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Article publié le 09/02/2022 à 01:00 | Lu 1512 fois

Lombalgie chronique chez les ainés : très chers opiacés...




Une étude récente portant sur le traitement des lombalgies chroniques chez les personnes âgées a révélé que les coûts des soins de santé à long terme était 1,87 fois plus élevés chez les personnes à qui l'on avait prescrit des médicaments opiacés que chez celles qui avaient suivi une thérapie par manipulation vertébrale. Le point avec l’Association Française de Chiropraxie.


Lombalgie chronique chez les ainés : très chers opiacés...
L’objectif de cette étude était de comparer les dépenses de santé de Medicare, service d’assurance maladie aux Etats-Unis, pour les patients ayant reçu un traitement à long terme de la lombalgie chronique.
 
Dans le premier groupe, les patients recevaient un traitement analgésique aux médicaments opiacés et dans le second groupe par thérapie de manipulation vertébrale était mise en place.
 
Cette étude observationnelle a porté sur les demandes de remboursement de deux cohortes d’assurés Medicare pour un total de 28160 personnes. La première cohorte était constituée de patients ayant bénéficié d'une prise en charge à long terme de la lombalgie chronique par traitement aux médicaments opiacés, la seconde cohorte avait été suivie par des chiropracteurs et des ostéopathes.
 
L’étude visait à évaluer les effets comparatifs de ces deux formes de traitement d’un point de vue bénéfice santé et dépense dans le traitement.
 
Dans cet échantillon de patients, 77% d’entre eux ont commencé les soins à long terme de la lombalgie chronique avec des traitements aux médicaments opiacés contre 23% avec une thérapie par manipulation vertébrale.
 
Les conclusions sont de deux ordres :
Si l’on regarde le seul coût du traitement médicamenteux de la lombalgie chronique, on constate qu’il est très nettement inférieur au coût du traitement par thérapie manuelle.
 
En revanche, si l’on regarde l’ensemble des frais de santé de ces patients lombalgiques, on observe que ceux qui sont régulièrement suivis par un chiropracteur ou un ostéopathe dépensent près de deux fois moins que ceux qui consomment des médicaments opiacés.
 
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