L’âge du départ à la retraite est au cœur de nombreux débats de société.
Plusieurs études récentes se sont intéressées à des aspects divers autour de cet événement majeur de la vie professionnelle, sociale et familiale.
Modifications de consommation d’alcool, impact sur la santé du maintien des activités sociales après le départ à la retraite, etc.
En collaboration avec des scientifiques suédois, finlandais et anglais, cette nouvelle étude publiée par les chercheurs de l’Unité Inserm 687, s’intéresse à l’évolution de l’état de santé des individus avant et après avoir quitté la vie active.
Dans le cadre de la cohorte GAZEL*, les chercheurs ont suivi plus de 14.000 personnes, sept ans avant et sept ans après leur départ en retraite. L’état de santé perçu par les participants à l’étude, a été mesuré chaque année sur une échelle allant de 1 (très bon) à 8 (très mauvais).
Selon le communiqué de l’Inserm, « les résultats confirment une relation entre la santé perçue et l'avancée en âge ; mais les liens avec le passage à la retraite sont plus inattendus. Ainsi, pendant les années qui précèdent le départ en retraite, la proportion de personnes déclarant un mauvais état de santé ne cesse d’augmenter pour atteindre 20% des personnes interrogées. Cette tendance s’inverse brusquement au moment de la retraite pour ne représenter plus que 14% un an après leur cessation d’activité professionnelle. En moyenne, les sujets retrouvent après le départ à la retraite l’état de santé qu’ils déclaraient huit à dix plus tôt ».
Cette amélioration de l’état de santé perçu est observée aussi bien chez les hommes que chez les femmes, toutes catégories socioprofessionnelles confondues. Cependant, ce sont essentiellement les personnes soumises à des conditions de travail défavorables (forte demande physique et psychologique, insatisfaction au travail), qui bénéficient le plus de l’amélioration de leur santé après la retraite.
On peut signaler que des résultats analogues concernant les troubles du sommeil ont été trouvés dans la même population avec une nette diminution des troubles à la suite de la retraite (parus dans Sleep).
Pour les auteurs, il est cependant nécessaire d’être prudent dans l’interprétation de ces résultats. « Il ne s’agit pas de conclure trop vite qu’il est mauvais pour la santé de travailler après 55 ans » expliquent-ils. « Toutefois le ressenti des participants devrait être pris en compte pour mettre en place des mesures offrant un environnement de travail adapté aux personnes en fin de carrière, particulièrement si l’on envisage d’allonger la durée de la période d’activité professionnelle ».
Plusieurs études récentes se sont intéressées à des aspects divers autour de cet événement majeur de la vie professionnelle, sociale et familiale.
Modifications de consommation d’alcool, impact sur la santé du maintien des activités sociales après le départ à la retraite, etc.
En collaboration avec des scientifiques suédois, finlandais et anglais, cette nouvelle étude publiée par les chercheurs de l’Unité Inserm 687, s’intéresse à l’évolution de l’état de santé des individus avant et après avoir quitté la vie active.
Dans le cadre de la cohorte GAZEL*, les chercheurs ont suivi plus de 14.000 personnes, sept ans avant et sept ans après leur départ en retraite. L’état de santé perçu par les participants à l’étude, a été mesuré chaque année sur une échelle allant de 1 (très bon) à 8 (très mauvais).
Selon le communiqué de l’Inserm, « les résultats confirment une relation entre la santé perçue et l'avancée en âge ; mais les liens avec le passage à la retraite sont plus inattendus. Ainsi, pendant les années qui précèdent le départ en retraite, la proportion de personnes déclarant un mauvais état de santé ne cesse d’augmenter pour atteindre 20% des personnes interrogées. Cette tendance s’inverse brusquement au moment de la retraite pour ne représenter plus que 14% un an après leur cessation d’activité professionnelle. En moyenne, les sujets retrouvent après le départ à la retraite l’état de santé qu’ils déclaraient huit à dix plus tôt ».
Cette amélioration de l’état de santé perçu est observée aussi bien chez les hommes que chez les femmes, toutes catégories socioprofessionnelles confondues. Cependant, ce sont essentiellement les personnes soumises à des conditions de travail défavorables (forte demande physique et psychologique, insatisfaction au travail), qui bénéficient le plus de l’amélioration de leur santé après la retraite.
On peut signaler que des résultats analogues concernant les troubles du sommeil ont été trouvés dans la même population avec une nette diminution des troubles à la suite de la retraite (parus dans Sleep).
Pour les auteurs, il est cependant nécessaire d’être prudent dans l’interprétation de ces résultats. « Il ne s’agit pas de conclure trop vite qu’il est mauvais pour la santé de travailler après 55 ans » expliquent-ils. « Toutefois le ressenti des participants devrait être pris en compte pour mettre en place des mesures offrant un environnement de travail adapté aux personnes en fin de carrière, particulièrement si l’on envisage d’allonger la durée de la période d’activité professionnelle ».
Par Source : Inserm | Publié le 10/11/2009 à 08:36 | mis à jour le 19/09/2014 à 09:31
