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Quatre ans après la Collection Chtchoukine à la Fondation Vuitton, Bernard Arnault, qui décidément aime ce lieu, a le projet d’y présenter la Collection Morozov, qu’il considère comme la suite de sa démarche intitulée « Icones de l’art moderne ». Il en confie la direction à Anne Baldassari, qu’il nommera Commissaire Général de cette exposition.
Avec une patience et un pouvoir de persuasion remarquables, l’ancienne directrice du musée Picasso parvient à rassembler plus de deux cents toiles ayant appartenu à cette collection. Pour réaliser un tel chantier, il a fallu un nombre considérable de convois hautement surveillés ; le tout protégé par des contrats d’assurance aux montants pharaoniques.
L’exposition présente au total plus de deux cents tableaux amassés par les frères Morozov, Mikhail et Ivan, deux (très) riches industriels, entre 1903 et 1918, puis dispersés ensuite dans divers musées d’état soviétiques.
On y trouve bien sûr, plusieurs chefs d’œuvre de la peinture russe parmi lesquels des toiles de Malévitch, Sérov et Kontchalovski. Mais c’est surtout les peintres français Cézanne, Renoir, Gauguin, Matisse, Picasso qui y sont représentés, toute la quintessence de l’impressionnisme de la fin du XIXème siècle.
C’est la première fois que toutes ces œuvres sont à nouveau réunies sur le sol français, elles qui avaient migré, bien malgré elles, à l’étranger.
Les quelque 200 toiles présentées sont réparties dans 11 galeries sur quatre niveaux. On est particulièrement émerveillé par deux tableaux d’André Derain aux couleurs éclatantes « Route en montagne » (Cassis 1907) et « Le séchage des voiles » (Collioure 1905).
Et puis très émus de revoir la série de « Vues sur la Seine par temps gris », d’Albert Marquet, si souvent reproduites. Cézanne n’est pas en reste, avec les deux versions de « la Montagne Sainte Victoire » et aussi ses célèbres « Baigneurs » (en photo).
On retrouve avec plaisir « L’acrobate à la boule » de Picasso (1905), déjà vu à Paris récemment, vision symbolique où s’opposent deux perspectives, celle de la solidité du gymnaste de dos, assis sur un cube et la fragilité de l’acrobate, debout sur un ballon.
Et, bien sûr, l’énigmatique tableau de Van Gogh « La Ronde des prisonniers », auquel une salle entière est consacrée, dans une mise en lumière étonnante qui lui confère comme une impression de mouvement.
On est plus perplexe dans la dernière salle, reconstitution du salon de musique d’Ivan Morozov, où sont rassemblés, encadrés par quatre statues d’Aristide Maillol, les imposants panneaux de « L’histoire de Psyché » de Maurice Denis, peintures très académiques qu’Ivan Morozov considérait pourtant comme les perles de sa collection.
Un dernier regard, avant de quitter ce lieu, pour le bâtiment, gigantesque navire posé sur le flot du monde, construit par Frank Gehry et, pourquoi pas, un petit tour dans le Bois tout proche si le temps le permet.
Avec une patience et un pouvoir de persuasion remarquables, l’ancienne directrice du musée Picasso parvient à rassembler plus de deux cents toiles ayant appartenu à cette collection. Pour réaliser un tel chantier, il a fallu un nombre considérable de convois hautement surveillés ; le tout protégé par des contrats d’assurance aux montants pharaoniques.
L’exposition présente au total plus de deux cents tableaux amassés par les frères Morozov, Mikhail et Ivan, deux (très) riches industriels, entre 1903 et 1918, puis dispersés ensuite dans divers musées d’état soviétiques.
On y trouve bien sûr, plusieurs chefs d’œuvre de la peinture russe parmi lesquels des toiles de Malévitch, Sérov et Kontchalovski. Mais c’est surtout les peintres français Cézanne, Renoir, Gauguin, Matisse, Picasso qui y sont représentés, toute la quintessence de l’impressionnisme de la fin du XIXème siècle.
C’est la première fois que toutes ces œuvres sont à nouveau réunies sur le sol français, elles qui avaient migré, bien malgré elles, à l’étranger.
Les quelque 200 toiles présentées sont réparties dans 11 galeries sur quatre niveaux. On est particulièrement émerveillé par deux tableaux d’André Derain aux couleurs éclatantes « Route en montagne » (Cassis 1907) et « Le séchage des voiles » (Collioure 1905).
Et puis très émus de revoir la série de « Vues sur la Seine par temps gris », d’Albert Marquet, si souvent reproduites. Cézanne n’est pas en reste, avec les deux versions de « la Montagne Sainte Victoire » et aussi ses célèbres « Baigneurs » (en photo).
On retrouve avec plaisir « L’acrobate à la boule » de Picasso (1905), déjà vu à Paris récemment, vision symbolique où s’opposent deux perspectives, celle de la solidité du gymnaste de dos, assis sur un cube et la fragilité de l’acrobate, debout sur un ballon.
Et, bien sûr, l’énigmatique tableau de Van Gogh « La Ronde des prisonniers », auquel une salle entière est consacrée, dans une mise en lumière étonnante qui lui confère comme une impression de mouvement.
On est plus perplexe dans la dernière salle, reconstitution du salon de musique d’Ivan Morozov, où sont rassemblés, encadrés par quatre statues d’Aristide Maillol, les imposants panneaux de « L’histoire de Psyché » de Maurice Denis, peintures très académiques qu’Ivan Morozov considérait pourtant comme les perles de sa collection.
Un dernier regard, avant de quitter ce lieu, pour le bâtiment, gigantesque navire posé sur le flot du monde, construit par Frank Gehry et, pourquoi pas, un petit tour dans le Bois tout proche si le temps le permet.





