La mémoire se nourrit des informations que lui procurent tous les sens et en particulier l’audition. Si ce sens devient défaillant comme dans le cas de la presbyacousie, la mémoire n’a plus d’objets nouveaux à traiter. Or, les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer portent précisément sur ces souvenirs récents : le malade ne sait plus s’il a éteint le gaz, si l’infirmière ou le facteur est passé le matin même, ni si son fils ou sa fille lui a téléphoné une heure auparavant.
D’où la question que se sont posés les membres du GRAP (Groupe de recherche Alzheimer Presbyacousie) : quel rapport peut-il exister entre Presbyacousie et Démence ? Leur étude clinique baptisée AcouDem, a porté sur 319 personnes de plus de 75 ans vivant en institution depuis au moins un mois. La moyenne d’âge de ces patients était de 85 ans. Un peu moins de la moitié (42 %) souffraient d’une presbyacousie qui entraînait une gêne sociale et 61 % de troubles cognitifs. A noter que plus ces patients étaient âgés et plus la prévalence des troubles auditifs était élevée, parallèlement à celle des troubles cognitifs.
Cette étude poursuivait deux objectifs. D’une part, chercher si la surdité avec gêne sociale entraînait des démences plus graves, plus précoces, plus évolutives, plus fréquentes que lorsque l’audition était socialement bonne. Et d’autre part, déterminer si les troubles auditifs avaient des conséquences sur l’évolution des troubles démentiels qu’entraînent les maladies dégénératives du système nerveux, telles que la maladie d’Alzheimer. .../...
D’où la question que se sont posés les membres du GRAP (Groupe de recherche Alzheimer Presbyacousie) : quel rapport peut-il exister entre Presbyacousie et Démence ? Leur étude clinique baptisée AcouDem, a porté sur 319 personnes de plus de 75 ans vivant en institution depuis au moins un mois. La moyenne d’âge de ces patients était de 85 ans. Un peu moins de la moitié (42 %) souffraient d’une presbyacousie qui entraînait une gêne sociale et 61 % de troubles cognitifs. A noter que plus ces patients étaient âgés et plus la prévalence des troubles auditifs était élevée, parallèlement à celle des troubles cognitifs.
Cette étude poursuivait deux objectifs. D’une part, chercher si la surdité avec gêne sociale entraînait des démences plus graves, plus précoces, plus évolutives, plus fréquentes que lorsque l’audition était socialement bonne. Et d’autre part, déterminer si les troubles auditifs avaient des conséquences sur l’évolution des troubles démentiels qu’entraînent les maladies dégénératives du système nerveux, telles que la maladie d’Alzheimer. .../...
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