Les statines, principaux hypocholestérolémiants, sont présentées par leurs promoteurs comme des médicaments très efficaces contre les maladies cardiovasculaires et peu risqués. Mais pour un nombre croissant de médecins et chercheurs internationaux indépendants, ces médicaments apportent au contraire peu ou pas de bénéfices pour un niveau de risques inacceptable. Ils ont décidé ces dernières années d’en informer ouvertement le public, d’où les débats et polémiques.
La presse : « 10 000 décès dus aux arrêts des traitements »
Au début de l’été 2016, des pharmaco-épidémiologistes de l’INSERM à Bordeaux annonçaient dans une revue médicale, émanation de la Société Française de Cardiologie, que les polémiques et discussions à propos de l’efficacité et la sécurité des statines faisaient courir de graves dangers aux populations en donnant aux patients des arguments pour arrêter un traitement que ces mêmes pharmaco-épidémiologistes jugent protecteur.
Au terme d’un intense travail sur un échantillon représentatif de la population française en 2013, ils ont en effet calculé que ces polémiques avaient entraîné chez les patients une augmentation de 50% des arrêts de traitement. Conséquence : une augmentation, selon eux, de la mortalité d’environ 15% dans leur échantillon soit un total d’environ 80 décès supplémentaires par rapport aux années précédentes.
Si ces données sont extrapolées à l’ensemble de la population française, l’arrêt des statines a pu provoquer, selon ces auteurs, entre 10.000 et 11.000 décès supplémentaires sur environ 9 mois de l’année 2013. Cette tragédie sanitaire théorique a été violemment commentée dans certains médias, qui n’ont pas hésité à présenter les lanceurs d’alerte sur les statines comme de virtuels criminels.
Où sont les morts ?
Il est bien facile pourtant d’aller vérifier les vrais chiffres de mortalité en France pour l’année 2013 puisqu’ils ont été publiés par l’INSEE après validation par l’INSERM. Il est possible toutefois qu’au moment d’écrire leur article et de communiquer avec les médias, les investigateurs bordelais n’avaient pas en mains les nombres et les causes de décès réels en France en 2013. Peut-être ; mais ils auraient alors dû faire preuve d’un peu de prudence ; et d’humilité, une qualité rare mais très recherchée en milieu scientifique.
Les chiffres réels (et non pas ceux d’extrapolation et de calculs hautement discutables) sont désormais disponibles ; et résumés (simplifiés) dans le tableau ci-dessous :
La presse : « 10 000 décès dus aux arrêts des traitements »
Au début de l’été 2016, des pharmaco-épidémiologistes de l’INSERM à Bordeaux annonçaient dans une revue médicale, émanation de la Société Française de Cardiologie, que les polémiques et discussions à propos de l’efficacité et la sécurité des statines faisaient courir de graves dangers aux populations en donnant aux patients des arguments pour arrêter un traitement que ces mêmes pharmaco-épidémiologistes jugent protecteur.
Au terme d’un intense travail sur un échantillon représentatif de la population française en 2013, ils ont en effet calculé que ces polémiques avaient entraîné chez les patients une augmentation de 50% des arrêts de traitement. Conséquence : une augmentation, selon eux, de la mortalité d’environ 15% dans leur échantillon soit un total d’environ 80 décès supplémentaires par rapport aux années précédentes.
Si ces données sont extrapolées à l’ensemble de la population française, l’arrêt des statines a pu provoquer, selon ces auteurs, entre 10.000 et 11.000 décès supplémentaires sur environ 9 mois de l’année 2013. Cette tragédie sanitaire théorique a été violemment commentée dans certains médias, qui n’ont pas hésité à présenter les lanceurs d’alerte sur les statines comme de virtuels criminels.
Où sont les morts ?
Il est bien facile pourtant d’aller vérifier les vrais chiffres de mortalité en France pour l’année 2013 puisqu’ils ont été publiés par l’INSEE après validation par l’INSERM. Il est possible toutefois qu’au moment d’écrire leur article et de communiquer avec les médias, les investigateurs bordelais n’avaient pas en mains les nombres et les causes de décès réels en France en 2013. Peut-être ; mais ils auraient alors dû faire preuve d’un peu de prudence ; et d’humilité, une qualité rare mais très recherchée en milieu scientifique.
Les chiffres réels (et non pas ceux d’extrapolation et de calculs hautement discutables) sont désormais disponibles ; et résumés (simplifiés) dans le tableau ci-dessous :

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