Les accidents de la vie courante (AcVC), traumatismes non intentionnels autres que les accidents du travail ou de la circulation routière, sont chaque année très nombreux en France et constituent un problème croissant de santé publique. On en dénombre en moyenne 11 millions par an, dont 4,5 millions font l’objet d’un recours aux urgences.
En tout, les AcVC ont été responsables de 19 703 décès en France métropolitaine en 2008, soient 3,7% de la mortalité totale, constituant donc la troisième cause de mortalité du pays, bien plus que les accidents de la route !
Près des deux tiers des AcVC surviennent chez les plus de 75 ans
Les chutes constituent de loin la première cause des décès causés par un AcVC. Elles constituaient en moyenne 58% des accidents de la vie courante ayant fait l’objet d’un recours aux urgences en 2009. Ce pourcentage va croissant en fonction des tranches d’âge : les chutes constituent 69% des AcVC chez les 65-69 ans, 76% chez les 70-74 ans et 90% chez les 75 ans et plus ! Un tiers des plus de 65 ans et la moitié des plus de 85 ans font au moins une chute par an.
Les chutes ont causé, tous âges confondus, 9 412 décès en 2008, soit 59% des décès par AcVC. Près de 90% des décès des suites d’une chute surviennent chez les plus de 65 ans (8 356 en 2008).
La multiplicité des facteurs de risque de chute rend nécessaire une prévention personnalisée tenant compte des dangers de l’environnement
Les causes des chutes sont multifactorielles et restent parfois difficiles à évaluer et à contrer. Certaines pathologies peuvent en effet affecter la fonction d’équilibration (maladie de Parkinson, troubles cognitifs, diabète…). Mais une grande majorité des chutes est causée par des facteurs extérieurs liés à l’environnement de la personne âgée, notamment à l’intérieur de son domicile, ou encore par des habitudes de vie : comportement au quotidien (consommation d’alcool, sédentarité, malnutrition), prise de certains médicaments (psychotropes, antidépresseurs, sédatifs ou hypnotiques, neuroleptiques…) ou bien encore par la pratique d’activités à risque. Rappelons également qu’il faut lutter contre le « phénomène de glissement » et le repli sur soi et que rester actif est l’un des meilleurs moyens de maintenir sa forme.
Dans 30 à 50% des cas, la chute survient à domicile
A domicile, les principaux facteurs de chute sont bien identifiés et nombreux : objets traînant sur le sol, mauvais éclairage, sol glissant ou irrégulier, tapis mal fixé, marches, chaises, lits ou cuvette des toilettes trop bas, etc. Pour tous ces cas, des aménagements préventifs du domicile sont possibles et laissent penser que la majorité des décès par suite d’une chute sont des drames évitables ! C’est pourquoi on note un engagement croissant des pouvoirs et acteurs publics en ce sens. « Tout ça, c’est quand même un désastre, parce qu’on ne devrait pas mourir d’un accident en principe évitable », Bertrand Theltot, responsable de l’étude InVS sur la mortalité par accidents de la vie courante en France métropolitaine.
La prévention des chutes des seniors est devenue un enjeu de santé publique
Face à la problématique du vieillissement de la population et au regard de ces chiffres alarmants, la prévention des chutes de personnes âgées est devenue un objectif national de santé publique à part entière. La loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 fixait ainsi un objectif de réduction de 25% du nombre de personnes de plus de 65 ans ayant fait une chute dans l’année d’ici 2008. Malgré ces efforts, les chutes chez les plus de 65 ans ont augmenté de 0,7% sur la période 2004-2008, passant de 8 297 à 8 356. Le Plan national « Bien vieillir 2007-2009 » avait quant à lui pour ambition de favoriser un vieillissement réussi, tant sur le plan de la santé individuelle que des relations sociales. Un de ses axes comportait des mesures spécifiques aux AcVC et au travail sur l’équilibre, confiées à l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).
Quant à la Haute Autorité de Santé, elle émettait le 23 février 2006 des recommandations professionnelles sur la prévention des chutes accidentelles des personnes âgées, préconisant un repérage systématique de la personne à risque, ainsi qu’une évaluation adaptée aux situations individuelles.
