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Article publié le 29/11/2017 à 01:00 | Lu 1134 fois

La langue : cet organe méconnu (partie 1)

A l’occasion du Congrès de l'Association Dentaire Française (AFD) qui se tient cette semaine à Paris, le Dr Sophie-Myriam Dridi, maître de conférences des universités, praticien hospitalier et spécialiste en médecine bucco-dentaire revient sur les secrets d'un organe méconnu : notre langue ! Rappelons que la langue est l’un des organes les plus puissants de notre corps dont il faut prendre soin et qu’il ne faut surtout pas… brosser !


La langue est essentielle pour la cavité buccale. Il s’agit d’un organe tactile et sensible qui assure de multiples rôles. Elle participe à la mastication, la gustation, la déglutition, la phonation, l’élocution ; elle intervient aussi dans la croissance des maxillaires et la mise en place des arcades dentaires, sans oublier son intervention lors des mimiques de la face et dans la sexualité des êtres humains.
 
La langue est également déterminante pour la respiration grâce au muscle le plus volumineux qui la compose : le génioglosse. Il permet de garder les voies aériennes supérieures bien dégagées. Quand le génioglosse fonctionne mal, la langue peut basculer à l'arrière de la gorge comme dans le cas des d'apnées du sommeil.
 
Par ailleurs, c’est un organe puissant : ses 17 muscles (l’un des rares à avoir un nombre impair de muscles, les muscles fonctionnant généralement par deux…) peuvent exercer de fortes pressions sur les dents, voire les déplacer notamment dans le cadre des maladies de la gencive et de l’os de soutien des dents (parodontites ou « déchaussement » en langage courant).
 
La langue comprend deux parties : la base en postérieur et la langue mobile en antérieur. La base est fixe, elle appartient à l’oropharynx. La langue mobile appartient à la cavité buccale. Elle est composée d’une face supérieure appelée face dorsale tapissée de nombreuses papilles (petites élevures), d’une face inférieure appelée face ventrale et sur laquelle se fixe le frein de la langue, deux bords latéraux et d’une pointe.
 
A quoi servent les papilles de notre langue ?
La langue comprend des milliers de papilles qui se régénèrent régulièrement, et dont certaines renferment les bourgeons du goût contenant les cellules sensorielles.
Il en existe quatre types :
- Les papilles filiformes : sous formes de petits cônes sont les plus nombreuses ; leur rôle est mécanique et tactile ; en formant une surface râpeuse elles limitent le glissement des aliments lors de la mastication et nous informe sur leur consistance et leur température. Elles occupent toute la surface du dos de la langue.
- Les papilles fongiformes : elles sont moins nombreuses que les papilles filiformes entre lesquelles elles sont dispersées. Elles sont plus nombreuses chez l’enfant, nettement moins chez la personne âgée. Elles se présentent sous la forme de petites têtes d’épingle plus rose que les papilles filiformes et contiennent peu de bourgeons du goût disposés dans la partie supérieure de la papille.





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