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Article publié le 16/08/2022 à 08:27 | Lu 1706 fois

Rentrée 2022 : une pause "culturelle" dans les Alpes-de-Haute-Provence (partie 1)




Terres d’émotions pures, la Haute-Provence (04) offre tout ce dont vous avez besoin pour vous détendre, vous ressourcer ou bouger. Faire l’expérience d'un séjour sur le territoire c’est aussi prendre rendez-vous avec l’authenticité : rencontres humaines, histoires singulières, et cette culture typique façonnée par la géologie et l’histoire, à la croisée de la Provence et de la montagne…


En solo, en famille, entre amis, avec les petits-enfants ou accompagné d'un professionnel, un vaste choix d'activités est proposé aux visiteurs pour se ressourcer et s'évader.
 
Le fait est que la Haute-Provence regorge de découvertes culturelles fortes ; encore plus fortes en arrière-saison que le gros des touristes est déjà rentré à la maison.
 
Cette destination permet à tous de satisfaire son besoin de déconnexion et d'exploration. La Haute-Provence est le spot idéal pour passer l'été parfait !
 
Le chemin des oliviers
Au départ de la Chapelle en ruine Saint-Pierre édiée au XVIème siècle, et en direction d'Oraison, un parcours de 4km intitulé "Les Chemins des Oliviers" permet de découvrir les oliviers multi-centenaires. Ici, chacun possède son "olivette", un très jolie terme pour désigner quelques oliviers dans un jardin ; mais certains professionnels cultivent plusieurs milliers d'arbres.
 
Un musée dédié
Le musée de l'Olivier, situé dans le moulin des Pénitents, est entièrement dédié au patrimoine oléicole des Mées.
 
Sur place, une exposition d'outillages anciens, des explications sur la fabrication de l'huile d'olive et un moulin en pierre du 19ème siècle. Pour s'approvisionner en huile d'olive et produits dérivés, ou tout simplement découvrir le savoir-faire d'artisan moulinier, rendez-vous dans l'un des nombreux moulins de la vallée de la Durance.
 
Inauguré en juillet 2002, le Musée de l’Olivier est hébergé dans les locaux de la Coopérative Oléïcole des Mées.
 
Le musée de la lavande à Digne-les-bains
Ce musée « sons et lumières » relate l'histoire du travail de la lavande dans les alentours de Digne-les-Bains, capitale historique de la lavande des années 1900 à nos jours. Mémoires, histoires de vies et légendes entourant la lavande et son essence, produit emblématique du territoire dignois.
 
Le musé raconte l'histoire des lavandiculteurs du territoire, qui nous fournissent une de nos matières
premières les plus importantes : l'huile essentielle de lavande. Célia Nicolosi : "privilégier la production locale est très important pour nous car le terroir dont on bénéficie fait qu'elle a une qualité exceptionnelle".
 
La maison du lavandin
Situé dans un environnement exceptionnel, à la sortie des Gorges du Verdon et à 5min du lac de Sainte-Croix, la "Maison du Lavandin", est une authentique remise aménagée entourée de champs de lavande et de blé où Marie-France vous invite à découvrir les bienfaits du lavandin.
 
Retrouvez sur place les produits de l'exploitation de la famille Bourjac. La Maison du Lavandin propose la visite de l'exploitation et de la distillerie ainsi que la dégustation de produits du terroir.
 
La lavande, une institution en Haute-Provence
Digne-les-Bains est une ville où la fête est populaire par tradition. Les mois d'été sont les points d'orgue de toutes les célébrations et la lavande en est la vedette. En effet, le brin que l'on appelle aussi "or bleu" est omniprésent dans la culture provençale.
 
Le Musée de la lavande décrit fidèlement l'importance historique de la plante dans la Haute-Provence. La plus reconnue des fêtes est sans aucun doute le Corso de la lavande. Depuis 1939, cette institution se déroule le premier week-end du mois d'août. La ville revêt son habit de lumière et entraîne les visiteurs et Dignois au rythme des chars fleuris, des fanfares...
 
La Foire de la lavande, quant à elle, occupe la grande place de Digne-les-Bains en août. On y trouve tous les produits issus de la culture de la lavande : essence de lavande, savons, miel...
 
Lors du Corso et de la Foire, de très nombreux producteurs viennent faire des démonstrations de distillation. C'est notamment l'occasion de rencontrer des personnages hauts en couleur et de partager l'art de vivre de la Haute-Provence !
 
Découverte du village d’Estoublon
À Estoublon, les champs d’oliviers donnent au paysage une couleur toute provençale. Le nom de ce village provenant de Establo, « petite écurie », laisse entendre qu’il a été autrefois un relais de diligence.
 
En complément des Gorges de Trévans, reconnues comme un espace de biodiversité exceptionnel, le plateau des oliviers à Estoublon constitue un autre site remarquable typiquement méditerranéen.
 
En plus des plantations privées d’oliviers dont certaines sont multi-centenaires, il est possible de
découvrir le jardin des papillons, un conservatoire de l’oliveraie, une table d’orientation et un point d’information de l'UNESCO Géoparc de Haute-Provence. Le plateau fait également partie du territoire de la Zone Natura 2000 de l’Asse.
 
