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Article publié le 18/06/2018 à 03:34 | Lu 1277 fois

Mieux comprendre le "Reste à Charge à Zéro"

​A l’occasion du 42ème Congrès de la Mutualité Française qui s’est tenu la semaine dernière, Emmanuel Macron confirmait la mise en place progressive du principe de Reste à Charge Zéro d’ici janvier 2021. Voici ce que cela signifie pour le portefeuille des Français.


Mieux comprendre le "Reste à Charge à Zéro"
Tout d’abord, il faut savoir que le Reste à Charge à Zéro concerne les soins d’optiques et les prothèses auditives et dentaires ; des soins qui concernent donc plus particulièrement les seniors, plus confrontés que les autres populations à ces problématiques de santé.
 
Dans la pratique, cette nouvelle mesure vise à permettre aux patients de ne plus rien débourser pour ces trois postes de dépenses en optant pour des paniers de produits remboursés à 100%.
 
Rappelons qu’actuellement, le reste à charge correspond aux coûts qui ne sont ni couverts par l’Assurance maladie, ni par la complémentaire santé de l’assuré. Bref, des couts qui vous incombent et qui ponctionnent directement votre portefeuille.
 
Avec cette nouvelle mesure, à partir du 1er janvier 2021, les patients n’engageront aucun frais pour une sélection réduite à prix plafonnés de montures de lunettes et certaines prothèses auditives et dentaires.
 
« Le Reste à Charge Zéro est avant tout une bonne nouvelle pour les Français aux faibles revenus et les seniors qui sont particulièrement concernés par ces postes de santé très coûteux que sont le dentaire et l’auditif » indique Martin Coriat, directeur général de LeLynx.fr.
 
Et de poursuivre « en revanche, il est à prévoir que le coût de cette réforme se répercutera sur le montant des cotisations des mutuelles santé et par conséquent sur le portefeuille des Français. Cette nouvelle donne en matière d’assurance santé doit inciter les Français à être plus vigilants dans l’évaluation de leurs besoins au moment de choisir leur complémentaire santé et les encourager à bien comparer les offres ».
 
De son côté, l’association JNA, organisatrice des campagnes nationales d’information et de prévention Journée Nationale de l’Audition (mars) se réjouit qu’un « accord facilitant l’accès aux audioprothèses ait été conclu. Il était important de mettre fin à la pression sur le « patient » qui n’a d’autre solution que de s’équiper pour continuer à bien entendre et éviter les dégradations de son état de santé en se détournant de cette solution santé ».





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