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Article publié le 14/12/2018 à 01:00 | Lu 739 fois

Comment préparer ses défenses immunitaires pour affronter l'hiver (partie 2) ?

Chaque année, les variations climatiques affectent fortement notre organisme. Nos défenses immunitaires s’affaiblissent et notre corps peine à se défendre contre les agressions extérieures. Les personnes les plus sujettes à ces infections sont les enfants, les ainés mais également les personnes dont le système immunitaire est affaibli et donc inapte à se défendre face à la virulence de certains virus ou bactéries. Quel est l’impact de ces infections virales et bactériennes sur notre santé et comment les appréhender ?


Les pathologies de l’hiver

A. mieux comprendre les infections de l’hiver
1- La sphère ORL
La sphère ORL se compose du nez, de la gorge et des oreilles. L’air inspiré transite par la cavité nasale ou par la cavité buccale. Le larynx est un canal destiné à la circulation de l’air et l’œsophage à la circulation des aliments. Il existe une zone commune aux aliments et à l’air : le pharynx.
 
Les trois cavités communiquent avec les conduits de l’oreille grâce à la trompe d’Eustache. Mais également avec le monde extérieur, elles réagissent donc aux changements de température, à l’humidité ainsi qu’aux variations de pression. Elles sont aussi sensibles aux virus et aux bactéries présentes dans l’air ou sur les objets qui sont manipulés.
 
Barrières de protection naturelle du nez :
La pilosité du nez sert à protéger la sphère nasale, elle est là pour piéger les poussières et le pollen afin que ces derniers n’entrent pas dans les voies respiratoires. Le mucus est lui aussi une barrière de protection très efficace qui stoppe les agents pathogènes et irritants, avant qu’ils n’atteignent et endommagent les muqueuses.
 
Au niveau de l’épithélium des voies respiratoires, des petits cils effectuent des battements, ce qui permet de remonter le mucus vers la glotte, où il est par la suite mélangé à la salive et avalé ou éventuellement recraché20. Ces cils jouent un rôle d’immunité innée en constituant une barrière physique contre l’entrée d’agents infectieux.
 
La pollution ou encore la sécheresse (provoquée par les climatisations ou un chauffage trop élevé) déshydrate le mucus et gène le battement des cils. On peut dissocier les virus de l’hiver en deux grands groupes : d’un côté les virus respiratoires qui touchent la sphère ORL et qui sont responsables de rhumes, rhinopharyngites, grippes saisonnières, bronchites et bronchiolites chez l’enfant. Et de l’autre les virus qui touchent la sphère digestive et qui sont responsables de gastro-entérites.
 
Barrières de protection naturelle des oreilles :
Les oreilles contiennent elles aussi des poils servant à piéger les petites poussières. Elles contiennent également du cérumen, il sert à piéger les impuretés et possède des propriétés antibactériennes.
 
Qu’est-ce que le rhume ?
Les rhinovirus sont les principaux agents du rhume, infection limitée le plus souvent aux voies aériennes supérieures. Le rhume est l’infection respiratoire la plus fréquente tant chez l’enfant que chez l’adulte. Il représente 40% des maladies respiratoires en hiver et son origine est dans 95 % des cas virale.
 
Après une période d’incubation qui varie entre un et deux jours, cette infection se caractérise par des symptômes nasaux (rhinorrhée, obstruction nasale, éternuements) et parfois des symptômes pharyngo-amygdaliens (toux, douleur et inflammation accompagnés de fatigue générale et parfois de fièvre.
 
Les différentes pathologies cliniques consécutives à l’infection par les rhinovirus sont la rhinite aiguë virale, la sinusite aiguë virale, l’otite moyenne aiguë virale, la pharyngite virale. Le rhume est une maladie à rémission spontanée, la durée est de sept jours en moyenne et les symptômes sont plus intenses entre le troisième et le cinquième jour. Les symptômes peuvent néanmoins durer jusqu’à deux semaines, pour la toux en particulier.
 
Les autres infections respiratoires comme la pharyngite, la bronchite ou la pneumonie peuvent provoquer des maux de tête, des maux de gorge et des inflammations des voies aériennes provoquant des toux sèches puis/ou grasses.
 
Qu’est-ce que l’otite ?
Plusieurs types d’infections sont recensés au niveau des oreilles : les otites externes, les otites moyennes aigues ou encore les otites séreuses. L’otite est une infection ou une inflammation de l’oreille moyenne qui peut être causée par une infection respiratoire comme un rhume classique. Les infections de l’oreille sont donc logiquement plus fréquentes en hiver.
 
L’otite en elle-même n’est pas contagieuse, en revanche, le rhume (qui souvent la provoque), l’est.
Les symptômes se traduisent par des douleurs très fortes dans l’oreille atteinte et une température élevée (fièvre). L’otite peut être également causée par une allergie ou encore par les polluants de l’air.
 
Qu’est-ce que la grippe ?
La grippe se caractérise par une forte fièvre, de la toux, une gorge irritée, des courbatures, un mal de tête et une fatigue importante. La grippe se déclare brutalement et dure environ 5 à 7 jours. Elle est extrêmement contagieuse car le virus peut survivre jusqu’à plusieurs heures voire jours, notamment sur les vêtements, les mouchoirs ou encore les surfaces inertes. Le virus de la grippe saisonnière se modifie légèrement chaque année. C’est la raison pour laquelle il est possible de l’attraper tous les ans, malgré la mémoire immunitaire.
 
2- La sphère digestive
Qu’est-ce que la gastro-entérite ?
La gastro-entérite est une infection inflammatoire du système digestif. Elle dure en moyenne de 2 à 3 jours, mais le patient peut rester contagieux jusqu’à 3 jours après la guérison. Cette infection hivernale entraîne un risque de déshydratation qui peut avoir des conséquences graves chez les personnes les plus fragiles, comme les personnes âgées ou les jeunes enfants.
 
Il est donc capital de les réhydrater régulièrement jusqu’à la disparition des symptômes. Les norovirus sont responsables de la majorité des gastro-entérites toutes classes d’âges confondues. Ces derniers se multiplient dans le tube digestif et induisent une inflammation dans le jéjunum et duodénum. L’infection par ce virus se manifeste par un épisode généralement violent de gastro-entérite.
 
Après une période d’incubation de 6 à 48 h surviennent de nombreux symptômes : perte d’appétit, maux de tête, fièvre, frissons, douleurs d’estomac, crampes abdominales, nausées, vomissements, diarrhée.
 
Les épisodes de gastro-entérite s’accompagnent généralement de malaises, douleurs dans les membres et fatigue. Environ la moitié des patients a des températures subfébriles. La transmission par voie oro-fécale (c’est-à-dire lorsque des selles contaminées se retrouvent ingérées à cause d’un mauvais lavage des mains) est la plus importante. La réponse immunitaire vis-à-vis de ce virus est mal connue notamment parce que les modèles d’études n’ont été mis au point que récemment.
 
B) Les principaux modes de transmission
La transmission des virus saisonniers de l’hiver se fait :
• Par les gouttelettes chargées de virus émises lors de toux, d’éternuements (elles restent en suspension dans l’air) ou par les postillons et la salive de personnes infectées.
• Par le contact direct d’une personne infectée à une autre personne (par exemple en serrant la main) ou par le contact d’objets (jouets, doudous, tétines, boutons d’ascenseur, couverts, etc.) contaminés par une personne malade.
• Par l’air, surtout lorsqu’une personne malade occupe une pièce fermée (chambre, salle d’attente, etc.).
• Lorsqu’il y a ingestion d’aliments contaminés.





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