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Article publié le 26/10/2018 à 02:57 | Lu 904 fois

L'AVC, nous sommes tous concernés, avec la SFNV

Le 29 octobre prochain aura lieu Journée Mondiale de lutte contre l'AVC. Chaque année, la Société Française Neuro-vasculaire, la SFNV, se mobilise à cette occasion pour sensibiliser le grand public sur cette pathologie qui touche plus 140.000 personnes par an en France. Il faut aussi savoir qu’une personne sur six sera touchée par un AVC au cours de sa vie…


L'AVC, nous sommes tous concernés, avec la SFNV
Cette année, la SFNV a voulu se tourner vers le plus grand nombre avec une campagne de sensibilisation qui a pour objectif de rappeler que l’AVC est l’affaire de tous : enfants, jeunes, adultes, hommes, femmes, seniors… Tout le monde peut être un jour, confronté à cette maladie.
 
Comme le rappelle le professeur Serge Timsit, président de la SFNV et chef du service de neurologie au CHU de Brest : « la prise en charge de l’AVC a évolué de façon considérable au cours des dernières années et les acteurs de santé doivent désormais faire en sorte d’éviter que les individus ne deviennent des malades. A travers cette nouvelle campagne, nous souhaitons rappeler que l’AVC est l’affaire de toutes et tous et qu’il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour prévenir l’AVC ».
 
Les trois-quarts des personnes touchées par un AVC ont plus de 65 ans
Le fardeau de l'AVC est toujours principalement porté par les plus âgés : 75% des personnes touchées par un AVC ont plus de 65 ans. Toutefois, il est à noter que le taux de mortalité chez cette population a baissé depuis 2008 contrairement aux populations plus jeunes pour lesquels il stagne voire augmente. L'AVC constitue cependant la deuxième cause de démence chez les seniors : à partir de 75 ans, le risque de démence est de fait multiplié par trois pour les personnes touchées par un AVC.
 
L'AVC augmente chez les Jeunes adultes
Près d’un quart des AVC survient avant 65 ans et le taux de patients « jeunes » hospitalisés pour un AVC croit chaque année avec des augmentations importantes entre 35 et 64 ans. En cause : l'hypertension artérielle, le diabète, l'obésité, le tabac et l'alcool. En outre, de nouveaux facteurs socio-environnementaux se confirment et annoncent un accroissement pour les années à venir : drogues et pollution atmosphérique.
 
Les femmes, premières victimes de l'AVC
L'AVC reste la première cause de mortalité de la femme avant le cancer du sein avec plus de 18.000 morts par an. Les femmes, premières victimes de l'AVC, présentent des facteurs de risque qui leur sont propres : l’association pilule, tabagisme et migraine avec aura (migraines avec troubles visuels, sensitifs, aphasiques) ne fait pas bon ménage ; sans compter les périodes à risque comme la grossesse, la ménopause et le traitement hormonal substitutif ; sans oublier non plus, la dépression et le stress auxquels les femmes sont plus exposées que les hommes.
 
Pourtant, il convient de rappeler que l’AVC reste une maladie dont les principaux facteurs de risque sont évitables avec une prévention adaptée et dont la rapidité de prise en charge est un élément essentiel, voire même fondamental, pour limiter le risque de décès et de séquelles fonctionnelles.
 
Rappel des premiers symptômes soudains et latéalisés d’un AVC
- Une paralysie, une faiblesse ou un engourdissement d'une partie ou de la moitié du corps
- Une déformation de la bouche, des difficultés à parler
- Une perte de la vision d’un œil
- Des troubles de l’équilibre, de la coordination ou de la marche
- Une céphalée atroce inhabituelle
 
La prise en charge rapide des victimes dès les premiers symptômes en appelant immédiatement le ‘15’ est essentielle : plus l’AVC est pris en charge tôt dans un hôpital ayant une unité neuro-vasculaire, mieux il peut être traité. Depuis 2003, la thrombolyse puis depuis 2015 la thrombectomie, sont deux traitements qui ont permis de diminuer considérablement le risque de séquelles.





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