Que retenez-vous des résultats de cette étude* ?
Tout d’abord, on voit que le sentiment amoureux et le désir perdurent, quel que soit l’âge. Alors même que la plupart des personnes sont en couple depuis de nombreuses années, souvent depuis des décennies, les répondants indiquent que le sentiment amoureux persiste.
La majorité d’entre eux disent aussi avoir autant, voire plus de désir, pour leur conjoint que par le passé. Les résultats sur la désirabilité du corps et le pouvoir de séduction sont à noter également.
L’étude montre sans ambiguïté que l’on peut se sentir désirable et séduisant avec un corps qui vieillit. Les stéréotypes diffusés, dans les images publiques, sur le vieillissement et les corps vieillissants semblent donc ne pas polluer les personnes concernées : je trouve cela très rassurant, voire apaisant.
Ce que je retiens aussi, c’est que chez les personnes très âgées, si la proximité psychique -la complicité- est centrale, la proximité physique, corporelle, reste, elle aussi, très importante, qu’il s’agisse de se tenir par la main, de s’embrasser, de dormir ensemble ou d’avoir des relations intimes.
En d’autres termes, contrairement aux idées reçues, le désir reste présent, le sentiment amoureux reste présent, et le corps reste présent, même si c’est parfois de manière différente. Cette triple persistance, du sentiment amoureux, du désir et de relations où s’entrelacent le psychique et le corporel, est très intéressante.
Cela conforte ce que nous avons écrit dans la Charte éthique et accompagnement du Grand Age : le besoin d’attachement, d’affection, d’amour ne disparaît pas avec l’âge. Et quels que soient notre âge et nos capacités, nous avons besoin de voir les personnes que nous aimons, de passer du temps avec elles, de les toucher, de les prendre dans nos bras, qu’elles nous prennent dans les leurs.
Cela fait écho aux travaux de J. Bowlby sur l’attachement. Et bien sûr, cela invite à considérer la solitude subie comme occasionnant une souffrance de très haut niveau, quel que soit l’âge.
La majorité d’entre eux disent aussi avoir autant, voire plus de désir, pour leur conjoint que par le passé. Les résultats sur la désirabilité du corps et le pouvoir de séduction sont à noter également.
L’étude montre sans ambiguïté que l’on peut se sentir désirable et séduisant avec un corps qui vieillit. Les stéréotypes diffusés, dans les images publiques, sur le vieillissement et les corps vieillissants semblent donc ne pas polluer les personnes concernées : je trouve cela très rassurant, voire apaisant.
Ce que je retiens aussi, c’est que chez les personnes très âgées, si la proximité psychique -la complicité- est centrale, la proximité physique, corporelle, reste, elle aussi, très importante, qu’il s’agisse de se tenir par la main, de s’embrasser, de dormir ensemble ou d’avoir des relations intimes.
En d’autres termes, contrairement aux idées reçues, le désir reste présent, le sentiment amoureux reste présent, et le corps reste présent, même si c’est parfois de manière différente. Cette triple persistance, du sentiment amoureux, du désir et de relations où s’entrelacent le psychique et le corporel, est très intéressante.
Cela conforte ce que nous avons écrit dans la Charte éthique et accompagnement du Grand Age : le besoin d’attachement, d’affection, d’amour ne disparaît pas avec l’âge. Et quels que soient notre âge et nos capacités, nous avons besoin de voir les personnes que nous aimons, de passer du temps avec elles, de les toucher, de les prendre dans nos bras, qu’elles nous prennent dans les leurs.
Cela fait écho aux travaux de J. Bowlby sur l’attachement. Et bien sûr, cela invite à considérer la solitude subie comme occasionnant une souffrance de très haut niveau, quel que soit l’âge.
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