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Article publié le 09/03/2020 à 02:59 | Lu 1359 fois

Combattre le coronavirus : le point avec le Dr Ron Diskin de l'Institut Weizmann des Sciences




Le Dr Ron Diskin de l’Institut Weizmann des Sciences présente des suggestions de traitement. Bien que l'épidémie de virus Ebola en Afrique ait été beaucoup plus meurtrière que le nouveau coronavirus, une des options de prévention les plus prometteuses pour le coronavirus pourrait être trouvée en utilisant une approche similaire à celle qui a été utilisée pour développer le nouveau vaccin contre Ebola*, selon le Dr. Ron Diskin.


Actuellement, il n'existe aucun remède ni vaccin contre le coronavirus, qui a infecté 80 000 personnes et tué plus de 3.000 malades dans le monde. Deux essais cliniques sont actuellement en cours pour tester l'innocuité et l'efficacité du Remdesivir, un antiviral puissant, utilisé en particulier contre le virus Ebola, produit par Gilead Sciences.
 
Le vaccin contre Ebola se compose du virus des stomatites vésiculeuses (VSV), le virus animal qui provoque des symptômes pseudo-grippaux chez l'homme et a été génétiquement modifié pour contenir une protéine du virus Ebola du Zaïre afin qu'il puisse provoquer une réponse immunitaire chez l'homme.
 
Dans son exposé, le Dr Diskin a suggéré qu'une approche similaire -pour modifier génétiquement une protéine à partir du coronavirus- pourrait être efficace pour développer un vaccin contre le coronavirus.
 
Le défi du développement d'un vaccin contre un virus, cependant, est la taille, la portée et la durée -et les dépenses qui en résultent- des essais cliniques. En effet, les vaccins sont administrés à des individus en bonne santé, dont une faible proportion seulement sera exposée au virus.
 
En revanche, les essais cliniques sur des patients malades testent généralement un médicament en l'administrant à la moitié des patients malades inscrits et en donnant un placebo à l'autre moitié.
 
Une autre voie possible de traitement pourrait être les anticorps monoclonaux, a-t-il ajouté. Les essais cliniques pour les anticorps sont plus simples, plus rapides et moins coûteux et de nombreux anticorps existants ont un bon profil de sécurité. Ces anticorps pourraient être injectés à titre de traitement chez des patients malades.
 
En janvier, juste avant l'éclosion du coronavirus, le Dr Diskin avait publié une étude sur le mécanisme des arénavirus, qui, comme le nouveau coronavirus, proviennent de rongeurs et parfois de l'homme. Une infection à l’arénavirus entraîne souvent une maladie grave, notamment des fièvres hémorragiques et une méningite.
 
Le laboratoire de Ron Diskin a conçu un « leurre » pour ces virus qui peuvent traiter les personnes infectées, et ainsi empêcher les virus d'infecter les humains. Le résultat a été publié dans Nature Communications.
 
Rappelons que le Dr Diskin est un expert renommé de la biologie structurale des virus mortels. Il a décrit la biologie du COVID-19 qui cause le coronavirus et a développé ses idées et opinions sur les voies possibles de guérison et les options de traitement à l’occasion d’une conférence à l’Institut Weizmann des Sciences le 27 février dernier.
 
*Le vaccin contre Ebola, Ervebo, a été approuvé par la FDA (Food and Drug Administration) en décembre.

Source

Rappelons-le, actuellement, il n’existe aucun vaccin ni traitement contre le coronavirus, virus qui peut tuer par asphyxie lente due à cette pneumopathie virale. Généralement, le virus entraîne des symptômes bénins ou modérés (toux, fièvre, fatigue...), mais dans les cas les plus graves, les patients peuvent entrer en détresse respiratoire aiguë sévère ou être victimes d'une insuffisance rénale aiguë, voire d'une défaillance de plusieurs organes, pouvant entraîner un décès.
 
Cela fait maintenant près de deux mois que le coronavirus sévit en Asie et commence à sévir en Europe depuis deux semaines… Fort des dernières statistiques, il est désormais possible de constater que cette maladie tue plus particulièrement les ainés et plus spécifiquement les hommes de 80 an s et plus avec un taux de mortalité de 14,8% (versus 2% en moyenne tous âges confondus).