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Article publié le 21/03/2022 à 01:00 | Lu 2507 fois

Covid-19 : un deuxième rappel pour les 65 ans et plus selon l'HAS




Alors que l’épidémie de Covid-19 semble repartir à la hausse (un peu partout dans le monde) après quelques semaines de décrue, la Haute Autorité de Santé a publié la semaine dernière plusieurs avis sur la vaccination et notamment sur l’intérêt d‘une seconde dose de rappel chez les populations les plus à risque de forme sévère de Covid-19. Les plus de 65 ans en l’occurrence.


Si l’épidémie de Covid-19 a fortement décru depuis le début du mois de février, elle semble, ces derniers temps, repartir à la hausse, notamment avec la propagation de BA.2, nouveau sous-variant d’Omicron.
 
Les dernières données de modélisation de l’Institut Pasteur tenant compte de ce nouveau variant indiquent qu’un nouveau pic de cas pourrait survenir prochainement, inférieur cependant à celui de janvier.
 
Les dernières données disponibles indiquent par ailleurs que ce sont toujours les personnes âgées de 65 ans et plus qui restent les plus à risque de développer une forme grave de la maladie et d’en décéder… Ainsi, au 10 mars 2022, les plus de 60 ans représentaient 80% des patients hospitalisés avec Covid-19 !
 
Selon la DREES (ministère de la Santé) les personnes ayant reçu une dose de rappel seraient mieux protégées que celles ayant seulement reçu un schéma de primovaccination, contre l’infection, les hospitalisations conventionnelles et en soins critiques ou encore contre les décès hospitaliers.
 
En parallèle, ces données et celles provenant des USA et du Royaume-Uni montrent également que la protection conférée par la dose de rappel semble diminuer après 3 mois chez les personnes de 60 ans et plus. La HAS a également pris en considération les données israéliennes.
 
D’une part, les données d’efficacité d’une deuxième dose de rappel montrent que celle-ci divise par 2 le taux d’infections confirmées et par 4 le taux de formes graves de la maladie, cependant sur des nombres de formes graves qui restent faibles à 3 mois.
 
C’est dans ce contexte que la HAS, se prononce sur la possibilité d’administrer une seconde dose de rappel pour les personnes les plus à risque de forme grave de la maladie. La HAS rappelle qu’une quatrième dose de vaccin est d’ores et déjà recommandée pour les personnes immunodéprimées.
 
Elle prend acte de l’annonce gouvernementale de proposer une seconde dose de rappel pour les personnes de 80 ans et plus ainsi que les résidents en maisons de retraite et des autres établissements d’hébergement collectif pour lesquels le risque de cluster justifie une protection individuelle renforcée.
 
Par ailleurs, la HAS propose de rendre possible l’administration d’une seconde dose de rappel aux personnes de plus de 65 ans qui le souhaitent et qui sont soit à très haut risque de forme sévère de la maladie, soit polypathologiques. Cette vaccination est discutée dans le cadre d’une décision médicale partagée avec l’équipe soignante en prenant en compte la situation médicale individuelle.
 
En raison de l’efficacité vaccinale encore bonne (supérieure à 70% sur les hospitalisations) 3 mois après le premier rappel, de la perspective d’un potentiel besoin de rappel à l’automne, et pour ne pas diminuer l’adhésion de la population à la vaccination par des rappels trop fréquents, la HAS recommande en cas de second rappel de respecter de préférence un intervalle d’au moins 6 mois avec le premier rappel.
 
La HAS note qu’en raison des données encore limitées sur la protection conférée par une infection par Omicron, elle précise qu’il n’y a pas lieu d’envisager une seconde dose de rappel chez les personnes ayant contracté récemment une infection à SARS-CoV-2 avec ce variant, quel que soit leur âge.
 
 La HAS actualisera cette recommandation en fonction des nouvelles données qui seront disponibles.





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