à penser que les fuites urinaires masculines ont un impact sur la confiance en soi. En parler peut permettre de dédramatiser, les fuites urinaires n’étant ni une déchéance, ni une fatalité.
« Lors de mes consultations, j’ai remarqué que les femmes concernées par les fuites urinaires les acceptent plus facilement et font preuve d’une certaine ‘résignation’. Les hommes appréhendent plutôt les fuites urinaires comme un dysfonctionnement, une « anomalie » et ils attendent des solutions concrètes à leur problème » remarque encore le docteur Jean-François Hermieu. « Le tabou des problèmes urinaires masculins et en particulier des fuites est surtout lié à l’évocation de la prostate. En effet, les hommes identifient mal son rôle mais l’associent inconsciemment à la sexualité et la virilité. Son évocation leur rappelle qu’ils vieillissent, ils ont peur des interventions qu’ils associent à des ‘mutilations’» ajoute t-il.
Même s’ils identifient plutôt bien leurs causes (plus de 90% d’entre eux citent l’avancée en âge, le cancer de la prostate, un mauvais fonctionnement de la vessie et les conséquences d’une intervention chirurgicale), 79% des sondés (80% des femmes et 77% des hommes) estiment être mal informés sur les fuites urinaires masculines.
Certaines raisons citées par les hommes comme étant un facteur pouvant expliquer les fuites urinaires montrent que les idées reçues restent tenaces : 51% d’entre eux pensent que la consommation abusive de liquides peut les expliquer ! Ce sentiment est surtout lié à une mauvaise connaissance des solutions existantes en cas de fuites urinaires masculines, notamment par les hommes : 50% des femmes connaissent la rééducation comme solution contre 32% des hommes ; 32% des femmes identifient les médicaments quand les hommes ne sont que 21% à en avoir entendu parler et 34% des femmes connaissent les techniques de chirurgie comme recours contre 24% des hommes. Enfin, les hommes comme les femmes sont un sur deux à n’avoir jamais entendu parler des protections masculines
Envie pressante et fréquente d’uriner, sensation de ne pas avoir complètement vidé sa vessie après un passage aux toilettes, écoulement inattendu de quelques gouttes d’urine, les fuites urinaires sont une affection courante. Pourtant, en parler n’est pas facile.
Le ressenti des Français autour des fuites urinaires masculines est très fort et empreint d’une certaine gravité. Les fuites urinaires sont considérées comme lourdes de conséquences sur les différents aspects de la vie d’un homme.
Qu’ils soient concernés ou non par les fuites urinaires : 91% des Français estiment qu’elles ont de fortes répercussions sur la vie sociale (loisirs, sports, amitiés) et sentimentale des hommes ; 73% (79% des femmes contre 66% des hommes) pensent qu’elles ont des conséquences sur la virilité ; 65% (72% des femmes contre 56% des hommes) pensent qu’elles ont des conséquences sur les performances sexuelles et 90% jugent qu’elles influent sur la vie professionnelle et 83% sur la vie familiale.
« Ce jugement tabou des Français sur les fuites urinaires me surprend un peu mais il est le reflet de notre société moderne. Nos modes de vie ne sont pas adaptés aux fuites urinaires. Le temps passé dans les transports, ou encore la difficulté à trouver des toilettes publiques en ville, sont des situations propices aux fuites accidentelles » explique le docteur Jean-François Hermieu.
« Concernant les performances sexuelles et la virilité, on peut s’étonner du jugement des femmes, bien plus sévère que celui des hommes. Mais il peut s’expliquer une fois de plus par les codes de notre société moderne. La mise en avant permanente de la performance sexuelle suscite un sentiment d’angoisse, une peur de l’échec très forte chez les hommes et une grande attente chez les femmes » poursuit-il.
Désarmés face à une situation qu’ils ne comprennent pas toujours, les hommes sont 93% à penser que les fuites urinaires masculines ont un impact sur la confiance en soi. En parler peut permettre de dédramatiser, les fuites urinaires n’étant ni une déchéance, ni une fatalité.
« Lors de mes consultations, j’ai remarqué que les femmes concernées par les fuites urinaires les acceptent plus facilement et font preuve d’une certaine ‘résignation’. Les hommes appréhendent plutôt les fuites urinaires comme un dysfonctionnement, une « anomalie » et ils attendent des solutions concrètes à leur problème » remarque encore le docteur Jean-François Hermieu. « Le tabou des problèmes urinaires masculins et en particulier des fuites est surtout lié à l’évocation de la prostate. En effet, les hommes identifient mal son rôle mais l’associent inconsciemment à la sexualité et la virilité. Son évocation leur rappelle qu’ils vieillissent, ils ont peur des interventions qu’ils associent à des ‘mutilations’» ajoute t-il.
Même s’ils identifient plutôt bien leurs causes (plus de 90% d’entre eux citent l’avancée en âge, le cancer de la prostate, un mauvais fonctionnement de la vessie et les conséquences d’une intervention chirurgicale), 79% des sondés (80% des femmes et 77% des hommes) estiment être mal informés sur les fuites urinaires masculines.
Certaines raisons citées par les hommes comme étant un facteur pouvant expliquer les fuites urinaires montrent que les idées reçues restent tenaces : 51% d’entre eux pensent que la consommation abusive de liquides peut les expliquer ! Ce sentiment est surtout lié à une mauvaise connaissance des solutions existantes en cas de fuites urinaires masculines, notamment par les hommes : 50% des femmes connaissent la rééducation comme solution contre 32% des hommes ; 32% des femmes identifient les médicaments quand les hommes ne sont que 21% à en avoir entendu parler et 34% des femmes connaissent les techniques de chirurgie comme recours contre 24% des hommes. Enfin, les hommes comme les femmes sont un sur deux à n’avoir jamais entendu parler des protections masculines

