Les épisodes de malaises, voire d’arrêts cardio-respiratoires à l’arrivée des vols long-courriers ne sont malheureusement pas exceptionnels : les nombreuses heures assises sur le siège de l’avion favorisent la formation d’un caillot, souvent dans le mollet, qui va migrer dès que la personne se met en mouvement pour sortir de l’avion.
Celui-ci peut alors être victime d’une embolie pulmonaire et s’écrouler... au niveau de la passerelle (d’où sa dénomination « syndrome de la passerelle »). Ce phénomène assez fréquent a été observé par l’équipe du Pr Lapostolle. Proche de Roissy, son équipe prend en charge de nombreux cas qui ont fait l’objet de plusieurs études.
Si le nombre de personnes à risque est considérable, les circonstances de survenue des accidents « thrombo emboliques » au cours des voyages en avion demeurent mal connues, en particulier au moment de la manifestation des symptômes.
De 1993 à 2013, l’équipe du Samu 93 a mené une étude auprès de 156 patients, âgés de plus de 16 ans, victimes d’une embolie pulmonaire après un voyage aérien ; pathologie confirmée par angio-scanner ou scintigraphie. L’objectif de l’étude ? Caractériser le moment où se produit l’embolie pulmonaire. Sur l’ensemble des patients, on a pu observer que les symptômes se manifestaient majoritairement sur la passerelle (132 cas, soit 85% des cas), quelquefois en vol (21 cas, soit 13%) et de manière isolée dans l’aéroport (1 cas seulement).
Pour le Professeur Lapostolle, les conclusions de cette étude parlent d’elles-mêmes et portent un double message : diagnostique et thérapeutique. « Quand un patient présente ce type de symptômes, qui plus est, s’il a plus de 40 ans, on pense immédiatement à un infarctus du myocarde. C’est le diagnostic que posent généralement les équipes de secours qui agissent en conséquence. Or, nous considérons que si cet évènement survient sur la passerelle à la sortie d’un vol long-courrier, il s’agit en réalité d’une embolie pulmonaire. La réanimation doit se faire selon ces critères ». Inversement, lorsqu’un patient fait un malaise grave dans l’avion ou dans l’aéroport, il y a peu de chances que ce soit une embolie pulmonaire mais bel et bien un accident cardiovasculaire.
Un conseil aux voyageurs ? Éviter de vous recroqueviller sur votre siège des heures durant ! C’est ce qui se produit régulièrement lorsqu’on a pris un petit cachet pour dormir, mais cette pratique favorise ce type d’accidents.
Celui-ci peut alors être victime d’une embolie pulmonaire et s’écrouler... au niveau de la passerelle (d’où sa dénomination « syndrome de la passerelle »). Ce phénomène assez fréquent a été observé par l’équipe du Pr Lapostolle. Proche de Roissy, son équipe prend en charge de nombreux cas qui ont fait l’objet de plusieurs études.
Si le nombre de personnes à risque est considérable, les circonstances de survenue des accidents « thrombo emboliques » au cours des voyages en avion demeurent mal connues, en particulier au moment de la manifestation des symptômes.
De 1993 à 2013, l’équipe du Samu 93 a mené une étude auprès de 156 patients, âgés de plus de 16 ans, victimes d’une embolie pulmonaire après un voyage aérien ; pathologie confirmée par angio-scanner ou scintigraphie. L’objectif de l’étude ? Caractériser le moment où se produit l’embolie pulmonaire. Sur l’ensemble des patients, on a pu observer que les symptômes se manifestaient majoritairement sur la passerelle (132 cas, soit 85% des cas), quelquefois en vol (21 cas, soit 13%) et de manière isolée dans l’aéroport (1 cas seulement).
Pour le Professeur Lapostolle, les conclusions de cette étude parlent d’elles-mêmes et portent un double message : diagnostique et thérapeutique. « Quand un patient présente ce type de symptômes, qui plus est, s’il a plus de 40 ans, on pense immédiatement à un infarctus du myocarde. C’est le diagnostic que posent généralement les équipes de secours qui agissent en conséquence. Or, nous considérons que si cet évènement survient sur la passerelle à la sortie d’un vol long-courrier, il s’agit en réalité d’une embolie pulmonaire. La réanimation doit se faire selon ces critères ». Inversement, lorsqu’un patient fait un malaise grave dans l’avion ou dans l’aéroport, il y a peu de chances que ce soit une embolie pulmonaire mais bel et bien un accident cardiovasculaire.
Un conseil aux voyageurs ? Éviter de vous recroqueviller sur votre siège des heures durant ! C’est ce qui se produit régulièrement lorsqu’on a pris un petit cachet pour dormir, mais cette pratique favorise ce type d’accidents.
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