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Article publié le 29/04/2021 à 10:02 | Lu 4471 fois

Fondation Partage et Vie : vingt ans au service des ainés




Le 11 avril 2021, la Fondation Partage et Vie a célébré les 20 ans de la publication du décret lui conférant le statut de Fondation d’utilité publique. 20 ans au service des plus vulnérables que l’âge, le handicap ou la maladie exposent à la perte de leur autonomie. Retour sur cette institution au service des anciens.


L’histoire de la Fondation est liée à celle des Caisses d’Épargne. À l’origine, celles-ci remplissaient des missions d’intérêt général en soutenant des œuvres sociales dont la création de maisons de retraite.
 
Au début des années 90, les Caisses d’Épargne décident de mutualiser la gestion de ces établissements pour personnes âgées en créant une structure de type associatif. C’est ainsi qu’en 1992 naît l’Association Nationale Service Senior Écureuil (ANSSE).
 
Dotées chacune d’un conseil d’administration indépendant, ces maisons de retraite peuvent alors, intégrer ou non la nouvelle association. Trois premiers établissements répondent positivement : Le Village de la Croix Blanche à Autun (Saône-et-Loire), Clair Logis à Alès (Gard) et Leis Eschirou à Dieulefit (Drôme). En dix ans, 24 établissements sont repris ou créés.
 
À la fin des années 90, Charles Milhaud engage les premières réflexions pour transformer l’ANSSE en
fondation reconnue d’utilité publique, un statut qui permet de garantir la pérennité du projet, de ses
valeurs et de proposer une réponse d’envergure à une problématique qui s’impose de plus en plus dans
la société : le développement des maladies neurodégénératives liées au grand âge.
 
Le projet prend corps en 2001, à l’occasion de la réforme transformant les Caisses d’Épargne en
banques coopératives. Le développement s’accélère tout au long de la décennie 2000 : plus de 70 chantiers de création ou de rénovation sont lancés au cours des dix années suivantes Et de fait, la Fondation connaît une croissance très rapide en l’espace d’une décennie : en 2011, son réseau compte 118 établissements.
 
Les besoins liés à l’allongement de la durée de vie et à l’évolution du profil des résidents entraînent une médicalisation croissante des établissements. Dans ce contexte, les Caisses d’Épargne prennent conscience que la Fondation doit pouvoir s’appuyer sur de nouvelles compétences.
 
Dès 2015, elles décident de passer le relais à de nouveaux partenaires afin de continuer à voir grandir l’ensemble ainsi créé. La nouvelle gouvernance a pour mission de permettre à la Fondation de relever les défis sociétaux du vieillissement et de répondre toujours mieux aux besoins des plus fragiles.
 
Devenir institution de référence au service du grand âge et des personnes en situation de handicap,
telle est aujourd’hui l’ambition de Partage et Vie (la fondation change de nom en 2016). Dans le cadre de l’élaboration de son projet stratégique, la fondation a estimé indispensable de donner aux collaborateurs la possibilité d’une prise de recul d’ordre éthique sur leurs pratiques, leur implication, leurs rapports aux résidents et patients qu’ils accompagnent.
 
Elle a confié à Roger-Pol Droit, philosophe, écrivain et journaliste, la mission d’animer une réflexion sur les valeurs, normes, questionnements se trouvant au cœur de la raison d’être de Partage et Vie. Il a réuni autour de lui un groupe de travail composé de médecins, de sociologues, d’écrivains, de philosophes ainsi que de directeurs d’établissement.
 
Des questions très diverses ont été abordées : respect de la personne et de son autonomie, sa dignité, ses besoins, ses plaisirs, son consentement, la place des proches, l’articulation entre liberté et sécurité… Les débats ont abouti à une Déclaration qui expose les principes éthiques guidant les actions des professionnels de Partage et Vie et à la publication d’un ouvrage aux éditions PUF.
 
À partir de son positionnement actuel, Partage et Vie veut déployer une stratégie de croissance, avec la création ou la reprise de 5 services ou établissements par an, et une offre de soins prodigués quel que soit le domicile de la personne accompagnée. Pour cela, elle se positionne plus en amont dans le parcours des personnes :
- en proposant des résidences autonomie, des résidences seniors, des foyers d’hébergement et de vie, de l’habitat inclusif, à proximité de son réseau existant ;
- en s’appuyant sur ses expériences en matière de services d’aide et d’accompagnement à domicile et de téléassistance pour renforcer sa place au domicile des personnes ;
- en jouant un rôle d’accélérateur dans la médecine de proximité, en étant un partenaire, voire
un acteur à part entière, de l’offre sanitaire territoriale.
 
« À nous le soin ! » tel est le titre du projet stratégique. Il emprunte la formule traditionnelle de la marine à voile « À vous le soin », par laquelle l’officier qui quitte son quart transmet la responsabilité
du navire à son remplaçant. Ce titre exprime le souci de garder le cap et de s’adapter avec équilibre,
raison et audace aux aléas de la mer. Il résume les valeurs de solidarité, de responsabilité et de
confiance mutuelle qui guident la mise en œuvre de ce projet stratégique.