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Article publié le 16/10/2019 à 01:00 | Lu 576 fois

Normandie : Maria-Teresa, 49 ans, lumineuse créatrice de luminaires

L'Adie déclare la guerre aux idées reçues sur tout ce qui peut freiner l'accès à l'entrepreneuriat, notamment l’âge… À travers une étude inédite, l’agence donne la parole aux seniors et met en avant le potentiel de ces générations. Portrait de Maria-Teresa, 49 ans, créatrice de luminaires en carton à Rouen.


« J’ai 49 ans. Je ne me sens pas du tout senior ! Je me sens « plutôt experte ». Ma mère de 85 ans, elle, elle est senior ! ».
 
Faire, défaire, refaire, ça ne fait pas peur à Maria-Térésa. De Porto Rico à Rouen, elle se crée une vie pleine de rebondissements.
 
Née sur l’île de Porto Rico, c’est là qu’elle commence à se former à l’architecture d’intérieur avant de partir se perfectionner aux États-Unis. À Houston, elle fait ses armes dans une agence d’architecture et rencontre son mari, un Français, qu’elle suit lorsqu’il décide de rentrer.
 
Les débuts ne sont pas simples. D’abord, il lui faut apprendre la langue, puis se faire une place professionnellement. Avec son expérience, Maria-Térésa réussit à travailler dans des agences d’architecture d’intérieur, mais souvent loin de chez elle et dans des secteurs qui laissent peu de place à la créativité.
 
Lassée, elle quitte son dernier emploi. C’est au détour d’un cours de fabrication d’objets en carton qu’elle imagine un modèle de lampe que sa formatrice, enthousiaste, veut lui reprendre pour la commercialiser. Hors de question !
 
Si l’idée est bonne, c’est elle qui en fera quelque chose. Avec les encouragements de ses amis, Maria-Térésa se lance, à l’âge de 46 ans, et se fait rapidement remarquer comme finaliste d’un prix d’artisan d’arts. Un créateur de luminaires de Rouen lui propose alors de l’accueillir dans sa boutique-atelier.
 
L’Adie lui finance l’acquisition d’une machine laser pour faire la découpe elle-même. Désormais, elle peut tester, innover, créer de façon totalement autonome. Et elle adore ça !
 
Avec de grandes plaques de papier d’emballage de bicyclettes qu’elle récupère, elle fabrique des luminaires et d’autres objets originaux. À moyen terme, elle rêve de trouver un atelier plus grand sur la rive droite de Rouen pour pouvoir créer et entreposer des meubles qu’elle vendra en France et à Porto Rico.