Sommaire
Article publié le 21/02/2019 à 01:00 | Lu 1382 fois

Risques numériques : que faire en cas d'arnaque au faux support technique ?

La question : « On parle beaucoup de personnes se faisant soutirer de l'argent pour récupérer les données de leur ordinateur à la suite d'attaques informatiques. Que dois-je faire si cela m'arrive ? »


La réponse de Service-public.fr : « L'arnaque au faux support technique est une des escroqueries auxquelles on peut être exposé lorsque l'on s'est rendu sur un site internet infecté ou suite à l'ouverture d'une pièce jointe malveillante dans un message. Cybermalveillance.gouv.fr vous explique. »
 
L'arnaque au faux support technique est une escroquerie qui consiste à effrayer la victime afin de la pousser à contacter un prétendu support technique officiel. Un pseudo réparateur tente alors de la convaincre de le laisser prendre le contrôle de sa machine pour faire semblant de la lui dépanner alors qu'il lui installe des logiciels lui permettant d'accéder au contenu de l'ordinateur.
 
La victime peut être contactée par SMS, téléphone, courriel, messagerie instantanée, ou voir apparaître un message sur l'écran de son ordinateur, tablette ou smartphone qui lui signale un problème grave (panne, virus, licence de logiciel expirée...) et qui lui demande de rappeler un numéro de support technique semblant officiel, sous peine de perdre toutes ses données ou de ne plus pouvoir utiliser son matériel.
 
Comment se prémunir ?
Appliquez de manière régulière et systématique les mises à jour de sécurité du système et des logiciels installés sur votre machine ;
Tenez à jour votre antivirus et activez votre pare-feu. Vérifiez qu'il ne laisse passer que des applications et services légitimes ;
Évitez les sites non sûrs ou illicites (tels ceux qui hébergent des contrefaçons : musique, films, logiciels...) ou certains sites pornographiques qui peuvent infecter votre machine ou héberger des régies publicitaires douteuses ;
N'installez pas d'application ou de programme « piratés » ou dont l'origine ou la réputation sont suspectes ;
N'utilisez pas un compte avec des droits « administrateur » pour consulter vos messages ou naviguer sur internet ;
N'ouvrez pas les courriels, leurs pièces jointes et ne cliquez pas sur les liens provenant de chaînes de messages, d'expéditeurs inconnus, ou d'un expéditeur connu mais dont la structure du message est inhabituelle ou vide ;
Faites des sauvegardes régulières de vos données et de votre système pour pouvoir le réinstaller dans son état d'origine ;
Sachez qu'aucun support technique officiel ne vous contactera pour vous réclamer de l'argent.
 
Que faire si l'on est victime ?
Ne répondez pas aux sollicitations et n'appelez jamais le numéro indiqué ;
Conservez toutes les preuves (photographiez votre écran par exemple) ;
Fermez le navigateur puis relancez-le sans restaurer la session. Au besoin, forcez la fermeture du navigateur (appuyez simultanément sur les touches Ctrl, Alt et Suppr, puis ouvrez le Gestionnaire de tâches, sélectionnez le navigateur et cliquez sur « Fin de tâche »). Supprimez les cookies et réinitialisez les paramètres ;
Désinstallez toute nouvelle application suspecte présente sur votre appareil ;
Faites une analyse antivirus approfondie de votre machine ;
Si un faux technicien a pris le contrôle de votre machine, désinstallez le protocole et/ou le programme de gestion à distance, et changez tous vos mots de passe. En cas de doute ou si vous n'arrivez pas à reprendre le contrôle de votre équipement par vous-même, vous pouvez faire appel à un prestataire référencé sur cybermalveillance.gouv.fr ;
Si vous avez fourni vos coordonnées bancaires ou de carte de crédit, faites opposition sans délai. Si un paiement est débité sur votre compte, exigez le remboursement en indiquant que vous déposez plainte et appelez votre banque ;
Si vous avez été contacté par un faux support technique, signalez les faits au support officiel concerné ainsi qu'aux services du ministère de l'Intérieur sur sa plateforme internet-signalement.gouv.fr ;
Déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie, ou en écrivant au procureur de la République dont vous dépendez. Faites-vous au besoin assister par un avocat spécialisé.

Source






Dans la même rubrique :
< >