Une femme vérifie l'application de son capteur de glycémie sur un banc au bord de la Garonne - Illustration générée par IA
Application FreeStyle Libre : ce qu'Abbott vous demande de faire
Le capteur collé à l'arrière de votre bras n'a rien à se reprocher. C'est l'application de votre téléphone, celle qui reçoit chaque minute votre taux de glucose et déclenche les alarmes que vous avez réglées, qu'Abbott demande de mettre à jour au plus vite. Le fabricant a adressé à ses utilisateurs une « information de sécurité urgente » destinée à corriger une faille de sécurité potentielle, et l'ANSM a mis ce courrier en ligne lundi 19 octobre, à l'intention des pharmacies et des prestataires de santé à domicile.
Deux applications sont concernées, et deux numéros suffisent pour savoir où vous en êtes. Pour l'application FreeStyle Libre 3, les versions 3.4.0 à 3.6.7 doivent céder la place à la version 3.6.8 ou à une version plus récente ; pour l'application Libre, la version 1.4.0 doit passer en 1.4.1. Rassurez-vous sur le point qui inquiète le plus : la mise à jour ne coupe pas la session du capteur en cours, n'efface aucune donnée et n'oblige pas à attendre le prochain changement de capteur.
Deux applications sont concernées, et deux numéros suffisent pour savoir où vous en êtes. Pour l'application FreeStyle Libre 3, les versions 3.4.0 à 3.6.7 doivent céder la place à la version 3.6.8 ou à une version plus récente ; pour l'application Libre, la version 1.4.0 doit passer en 1.4.1. Rassurez-vous sur le point qui inquiète le plus : la mise à jour ne coupe pas la session du capteur en cours, n'efface aucune donnée et n'oblige pas à attendre le prochain changement de capteur.
La Newsletter SeniorActu
Chaque vendredi
Retraite, santé, pouvoir d'achat : la synthèse de l'actualité des seniors directement dans votre boîte mail.
Votre téléphone affiche-t-il la bonne version ?
La vérification prend moins d'une minute, à condition de savoir où chercher. Dans l'application FreeStyle Libre 3, touchez l'icône du menu, les trois petits traits en haut à gauche, puis « À propos » : la ligne « Version complète du logiciel » doit commencer par 3.6.8. Dans l'application Libre, le chemin passe par « Profil », puis « À propos », et la même ligne doit commencer par 1.4.1.
Si le numéro affiché est plus ancien, la mise à jour se fait comme pour n'importe quelle application. Sur un téléphone Android, ouvrez le Google Play Store, touchez votre icône de profil en haut à droite, puis « Gérer les applications et l'appareil » ; sur un iPhone, l'App Store mène au même endroit par votre icône de profil et « Mises à jour des applications ». Le laboratoire ajoute un repère simple : si le bouton affiche « Ouvrir » au lieu de « Mettre à jour », la dernière version est déjà installée.
Une partie des utilisateurs n'aura d'ailleurs rien à faire. Abbott a envoyé un second courrier, publié lui aussi par l'ANSM, à ceux dont l'application s'est mise à jour d'elle-même et dont ses dossiers montrent que la correction est en place. Si vous avez reçu sur votre téléphone un message annonçant la mise à jour, l'affaire est donc réglée ; dans le doute, la ligne « À propos » vous renseignera mieux qu'un vague souvenir de notification.
Et si c'est l'un de nos parents âgés qui porte le capteur, je vous conseille de faire la vérification avec lui à la prochaine visite, téléphone en main. Il arrive que les mises à jour automatiques aient été coupées pour « ne rien dérégler » sur l'appareil d'un proche, et c'est précisément le cas où l'ancienne version reste installée sans que personne s'en aperçoive.
Si le numéro affiché est plus ancien, la mise à jour se fait comme pour n'importe quelle application. Sur un téléphone Android, ouvrez le Google Play Store, touchez votre icône de profil en haut à droite, puis « Gérer les applications et l'appareil » ; sur un iPhone, l'App Store mène au même endroit par votre icône de profil et « Mises à jour des applications ». Le laboratoire ajoute un repère simple : si le bouton affiche « Ouvrir » au lieu de « Mettre à jour », la dernière version est déjà installée.
Une partie des utilisateurs n'aura d'ailleurs rien à faire. Abbott a envoyé un second courrier, publié lui aussi par l'ANSM, à ceux dont l'application s'est mise à jour d'elle-même et dont ses dossiers montrent que la correction est en place. Si vous avez reçu sur votre téléphone un message annonçant la mise à jour, l'affaire est donc réglée ; dans le doute, la ligne « À propos » vous renseignera mieux qu'un vague souvenir de notification.
Et si c'est l'un de nos parents âgés qui porte le capteur, je vous conseille de faire la vérification avec lui à la prochaine visite, téléphone en main. Il arrive que les mises à jour automatiques aient été coupées pour « ne rien dérégler » sur l'appareil d'un proche, et c'est précisément le cas où l'ancienne version reste installée sans que personne s'en aperçoive.
