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Article publié le 26/01/2018 à 01:00 | Lu 1819 fois

Espérance de vie : l'écart se réduit entre hommes et femmes

Au 1ᵉʳ janvier 2018 et selon les derniers chiffres de l’Insee, la France comptait 67,2 millions d’habitants. Au cours de l’année 2017, la population hexagonale a ainsi augmenté de 233.000 personnes. A noter également que l’espérance de vie à la naissance reste stable pour les femmes (85,3 ans) et progresse pour les hommes (79,5 ans).


En 2017 en France, l’Insee a recensé 767.000 bébés nés dans l’Hexagone, soit 17.000 de moins qu’en 2016. A noter qu’il s’agit de la troisième année consécutive de baisse. Par ailleurs, l’indicateur de fécondité est également en recul pour la troisième année consécutive, s’établissant à 1,88 enfant par femme en 2017 (contre 1,92 en 2016). Il reste néanmoins le plus élevé d’Europe.
 
La même année, 603.000 personnes sont décédées, soit 9.000 de plus qu’en 2016. On remarque que le nombre de décès a tendance à augmenter depuis le début des années 2010 du fait de l’arrivée massive de la génération du baby-boom à des âges de forte mortalité.
 
De fait, entre 2010 et 2017, le nombre de morts en France est passé de 551.000 à 602.000. Sans compter l’épidémie de grippe hivernale débutée fin 2016 qui a fortement fait augmenter le taux de mortalité des ainés (de l’importance de la vaccination des populations fragiles…). En revanche, l’épisode caniculaire du mois de juin 2017 n’a eu qu’un impact limité sur la mortalité au niveau national.
 
En 2017, l’espérance de vie à la naissance s’élevait à 85,3 ans pour les femmes et à 79,5 ans pour les hommes. Après avoir reculé en 2015, elle s’est donc remise à progresser en 2016 pour les dames et les messieurs…
 
Côté masculin, cette augmentation s’est poursuivie en 2017 (+0,2 par an). En revanche, ce n’est pas le cas pour les femmes, dont l’espérance de vie est restée stable. Elles n’ont donc toujours pas retrouvé en 2017, l’espérance de vie à la naissance qu’elles avaient en 2014.
 
Rappelons qu’en Europe en 2015, l’espérance de vie des femmes à la naissance était la plus élevée en Espagne, suivie par la France (plus de 85 ans dans ces deux pays). Pour les hommes, c’est en Suède, en Italie, en Espagne et au Luxembourg que l’espérance de vie à la naissance était la plus élevée (plus de 80 ans), la France occupant dans ce classement une place intermédiaire.
 
Autre point saillant de ces nouvelles données démographiques : l’écart d’espérance de vie entre femmes et hommes continue de se réduire en France : il est de 5,8 ans en 2017, contre 7 ans en 2007 et 7,8 ans en 1997. Il reste toutefois important par rapport à celui rencontré dans d’autres pays de l’UE. En 2015, cet écart s’élevait à 6,3 ans en France, alors qu’il était inférieur à 4 ans dans six pays de l’Union européenne : les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, Chypre, l’Irlande et le Danemark.
 
À l’opposé, les pays où l’écart d’espérance de vie entre les femmes et les hommes est supérieur à celui de la France sont tous des pays de l’est de l’Europe. En particulier, dans les trois pays baltes, cet écart dépasse neuf ans.
 
En France, l’espérance de vie à 60 ans -celle qui concerne plus directement les seniors- augmente pour les messieurs, mais pas pour les dames. Ainsi, dans les conditions de mortalité de 2017, un homme de 60 ans vivrait encore 23,2 ans en moyenne, soit 0,1 an de plus qu’en 2016. L’espérance de vie à 60 ans pour les femmes serait quant à elle de 27,5 ans ; stable par rapport à celle de 2016.
 
Sans surprise, le vieillissement de la population française se poursuit. Au 1ᵉʳ janvier 2018, les personnes de 65 ans ou plus représentaient 19,6% de la population contre 19,2% un an auparavant. Vingt ans plus tôt, elles ne représentaient que 15,5% de la population. Un vieillissement des populations qui s’observe aussi dans l’ensemble de l’Europe.
 
De fait, la proportion des 65 ans ou plus dans l’UE est passée de 16,8% à 19,2% entre 2006 et 2016. Elle est légèrement plus élevée qu’en France où elle est passée de 16,4% à 18,8%. Les pays où la part des seniors est la plus élevée sont l’Italie (22%), suivie par la Grèce (21,3%) et l’Allemagne (21,1%) ; les pays où elle est la plus faible sont l’Irlande (13,2%), le Luxembourg (14,2%) et la Slovaquie (14,4%).






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