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Article publié le 02/07/2020 à 03:39 | Lu 2026 fois

Accueil familial : de la perception des personnes accueillies




Le rapport Libault de 2019 insistait sur la nécessité de sortir du choix binaire entre EHPAD et domicile en développant des solutions alternatives de lieux de vie correspondant aux réalités actuelles des modes de vie et des aspirations des ainés. L’accueil familial est l’une de ces réponses.


Cette étude a été réalisée par CetteFamille, spécialiste de l’accueil familial, dans le cadre de ce rapport et a pris le parti de donner la parole aux usagers, personnes âgées et personnes handicapées, vivant en accueil familial.
 
L’idée étant de mieux appréhender quels étaient les impacts de la vie en accueil familial sur les conditions de vie des usagers. Dans cet esprit, plusieurs éléments ont été interrogés : de l’entrée en accueil familial aux gestes de la vie quotidienne, en passant par l’accompagnement dans les actes de soins jusqu’aux interactions sociales.
 
Ainsi, selon cette étude, entrer en accueil familial s’inscrit soit dans une décision de la personne elle-même, soit dans une décision collégiale avec la famille face à une impossibilité pour la personne de continuer à vivre seule, soit par la proposition d’un professionnel.
 
En ce qui concerne les personnes âgées, l’entrée en accueil familiale est clairement une alternative à la maison de retraite (EHPAD) et vise à vivre dans un habitat sécurisant (souvent lié au besoin de trouver une solution pour avoir une présence rassurante la nuit). Enfin, cela permet de pallier la solitude et l’isolement.
 
« Nous avons pu constater que le choix de vivre avec un accueillant se vit comme un « flash » et la décision se prend rapidement, de façon intuitive, presque instinctive » indiquent les responsables de cette enquête. Et d’ajouter : « les individus semblent sentir de façon très spontanée s’ils peuvent vivre ou non dans un accueil familial donné ».
 
Si les espaces communs sont importants pour la personne âgée, bien évidemment, la chambre reste le « lieu à soi » pour les accueillis, un endroit qui leur permet d’être « chez eux » à partir des objets rassemblés visibles, emblèmes de la personnalité et du parcours de vie des individus.
 
Cette pièce devient alors ce lieu de refuge, où l’on peut se dégager du regard de l’Autre, étant donné qu’il n’est pas un lieu de passage, où des professionnels entreraient à longueur de journée.
 
Comme indiqué précédemment, les ainés qui optent pour l’accueil familial le font par besoin d’une présence, d’une protection et de la nécessité de pouvoir compter sur quelqu’un, notamment face à un souci de santé soudain ou en cas de difficultés de déplacements lors de circulations du quotidien.
 
Dans ce contexte, les conditions de l’accueil familial permettent d’assurer la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des accueillis. A noter que quels que soient le degré d’intégration dans l’accueil familial et les liens tissés, tous les sondés développent un sentiment de bien-être et
de réassurance grâce à cette présence.
 
Cela s’accompagne d’un profond sentiment de reconnaissance vis à vis des accueillants familiaux. Les résidents sont conscients qu’ils obtiennent une qualité de vie meilleure comparativement à leur situation de vie précédente et un plus grand confort, en plus d’une attention aux soins et à la santé portée 24h/24.