Des valeurs faussées, des alarmes muettes : le risque décrit par Abbott
Pourquoi tant d'insistance pour une faille dont aucune exploitation n'est connue ? Selon le laboratoire, au 9 octobre 2026, il n'avait connaissance d'aucun accès non autorisé à l'application d'un patient, ni d'aucun événement indésirable lié à cette vulnérabilité. Mais le scénario qu'il décrit, s'il venait à se produire, toucherait au cœur même du traitement.
Dans cette éventualité, qu'Abbott juge peu probable, les applications pourraient afficher des valeurs de glucose incorrectes, et les alarmes pourraient ne pas sonner comme prévu, ou sonner à tort. Le courrier en tire lui-même la conséquence : une personne diabétique pourrait s'injecter trop ou trop peu d'insuline, ou repousser un traitement nécessaire. Pour qui règle sa dose sur le chiffre affiché à l'écran, une fausse lecture n'a rien d'un détail informatique.
Le réflexe à garder ne change pas, mise à jour faite ou non. Si ce que vous ressentez ne correspond pas à la valeur affichée, ou si elle vous paraît douteuse, le fabricant recommande de la contrôler par une glycémie capillaire, au bout du doigt, avec un lecteur de glycémie. Voilà une bonne raison de ne pas laisser au fond d'un tiroir, sans bandelettes, celui que vous utilisiez avant le capteur.
Dans cette éventualité, qu'Abbott juge peu probable, les applications pourraient afficher des valeurs de glucose incorrectes, et les alarmes pourraient ne pas sonner comme prévu, ou sonner à tort. Le courrier en tire lui-même la conséquence : une personne diabétique pourrait s'injecter trop ou trop peu d'insuline, ou repousser un traitement nécessaire. Pour qui règle sa dose sur le chiffre affiché à l'écran, une fausse lecture n'a rien d'un détail informatique.
Le réflexe à garder ne change pas, mise à jour faite ou non. Si ce que vous ressentez ne correspond pas à la valeur affichée, ou si elle vous paraît douteuse, le fabricant recommande de la contrôler par une glycémie capillaire, au bout du doigt, avec un lecteur de glycémie. Voilà une bonne raison de ne pas laisser au fond d'un tiroir, sans bandelettes, celui que vous utilisiez avant le capteur.
Votre lecteur de poche n'est pas concerné
Le courrier d'Abbott précise qu'il concerne uniquement l'application FreeStyle Libre 3 et l'application Libre, et que vos capteurs peuvent continuer à être portés comme d'habitude. Il ne cite ni le lecteur de poche ni l'application FreeStyle LibreLink des capteurs FreeStyle Libre 2 : ces deux outils restent hors de son champ. Ce qui compte, c'est l'application ouverte sur votre téléphone, pas le modèle de capteur.
Après le rappel des capteurs, le téléphone sous surveillance
Les utilisateurs de FreeStyle Libre 3 traversent une année chargée. En novembre 2025, l'ANSM relayait déjà le rappel de plusieurs lots de capteurs FreeStyle Libre 3 et FreeStyle Libre 3 Plus, susceptibles de fournir des mesures incorrectes de glucose bas, et Abbott faisait alors état de sept décès dans le monde. Nous avions suivi ce rappel ; cette fois, le capteur n'est plus en cause, et c'est le logiciel du téléphone qui réclame de l'attention.
Pour toute question, ou pour signaler un dysfonctionnement, le service client d'Abbott répond au 0800 10 11 56 ou au 01 45 60 34 34. Le geste qui vous protège, lui, tiendra en deux minutes : ouvrir l'application, toucher « À propos », et lire le début de la ligne qui compte.
Sur le même sujet :
Ces capteurs de glycémie font l'objet d'un rappel massif après plusieurs décès signalés à l'étranger
Abbott n'est pas seul dans ce cas. Son concurrent Dexcom est passé par là lui aussi : en avril puis en septembre 2026, l'ANSM a publié trois informations de sécurité réclamant la mise à jour de l'application Dexcom G7, dont des erreurs logicielles pouvaient retarder ou empêcher les alertes de glycémie. Depuis que le remboursement du FreeStyle Libre, en 2017, a libéré une partie des patients des piqûres quotidiennes au bout du doigt, l'application de votre téléphone fait partie du dispositif médical, et elle s'entretient comme tel. Ces capteurs de glycémie font l'objet d'un rappel massif après plusieurs décès signalés à l'étranger
Pour toute question, ou pour signaler un dysfonctionnement, le service client d'Abbott répond au 0800 10 11 56 ou au 01 45 60 34 34. Le geste qui vous protège, lui, tiendra en deux minutes : ouvrir l'application, toucher « À propos », et lire le début de la ligne qui compte.



