Pouvez-vous nous expliquer plus en détails en quoi consistent la neuromodulation et vos recherches sur cette approche ?
DB : Nous utilisons maintenant en routine la stimulation magnétique transcrânienne dans la fibromyalgie, après avoir travaillé plus d’une quinzaine d’années dans le cadre de la recherche.
Cette approche est tout-à-fait non invasive et totalement inoffensive (il n’y a pas d’effets secondaires) : elle consiste à envoyer des impulsions magnétiques répétitives, via une sonde placée sur une zone du cuir chevelu déterminée en fonction de l’emplacement des douleurs, permettant de modifier l’activité électrique cérébrale.
Toutefois, ce n’est pas miraculeux, nous ne guérissons pas tous les patients, mais nos résultats sont globalement satisfaisants, sachant que les patients qui viennent dans les centres de la douleur ont des douleurs réfractaires et chroniques qui ont résisté à beaucoup de traitements avant.
Cette approche est aussi utilisée pour des patients souffrant de lombalgies ou d’autres types de douleurs, notamment de douleurs neuropathiques.
Comme cela agit directement sur les structures de contrôle et de modulation de la douleur au niveau central, il n’y a pas de raison que cela marche plus sur un type de douleur qu’un autre.
Comme dans toutes ces douleurs chroniques, il existe des perturbations centrales, qui sont souvent assez proches même si les étiologies initiales sont différentes.
Ces techniques de stimulations doivent être réalisées pour l’instant assez régulièrement.
Par exemple, le protocole que nous utilisons se fait sur six mois, avec d’abord des simulations quotidiennes, pendant trois jours, suivies de stimulations hebdomadaires et ensuite des stimulations mensuelles, l’ensemble correspondant à une dizaine de stimulations sur six mois.
Nous arrêtons ensuite le protocole. Ce qui est intéressant et satisfaisant, c’est que dans beaucoup de cas, les effets durent très longtemps après l’arrêt, suggérant bien qu’on agit directement sur des circuits cérébraux, qui sont perturbés et qu’on a, en quelque sorte, « reconnecter ou reprogrammer différemment ces circuits ».
De temps en temps, il peut y avoir des récurrences de douleurs. Dans ce cas, on peut réaliser des « séances de rappel », tous les deux à trois mois, ce qui suffit bien souvent à maintenir les effets dans le temps pendant très longtemps.
Nous avons maintenant, dans notre centre, des patients traités depuis une dizaine d’années. Maintenant, de plus en plus de centres, à Paris et dans d’autres villes en France, utilisent ces techniques. Nous essayons même de les faire reconnaître par la Haute Autorité de Santé.
DB : Nous utilisons maintenant en routine la stimulation magnétique transcrânienne dans la fibromyalgie, après avoir travaillé plus d’une quinzaine d’années dans le cadre de la recherche.
Cette approche est tout-à-fait non invasive et totalement inoffensive (il n’y a pas d’effets secondaires) : elle consiste à envoyer des impulsions magnétiques répétitives, via une sonde placée sur une zone du cuir chevelu déterminée en fonction de l’emplacement des douleurs, permettant de modifier l’activité électrique cérébrale.
Toutefois, ce n’est pas miraculeux, nous ne guérissons pas tous les patients, mais nos résultats sont globalement satisfaisants, sachant que les patients qui viennent dans les centres de la douleur ont des douleurs réfractaires et chroniques qui ont résisté à beaucoup de traitements avant.
Cette approche est aussi utilisée pour des patients souffrant de lombalgies ou d’autres types de douleurs, notamment de douleurs neuropathiques.
Comme cela agit directement sur les structures de contrôle et de modulation de la douleur au niveau central, il n’y a pas de raison que cela marche plus sur un type de douleur qu’un autre.
Comme dans toutes ces douleurs chroniques, il existe des perturbations centrales, qui sont souvent assez proches même si les étiologies initiales sont différentes.
Ces techniques de stimulations doivent être réalisées pour l’instant assez régulièrement.
Par exemple, le protocole que nous utilisons se fait sur six mois, avec d’abord des simulations quotidiennes, pendant trois jours, suivies de stimulations hebdomadaires et ensuite des stimulations mensuelles, l’ensemble correspondant à une dizaine de stimulations sur six mois.
Nous arrêtons ensuite le protocole. Ce qui est intéressant et satisfaisant, c’est que dans beaucoup de cas, les effets durent très longtemps après l’arrêt, suggérant bien qu’on agit directement sur des circuits cérébraux, qui sont perturbés et qu’on a, en quelque sorte, « reconnecter ou reprogrammer différemment ces circuits ».
De temps en temps, il peut y avoir des récurrences de douleurs. Dans ce cas, on peut réaliser des « séances de rappel », tous les deux à trois mois, ce qui suffit bien souvent à maintenir les effets dans le temps pendant très longtemps.
Nous avons maintenant, dans notre centre, des patients traités depuis une dizaine d’années. Maintenant, de plus en plus de centres, à Paris et dans d’autres villes en France, utilisent ces techniques. Nous essayons même de les faire reconnaître par la Haute Autorité de Santé.





