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Article publié le 15/09/2020 à 13:22 | Lu 809 fois

Deux tiers des Français et notamment les seniors, souffrent du mal de dos !




On considère que 64% des Français ont souffert du dos ou de douleurs aux articulations ces douze derniers mois, et ces douleurs ont un impact sur toutes les dimensions de leur vie personnelle et professionnelle comme le révèle Opinionway* dans une enquête conduite pour l’Association française de chiropraxie à l’approche de la journée mondiale de la colonne vertébrale du 16 octobre 2020.


Détailler l’impact des douleurs du dos et des articulations sur la qualité de vie des Français, tel était l’objectif de cette nouvelle étude.
           
Premier enseignement, ces douleurs affectent à des niveaux différents, l’ensemble du quotidien des Français. Ainsi, plus de la moitié (58%) ressent un impact sur le travail : du présentéisme à l’absentéisme.
 
Malgré les douleurs, près de 3 personnes sur 10 en moyenne continuent de travailler sans rien changer. Ils sont même 40% parmi les 35-49 ans ; les 50-64 ans et les CSP-, rejoignant en cela les moyennes européennes de présentéisme.
           
A contrario, 8% des sondés, qui ont souffert durant l’année écoulée, se sont vu prescrire un arrêt de travail du fait de ces douleurs. Une proportion plus importante parmi les 35-49 ans et les CSP- pour qui cet indicateur atteint respectivement 15 et 18%.
 
En outre, 5% des répondants n’ont pas pu réaliser l'ensemble de leurs missions professionnelles. Dans le monde du travail, on constate combien ces douleurs sont préjudiciables à celui qui souffre, en tout premier lieu, mais également à son employeur.
 
Des chiffres qui appellent à une prise de conscience des employeurs, d’autant plus que l’on constate que les plus jeunes générations sont aussi (sans trop de surprise d’ailleurs) les moins enclines à continuer à travailler en cas de douleurs.
 
Selon l’enquête, la qualité du sommeil et la réalisation des tâches de la vie quotidienne sont les deux aspects du quotidien les plus impactés chez les Français ayant souffert de mal de dos ou d’épisodes douloureux au niveau des articulations avec une note moyenne de 5,6 sur une échelle de 0 à 10). Ces difficultés sont exprimées davantage chez les femmes et les personnes entre 50 et 64 ans.
 
Diminution des TMS parmi les employés, baisse de l’absentéisme et des coûts associés mais également augmentation de la productivité, tels sont les enseignements d’une revue de la littérature publiée en avril 2019 dans le Journal of exercise rehabilitation consacrée aux interventions de thérapeutes manuels en milieu professionnel.      
 
Pour Charlène Cheron, chiropracteur, le mal de dos, d’une manière générale, est « source d’altération de la qualité de vie et d’invalidité. La qualité du sommeil est essentielle pour être en forme. Nous sous-estimons l’impact du mal de dos, en particulier sur la réalisation des tâches de la vie quotidienne ».
 
Et de poursuivre : « pratiquées quotidiennement et incontournables, ce sont aussi les tâches ménagères et activités d’entretien d’un foyer, de nettoyage, de rangement ; nettoyer le sol, faire la cuisine, s’occuper des enfants, ces activités sollicitent les muscles, les articulations et le dos, le système ostéoarticulaire est donc constamment mobilisé ».
 
Charlène Cheron, précise par ailleurs, que « ne pas participer aux activités de la vie courante pour cause de douleurs, peut mener dans les cas les plus sévères, à poser des difficultés (…) d’estime    de soi  pouvant contribuer à un isolement affectif. C’est la raison pour laquelle ces difficultés arrivent en première place des principaux impacts du mal de dos sur la qualité de vie ».
 
Juste après la qualité du sommeil et la réalisation des tâches de la vie quotidienne, la pratique physique  et sportive est le domaine le plus impacté par le mal de dos et les douleurs articulaires. Pour combattre la sédentarité et se sentir mieux,   pratiquer régulièrement une activité physique est essentiel. Renforcer sa musculature peut aussi éviter certaines douleurs dorsales et lombaires.
 
Mais lorsqu’il devient douloureux de faire une activité physique, nous l’arrêtons ou nous réduisons safréquence. Poursuivre ou non son activité physique va dépendre de l'intensité de la douleur ressentie.
 
Caroline Lambert, chiropracteur, revient sur une idée reçue : « le mal de dos ne représente pas une contre-indication à la pratique d’une activité physique et sportive. Comme le précisent souvent l’Assurance-maladie et les chiropracteurs, l'activité physique peut contribuer à diminuer les douleurs liées au mal de dos ».
 
Et de poursuivre : « nous la recommandons par exemple chez les patients souffrant de lombalgie. Il convient cependant d’être prudent dans le choix de sa pratique sportive car certains exercices ne sont pas adaptés et peuvent aggraver les douleurs ».
 
Le mal de dos et les troubles articulaires altèrent aussi et surtout la qualité d’autonomie des seniors. Ainsi, plus des trois-quarts (76%) des personnes de plus de 65 ans déclarent souffrir du mal de dos et des articulations.
           
Le processus naturel de vieillissement peut participer à une dégénérescence discale, une usure des disques intervertébraux. Passé 60 ans, d’autres modifications physiques sont constatées comme une diminution de la masse musculaire et une augmentation de la masse graisseuse.
 
Audrey Yargui, chiropracteur et vice-présidente de l’Association Française de Chiropraxie, constate qu’avec l’allongement de l’espérance de vie, les chiropracteurs sont de plus en plus confrontés aux douleurs chroniques des seniors en demande d’autonomie et de confort de vie. Le vieillissement de la population représente un nouveau défi de santé publique ».
 
Et de préciser : « jeunes plus longtemps, les seniors sont de plus en plus actifs. Les voyages, le jardinage, le bricolage et le sport font partie de leurs nombreuses activités quotidiennes ».

*Etude omnibus Opinionway qui s’est déroulée du 6 au 7 mai 2020 auprès d’un échantillon de 1.022 Français âgés de 18 ans et plus,  représentatifs de la population française au regard des critères de sexe, d'âge, de CSP et de région de résidence (source de quotas : INSEE)





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