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Article publié le 17/05/2018 à 05:18 | Lu 1702 fois

CNSA : le point sur les recettes de la Journée de solidarité 2018

En 2018, la journée de solidarité devrait rapporter 2,42 milliards d'euros au titre de la contribution solidarité autonomie (CSA) et 765,4 millions d'euros au titre de la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA). Le point avec la CNSA


CNSA : le point sur les recettes de la Journée de solidarité 2018
En 2018, la journée de solidarité devrait rapporter 2,42 milliards d'euros. En 2017, elle avait rapporté 2,37 milliards d'euros. Par ailleurs, toujours en 2018, la CASA devrait rapporter 765,4 millions d'euros. En 2017, elle avait rapporté 743,8 millions d'euros. Autre point, entre 2004 et 2017, la journée de solidarité a rapporté 30 milliards d'euros et la CASA a permis de collecter 3,36 milliards d'euros.
 
Alors, à quoi servent les revenus de la journée de solidarité ? La loi prévoit que le produit de la CSA est affecté chaque année au financement des dispositifs individuels et collectifs de la perte d'autonomie par l'intermédiaire de la CNSA (des chiffres qui sont parfois contestés par les différents acteurs du secteur) :
- 60% pour les personnes âgées (40% pour le financement des établissements et services, 20% pour l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), distribuée par les conseils départementaux au bénéfice des personnes âgées vivant à domicile ou en établissement) ;
- 40% pour les personnes handicapées (26% pour le financement de la prestation de compensation du handicap, et des maisons départementales des personnes handicapées, 14% pour le financement des établissements et services médico-sociaux).
 
Les 2,42 milliards d'euros qui devraient être collectés cette année seront redistribués de la façon suivante :
• 1,45 milliard d'euros au bénéfice des personnes âgées :
- 483,9 millions d'euros versés aux conseils départementaux pour le financement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) ;
- 967,7 millions d'euros alloués aux établissements et services médico-sociaux accueillant ce public.
 
• 967,7 millions d'euros au bénéfice des personnes handicapées :
- 629 millions d'euros versés aux conseils départementaux pour le financement de la prestation de compensation du handicap (PCH) et le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées ;
- 338,7 millions d'euros alloués aux établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes en situation de handicap.
 
En 2017, l'intégralité des recettes de CASA devraient être versées à la CNSA, soit 765,4 millions d'euros. Là encore, ce chiffre reste une prévision qui peut évoluer.
 
Rappelons que la CASA finance :
• 453,7 millions d'euros pour revaloriser l'APA à domicile, c'est-à-dire augmenter le nombre d'heures d'aide à domicile pour les personnes âgées qui en ont le plus besoin et diminuer le niveau de participation financière des personnes (versement aux conseils départementaux) ;
• 180 millions d'euros pour des actions de prévention de la perte d'autonomie - conférences des financeurs, forfait autonomie - (versement aux conseils départementaux) ;
• 101 millions d'euros pour financer les établissements et services médico-sociaux ;
• 6 millions d'euros pour renforcer l'accompagnement des proches aidants de personnes âgées en perte d'autonomie et soutenir le développement de l'accueil familial (versement aux conseils départementaux) ;
• 5 millions d'euros pour abonder les fonds départementaux de compensation du handicap ;

Lorsque la CASA n'est pas totalement utilisée, les recettes non-utilisées restent pleinement affectées à la CNSA. Elles alimentent ses fonds propres qui contribuent au financement d'autres actions au bénéfice des personnes âgées et des personnes handicapées.
 
Pour rappel, la journée de solidarité a été mise en place en 2004 par Jean-Pierre Raffarin pour financer une meilleure prise en charge des personnes en perte d'autonomie, après la canicule de 2003 qui avait mis au jour les insuffisances de l'accompagnement des personnes âgées en France.
 
Rappelons qu’en avril dernier, Macron a indiqué qu’il était favorable à l’instauration d'une deuxième « journée de solidarité » pour financer la dépendance de personnes âgées. Affaire à suivre.






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