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Article publié le 23/02/2021 à 10:37 | Lu 2392 fois

Cohabitation intergénérationnelle solidaire : quid des APL ?




La cohabitation intergénérationnelle, comme le propose Xenia via sa plateforme en ligne, permet à des seniors de louer à des jeunes une partie de leur logement. Etablie sur un type de contrat particulier qui n’est pas une location à proprement parler, cette cohabitation intergénérationnelle permet-elle aux deux parties d’accéder à l’aide personnalisée au logement (APL), si elles en font la demande ? Xenia répond à la question.


La cohabitation intergénérationnelle -qui existe depuis une grosse quinzaine d’années- donne la possibilité à une personne âgée de plus de 60 ans d’accueillir chez elle un étudiant ou un jeune actif à la recherche d’un logement en échange d’un loyer modéré. Un échange « gagnant-gagnant » ou « win-win » comme on dit de nos jours.
 
Pour rappel, cette entente peut inclure également quelques menus services rendus au quotidien, comme une aide à l’utilisation des outils numériques par exemple, faire quelques courses, quelques réparations, même si, et c’est un point important à souligner, « il ne peut y avoir de lien de subordination entre les deux cohabitants ».
 
Juridiquement, précise Xenia, ce type de cohabitation « jeunet-senior » s’inscrit dans le cadre de la loi ELAN et ne peut se faire qu’autour d’un contrat dit de « cohabitation intergénérationnelle solidaire ».
 
Ce dernier, plus souple que le bail mobilité, n’est pas une location à proprement parler, car les modalités d’hébergement sont spécifiques entre la personne qui héberge et le jeune qu’elle accueille. Point important : à ce titre, le senior peut proposer ce type d’hébergement même s’il est lui-même locataire. Pas besoin d’être propriétaire donc.
 
Dans ce contexte, et comme pour une location « classique », un contrat de cohabitation intergénérationnelle prévoit que le jeune louant ou sous-louant une partie du logement d’une personne âgée pourra dès lors bénéficier de l’aide personnalisée au logement (APL) ou encore de l’allocation de logement sociale (ALS).
 
De la même façon, si une personne âgée est déjà bénéficiaire de l’APL en tant que locataire, la contribution financière qu’elle percevra de la part du jeune avec lequel elle cohabite ne sera pas prise en compte dans ses ressources pour le calcul de ses aides au logement.
 
Fondée en mai 2020, la startup française Xenia rassemble les générations sous le même toit grâce à la cohabitation intergénérationnelle. Le fonctionnement est très simple. En se rendant sur la plateforme en ligne xenia-cohabitation.com, l’utilisateur s’inscrit et indique s’il est un senior à la recherche d’un jeune locataire ou s’il est un étudiant à la recherche d’un logement.
 
Ensuite, il est invité à répondre à un questionnaire très détaillé où il peut exprimer ses attentes et ses centres d’intérêt, permettant ainsi à l’équipe de Xenia d’associer des profils complémentaires pour créer des duos harmonieux.
 
Xenia est présente sur tout le territoire : dans les grandes villes de France, notamment en Île-de-France et à Bordeaux, mais aussi à Nantes et Strasbourg et dans les plus petites communes de l’hexagone (Bayonne, Valence, Limoges, Aix-en-Provence, Dunkerque, etc.).