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Article publié le 16/08/2018 à 01:00 | Lu 3917 fois

Angleterre : une piste pour inverser le vieillissement cellulaire

Depuis la nuit des temps, l’homme cherche à ralentir son vieillissement et surtout, in fine, l’issue fatale qui nous attend tous depuis que l’on est né… En Angleterre, deux scientifiques de l’université d’Exeter (sud-ouest du pays) viennent de publier les résultats de leur expérience dans laquelle ils seraient parvenus à « inverser le vieillissement cellulaire ».


Angleterre : une piste pour inverser le vieillissement cellulaire
On se souvient du film L’étrange histoire de Benjamin Button sorti en 2009 qui s’inspirait d’une nouvelle écrite dans les années 1920 par Francis Scott Fitzgerald. L’écrivain américain avait trouvé l’inspiration dans cette pensée de Mark Twain : « La vie serait bien plus heureuse si nous naissions à 80 ans et nous approchions graduellement de nos 18 ans ».
 
Un peu dans le même esprit, Loma Harries et Matt Whiteman, deux scientifiques britanniques de l’université d’Exeter, seraient parvenus, en laboratoire, à inverser le vieillissement cellulaire d’êtres humains…

Certes, ce n’est encore pas la fontaine de Jouvence absolue, mais c’est peut-être un véritable premier pas, non seulement dans le ralentissement du vieillissement, voire de son arrêt, voire même de son inversion dans un futur lointain…
 
Sans trop entrer dans les détails techniques et le jargon scientifique, ces scientifiques ont travaillé sur des cellules sénescentes (vieillissantes) : plus précisément, il s’agissait de cellules abimées qui non seulement ne fonctionnaient plus comme elles le devaient, mais qui en plus, gênaient la fonction des autres cellules qui les entouraient. Bref, elles empêchaient les cellules saines de fonctionner correctement, d’où l’intérêt de les éliminer ou de les « réparer ».
 
Grâce à une molécule contentant du sulfure d’hydrogène (H2S), ces chercheurs sont parvenus à faire rajeunir in vitro, des cellules vasculaires humaines. Cette molécule a permis de relancer le fameux facteur d’épissage qui diminue avec l’âge et qui permet pourtant, quand il fonctionne correctement, de favoriser le bon fonctionnement de nos cellules et leur reproduction de manière saine.
 
Grâce à l’H2S (naturellement présent dans le corps humain, bon à petite dose mais néfaste en grande quantité), la quantité de facteurs d’épissage a augmenté ce qui a entrainé le rajeunissement de cellules sénescentes. Cette découverte pourrait déboucher sur la mise au point dans un futur plus ou moins lointain, de médicaments contre les maladies liées à l’âge. Affaire à suivre.





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