Au départ du village d’Estoublon, un sentier balisé vous guidera vers le plateau des oliviers en passant près de la Tour de l’horloge, classée Monument Historique.
 
Il est possible de boucler une randonnée en descendant vers la Route des Gorges pour récupérer le sentier balisé en jaune et VTT qui franchit l’Estoublaïsse à deux reprises : d’abord par la passerelle de la Délasse puis par une nouvelle passerelle népalaise de 35 m de long. Comptez 2h pour revenir au village en longeant l’Estoublaïsse.
 
La citadelle Vauban de Seyne-les-Alpes
Construite au XVIIème siècle, sous les ordres de Vauban, la citadelle révèle souterrains, authentiques canons, citerne d'époque, stalactites ou encore vieux four à pains...
 
Entendez-vous ce grognement au loin ? Insolite ! L'oeuvre d'art contemporaine "Le donjon de l'ours qui dort" de l'américain Mark Dion se révèle, caché dans un recoin de la citadelle. Un dernier effort pour grimper au sommet de la Grande Tour, classée Monument Historique, pour une vue imprenable sur les montagnes et le village.
 
Fort Escape : l’ultime plan de Vauban
Vous aimez jouer en équipe, relever des dés, et vous êtes fans d'histoire ? L'ultime plan de Vauban est fait pour vous ! Au point le plus haut du village, rendez-vous au pied de la Grande Tour, au coeur même de la Citadelle Vauban. Christophe, le maître du jeu vous accueille pour le briefing et vous conduit dans les salles secrètes de la citadelle de Seyne-les-Alpes.
 
Dans les méandres de la citadelle Vauban, replongez dans les couloirs du temps au XVIIème siècle. Du vieux pont levis, jusqu'aux Casemates Nord, ce sont plus de 180m2 de souterrains aménagés, un des Escape Games les plus vastes d'Europe !
 
La maison d’Alexandra David-Neel
Si Digne-les-Bains est le point de départ de nombreuses explorations, c'est sans doute parce qu'elle est aussi une ville d'explorateurs et d'exploratrices. La plus célèbre de tous étant certainement Alexandra David-Neel !

Figure de proue de l'orientalisme au XXème siècle et intellectuelle engagée, elle fut notamment la première et unique femme européenne à être jamais entrée dans la cité interdite de Lhassa, au Tibet.
 
Fin des années 20, elle s'installe à Digne-les-Bains. Ici, elle poursuivra son oeuvre remarquable, tant par son exigence que par son engagement. Alexandra David-Neel gardera ici tous les objets, notes, photos et autres documents ethnographiques issus de ses voyages. Elle baptisera sa maison du nom évocateur "Samten Dzong", qui signie Résidence de la réflexion.
 
À sa disparition, l'exploratrice désignera la ville comme légataire universel de la maison, des droits d'auteurs et du fond d'archives. Un patrimoine inestimable !
 
Ainsi, la Maison Alexandra David-Neel poursuivra une activité de musée et de centre d'interprétation dédié à l'auteur, la culture himalayenne et bouddhiste.
 
La Maison Alexandra David-Neel est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1996. C'est aussi l'une des 110 "Maisons illustres françaises" depuis 2011, prix valorisant les demeures de personnalités s'étant distinguées dans l'histoire politique, sociale et culturelle.
 
Le prieuré de Ganagobie
Havre de paix et de retraite, le prieuré de Ganagobie domine la vallée de la Durance. Un sentier de randonnée parsemé de trésors historiques reliant le village au plateau : allée aux moines, remparts, carrières de meules. Une petite promenade au bout du plateau permet aussi de découvrir les ruines du
village de Villevieille, datant probablement du VIIème siècle.
 
L'église du Xème siècle laisse entrevoir le cloître et abrite des mosaïques médiévales uniques datant du XIIème siècle. Par ailleurs, les vitraux contemporains ont été réalisés par le Père Kim En Joong et le porche est surmonté d'un somptueux tympan.
 
Le monastère de Ganagobie
Le monastère de Ganagobie, classé Monument Historique se trouve sur la rive de la Durance, entre Peyruis et Lurs, sur le plateau couronné de rochers.

C'est un prieuré Clunisien fondé vers le Xème siècle. Il abrite une église romane dotée d'un remarquable portail. L'abside est pavée d'une mosaïque romane d'inspiration orientale. Son cloître est un bijou d'art roman du XIIème siècle.
 
La communauté des moines bénédictins de Sainte Marie Madeleine a rétabli la vie monastique régulière au Prieuré. On peut visiter l'église qui renferme la mosaïque du XIIème siècle tous les jours de l'année, été comme hiver, de 15h à 17h, sauf le lundi. Messe le dimanche à 9h.

"L'allée des Moines" qui conduit au rebord Est du plateau surplombant la vallée de la Durance, offre un beau panorama. De belles promenades sont possibles autour du plateau.





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