Malgré ces dispositions et orientations officielles, la mortalité par chute à domicile suit une tendance difficile à faire fléchir. Elle nécessite plus d’efforts sur la prévention afin de modifier en profondeur le comportement des personnes âgées et leur conscience des dangers liés à leur domicile.
En tout, les AcVC ont été responsables de 19 703 décès en France métropolitaine en 2008, soient 3,7% de la mortalité totale, constituant donc la troisième cause de mortalité du pays, bien plus que les accidents de la route !
Près des deux tiers des AcVC surviennent chez les plus de 75 ans
Les chutes constituent de loin la première cause des décès causés par un AcVC. Elles constituaient en moyenne 58% des accidents de la vie courante ayant fait l’objet d’un recours aux urgences en 2009. Ce pourcentage va croissant en fonction des tranches d’âge : les chutes constituent 69% des AcVC chez les 65-69 ans, 76% chez les 70-74 ans et 90% chez les 75 ans et plus ! Un tiers des plus de 65 ans et la moitié des plus de 85 ans font au moins une chute par an.
Les chutes ont causé, tous âges confondus, 9 412 décès en 2008, soit 59% des décès par AcVC. Près de 90% des décès des suites d’une chute surviennent chez les plus de 65 ans (8 356 en 2008).
La multiplicité des facteurs de risque de chute rend nécessaire une prévention personnalisée tenant compte des dangers de l’environnement
Les causes des chutes sont multifactorielles et restent parfois difficiles à évaluer et à contrer. Certaines pathologies peuvent en effet affecter la fonction d’équilibration (maladie de Parkinson, troubles cognitifs, diabète…). Mais une grande majorité des chutes est causée par des facteurs extérieurs liés à l’environnement de la personne âgée, notamment à l’intérieur de son domicile, ou encore par des habitudes de vie : comportement au quotidien (consommation d’alcool, sédentarité, malnutrition), prise de certains médicaments (psychotropes, antidépresseurs, sédatifs ou hypnotiques, neuroleptiques…) ou bien encore par la pratique d’activités à risque. Rappelons également qu’il faut lutter contre le « phénomène de glissement » et le repli sur soi et que rester actif est l’un des meilleurs moyens de maintenir sa forme.
Dans 30 à 50% des cas, la chute survient à domicile
A domicile, les principaux facteurs de chute sont bien identifiés et nombreux : objets traînant sur le sol, mauvais éclairage, sol glissant ou irrégulier, tapis mal fixé, marches, chaises, lits ou cuvette des toilettes trop bas, etc. Pour tous ces cas, des aménagements préventifs du domicile sont possibles et laissent penser que la majorité des décès par suite d’une chute sont des drames évitables ! C’est pourquoi on note un engagement croissant des pouvoirs et acteurs publics en ce sens. « Tout ça, c’est quand même un désastre, parce qu’on ne devrait pas mourir d’un accident en principe évitable », Bertrand Theltot, responsable de l’étude InVS sur la mortalité par accidents de la vie courante en France métropolitaine.
La prévention des chutes des seniors est devenue un enjeu de santé publique
Face à la problématique du vieillissement de la population et au regard de ces chiffres alarmants, la prévention des chutes de personnes âgées est devenue un objectif national de santé publique à part entière. La loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 fixait ainsi un objectif de réduction de 25% du nombre de personnes de plus de 65 ans ayant fait une chute dans l’année d’ici 2008. Malgré ces efforts, les chutes chez les plus de 65 ans ont augmenté de 0,7% sur la période 2004-2008, passant de 8 297 à 8 356. Le Plan national « Bien vieillir 2007-2009 » avait quant à lui pour ambition de favoriser un vieillissement réussi, tant sur le plan de la santé individuelle que des relations sociales. Un de ses axes comportait des mesures spécifiques aux AcVC et au travail sur l’équilibre, confiées à l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).
Quant à la Haute Autorité de Santé, elle émettait le 23 février 2006 des recommandations professionnelles sur la prévention des chutes accidentelles des personnes âgées, préconisant un repérage systématique de la personne à risque, ainsi qu’une évaluation adaptée aux situations individuelles.
Malgré ces dispositions et orientations officielles, la mortalité par chute à domicile suit une tendance difficile à faire fléchir. Elle nécessite plus d’efforts sur la prévention afin de modifier en profondeur le comportement des personnes âgées et leur conscience des dangers liés à leur domicile.




