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Article publié le 29/04/2019 à 01:35 | Lu 2554 fois

Chiens et chats : attention aux parasites !

Avec 13,5 millions de chats et 7,3 millions de chiens, la France n’a jamais compté autant d’animaux de compagnie. De fait, un foyer sur deux en possède au moins un, avec bien sûr, de nombreuses personnes âgées. Pour que la santé des uns ne parasite pas celle des autres, le laboratoire Boehringer Ingelheim sensibilise les foyers aux maladies communes à l’animal et à l’Homme.


Parasites externes

Chiens et chats : attention aux parasites !
Les puces
Près de 21 % des chats sont infestés par des puces. Fréquemment rencontrées à la fois chez le chien et le chat, elles passent inaperçues pour presque la moitié des propriétaires. Chez l’animal, elles sont responsables de démangeaisons et dans certains cas, d’allergies comme la dermatite par allergie aux piqûres de puces.
 
Elles peuvent être des vecteurs de transmission d’un ver plat (dipylidium caninum) et de bactéries favorisant le développement de la maladie dite « des griffes du chat ». En cas d’infestation massive de l’environnement, les puces peuvent aussi piquer les membres de la famille et être à l’origine de symptômes tels que du grattage et des éruptions cutanées.
 
Dans ces conditions, un traitement symptomatique chez l’Homme et le traitement des animaux et de l’environnement doivent être mis en place.
 
Les tiques
Les maladies transmises par les tiques ne peuvent l‘être de manière directe ou indirecte, par un animal à un être humain. Le chien ne représente donc pas un vecteur de contamination pour les membres de la famille.
 
En France, les tiques sont néanmoins vectrices de maladies fréquentes pouvant être graves voire mortelles chez le chien. Parmi les pathologies provoquées, la piroplasmose entraîne une destruction des globules rouges et la maladie de Lyme provoque généralement des signes cliniques généraux (fièvre, fatigue, apathie) ainsi que des douleurs musculaires et articulaires.
 
Cette dernière, qui reste rarement observée chez le chien, peut en revanche avoir des répercussions graves sur la santé humaine. L’Homme s’expose à des risques de contamination directement dans la nature, en particulier en forêt, où les tiques sont très présentes.
 
C’est pourquoi il est recommandé de porter des vêtements longs pour protéger bras et jambes de ces parasites transmetteurs de la maladie de Lyme. Chez l’Homme, cette maladie se traduit en premier lieu par une rougeur localisée, suivie par des symptômes neurologiques (inflammations nerveuses, migraines, paralysie faciale chez l’enfant) ou articulaires.

​Parasites internes

Le ver ascaris
Le plus courant des parasites internes est le ver ascaris, responsable de l’une des zoonoses -maladies transmissibles de l’animal à l’Homme- les plus répandues à travers le monde : la toxocarose. Pratiquement les deux-tiers (67%) des chiots et chatons de moins de 3 mois sont infestés par ce ver rond  pouvant entraîner des symptômes digestifs (ventre gonflé, diarrhées, vomissements), voire des troubles respiratoires (généralement une toux ou une pneumonie) en cas d’infestation massive.
 
Les chiens et les chats adultes sont les principaux vecteurs de contamination de l’environnement, ils ne présentent pas de signes de maladie. Ils peuvent en revanche transmettre ce parasite par le biais d’oeufs présents dans leurs selles aux personnes fragiles d’un foyer (personnes âgées ou immunodéprimées) et aux enfants.
 
Attention : la toxocarose peut être à l’origine de graves problèmes de santé chez ces individus : douleurs abdominales, diarrhée, symptômes neurologiques, troubles visuels. En France, le risque de transmission parasitaire est avéré : entre 5% et 14% des Français ont été, ou sont, en contact avec le parasite.
 
La vermifugation mensuelle des carnivores domestiques contre les parasites internes est requise pour prévenir la toxocarose chez l’animal et chez l’Homme. Elle permet d’éliminer tout risque d’excrétion des oeufs. Ce rythme mensuel est préconisé si l’animal est un chiot ou un chaton ou un adulte en contact étroit avec des individus à risque (enfants, personnes fragiles).
 
Préconisées par l’ESCCAP, ces mesures complètent la prévention sanitaire reposant sur des mesures hygiéniques et alimentaires simples.
 
Les ankylostomes
Plusieurs espèces d’ankylostomes, des vers ronds parasites de l’intestin grêle, sont rencontrées chez le chien et chez le chat. Ces derniers peuvent se contaminer par l’ingestion d’aliments souillés, d’herbe, de terre ou de selles contenant des larves mais aussi par voie transcutanée.
 
Ce mode de transmission est fréquent dans les chenils mal entretenus dont le sol peut contenir des larves. Il suffit que le chien se couche sur le sol pour être contaminé. C’est aussi le mode de contamination de l’Homme : en marchant pieds nus ou en s’allongeant sur les plages de sable sec.
 
L’ankylostomose est ainsi l‘une des pathologies les plus fréquentes au retour de voyage, la plus fréquente des maladies de peau tropicales des voyageurs et la première cause de dermatite rampante (95 %), une maladie de peau évolutive.
 
Elle se manifeste notamment par une éruption cutanée persistante. La prise en charge passe par l’administration de médicaments et la guérison spontanée est possible en 2 à 8 semaines.
 
Les échinocoques
Les échinocoques sont des parasites digestifs rencontrés chez le renard et parfois le chien dans les régions du nord de la France. S’ils ne provoquent pas de signes cliniques chez le chien, ils sont en revanche responsables de signes cliniques graves chez les ruminants, les porcins, les petits rongeurs ou encore les Hommes chez qui se développent des kystes volumineux dans les organes internes (poumons et foie principalement).
 
Les personnes les plus exposées sont les bergers, les agriculteurs et dans une moindre mesure, les vétérinaires. Les facteurs de risques sont essentiellement liés aux chiens de chasse et aux zones d’élevages de moutons gardés par des chiens qui contaminent l’environnement.

Recommandations pour prévenir les risques parasitaires
La mise en place de mesures de précaution simples permet de prévenir les risques parasitaires et en particulier les zoonoses et maladies communes à l’animal et à l’Homme. Cela passe par l’application de règles d’hygiène et par le traitement régulier des animaux de compagnie :
 
• Profiter de la consultation vaccinale vétérinaire régulière pour discuter de la prévention parasitaire
 
• Respecter et personnaliser le calendrier des traitements antiparasitaires externes et internes selon le mode de vie de l’animal
 
Pour les familles avec enfants et personnes fragiles, un traitement mensuel des chiens et des chats contre les puces, les tiques et les vers est conseillé.
 
Il existe des solutions en un seul geste contre les parasites externes et internes les plus fréquents pour une approche préventive large et intégrée.
 
• Ramasser tous les jours les déjections pour éviter la contamination de l’environnement proche
 
• Apporter une alimentation saine pour l’animal en évitant les viandes crues et les abats
 
• Se laver régulièrement les mains
 
• Ne pas laisser l’animal lécher le visage des enfants
 
• Laver les aliments crus à l‘eau claire avant de les consommer
 
• Se renseigner auprès de son médecin et de son vétérinaire lors d’un départ en vacances dans les zones à risques